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Le cinéma américain des années 70
Thoret Jean-Baptiste
CAH CINEMA
39,95 €
Épuisé
EAN :9782866429911
A la fin des années 60, le succès de Bonnie & Clyde d'Arthur Penn et d'Easy Rider de Dennis Hopper révèle l'existence d'un public jeune, exigeant, politisé par la guerre du Vietnam et souvent engagé dans les mouvements contestataires. Le moment est venu pour une nouvelle génération de prendre d'assaut la citadelle hollywoodienne. Débute alors un moment de grâce du cinéma américain, un nouvel âge d'or baptisé le "Nouvel Hollywood". Pendant une dizaine d'années euphoriques, de jeunes cinéastes, acteurs et producteurs réalisent des films audacieux, porteurs d'une vision du monde radicalement neuve parmi lesquels Little Big Man, La Horde sauvage, Une femme sous influence, Voyage au bout de l'enfer, Macadam Cowboy, Taxi Driver, Apocalypse Now, Phantom of the Paradise, Délivrance, Rosemary's Baby. Le Cinéma américain des années 70 constitue un guide précieux sur une période cinématographique prolifique et protéiforme. Organisé de façon chronologique et thématique, écrit dans un style vif, il aborde les thèmes communs qui se dégagent des films américains de cette décennie : irrespect des règles classiques de la narration, sympathie pour les marginaux, rapport frontal au sexe et à la violence, méfiance vis-à-vis de toutes les formes d'autorité. Les spectateurs reconnaissent une part d'eux-mêmes chez une nouvelle pléiade d'acteurs comme Robert De Niro, Al Pacino, Dustin Hoffman, Jack Nicholson, Faye Dunaway, Gena Rowlands, Jane Fonda ou Diane Keaton. Une génération montante de cinéastes cinéphiles, influencés par les nouvelles vagues des années 60, prend en main les rênes des studios, manifestant une liberté créatrice jamais atteinte jusqu'alors. Ils s'appellent Francis F. Coppola, Brian De Palma, Martin Scorsese, William Friedkin, Hal Ashby, Michael Cimino.
Le nom de Sergio Leone est attaché au western, version italienne, à qui il donna ses lettres de noblesse. Sortis dans les années soixante, Il était une fois dans l'Ouest, Le Bon, la Brute et le Truand ou Pour une poignée de dollars sont des films universellement connus, toutes générations confondues, qui influencent aujourd'hui encore de grands cinéastes américains tels Francis Ford Coppola, Martin Scorsese ou Quentin Tarantino, et au-delà même du cinéma les images de la bande dessinée ou de la publicité. Clint Eastwood, cigarillo coincé entre les dents et poncho défraîchi sur les épaules, est devenu une icône et les ritournelles entêtantes d'Ennio Morricone sont aujourd'hui des classiques. Leone, styliste brillant dont on reconnaît chaque plan, est le créateur d'un univers ludique et violent où les chasseurs de primes, volontiers picaresques, s'affrontent dans des duels filmés comme des opéras lyriques. La critique n'a longtemps vu en lui qu'un formaliste surdoué, voire le profanateur d'un genre sacré, le western. Il est aujourd'hui considéré comme l'artisan de son second souffle, revisitant et revivifiant ses codes et sa mythologie. A la fois grands films populaires et véritables leçons de cinéma, les films de Sergio Leone sont de ceux qui réconcilient le grand public avec le cinéma d'auteur. Biographie: Jean-Baptiste Thoret dirige la revue Panic. Il est critique de cinéma à Charlie Hebdo et collabore a l'émission Mauvais Genres sur France Culture. Il est l'auteur de plusieurs essais sur le cinéma, dont Le Cinéma américain des années 70 (Cahiers du cinéma) et 26 Secondes, l'Amérique éclaboussée (Rouge profond), consacré à l'influence de l'assassinat de J. F. Kennedy sur le cinéma américain.
22 novembre 1963: John F. Kennedy est assassiné à Dallas. À l'aide d'une caméra Super 8, Abraham Zapruder filme l'événement et l'explosion du crâne du président.Vingt-six secondes au cours desquelles l'Amérique bascule. Ce film spectaculaire, censé détenir la vérité d'un événement dont les exégèses s'avéreront inefficaces, porte alors un coup fatal au principe de transparence sur lequel est fondé le cinéma hollywoodien classique. C'est toute l'idéologie du visible, supposant l'adéquation parfaite entre la visibilité et la compréhension, qui se trouve remise en question. Rapidement, le film de Zapruder devient l'emblème d'une innocence perdue et l'un des foyers majeurs de l'histoire des images au XXe siècle. Il contraint ainsi le cinéma américain à nventer de nouvelles formes, repérables aussi bien dans les films d'Arthur Penn, de Brian De Palma et de Clint Eastwood que dans le film d'horreur réaliste, dont il fut l'incontestable source. Quel rôle le cinéma a-t-il joué depuis, dans la fabrication de l'histoire américaine et de sa mythologie? 11 septembre 2001: les deux tours du World Trade Center s'effondrent, sous les mille yeux des caméras de télévision. Un cycle s'achève. En quoi ces deux événements sont-ils jumeaux? De quelle singularité américaine sont-ils dépositaires? Biographie de l'auteur Auteur de Dario Argento, magicien de la peur (Cahiers du cinéma, 2002), Une expérience américaine du chaos: Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper (Dreamland, 2000), Mythes et Masques: les fantômes de John Carpenter (avec Luc Lagier, Dreamland, 1998), Jean-Baptiste Thoret a réalisé un documentaire, Les Songes de Dario Argento: soupirs dans un corridor lointain (2001). Il codirige la revue Simulacres et participe à l'émission Mauvais Genres (France Culture)
Résumé : On appelle " New Hollywood " cette jeune génération politisée de réalisateurs, notamment par la guerre du Vietnam, qui a pris d'assaut à la fin des années 60 les inaccessibles grands studios d'Hollywood. Ce véritable essai en bande dessinée nous éclaire sur cet âge d'or et revient sur les points communs qui lient les ?uvres de Scorsese, Coppola, Altman, Peckinpah, Romero, Woody Allen et bien d'autres?
En 1968, un jeune cinéaste de Pittsburgh, George A. Romero, réalise un petit film en noir et blanc qui révolutionne le cinéma fantastique. Avec la Nuit des morts-vivants, premier volet d'une tétralogie poursuivie jusqu'en 2005 avec Land of the Dead, Romero dépoussière le genre de ses oripeaux mythologiques et, à l'heure de la guerre du Vietnam et des révoltes sociales, invente l'une des figures politiques majeures du cinéma américain de ces quarante dernières années. Métaphore limpide et permanente d'une Amérique en proie à un refoulé qui fait retour, le zombie est ainsi devenu l'être buvard d'une nation obsédée par la question de l'Autre et la définition du Mal. Si, comme le déclare à l'envi les personnages de la série, "Ils sont comme nous", à quoi ressemblons-nous? De quelle vision du monde, ces morts-vivants sont-ils dépositaires? Quelle image critique de la société nous renvoient-ils? Autant de questions auxquelles ce livre tente de répondre.
Résumé : Cannes Cinéma est l'exceptionnel album de famille du plus grand festival de films du monde : le Festival de Cannes. Dès la première édition du Festival en 1939 et jusqu'à aujourd'hui, trois générations de photographes, les Traverso, ont immortalisé les plus belles stars - de Grace Kelly à Penélope Cruz - et les plus grands réalisateurs - de Louis Lumière à Quentin Tarantino. De la spontanéité des scènes de plage prises sur le vif dans les années 1960 au glamour des poses sur tapis rouge des années 2000, Cannes Cinéma raconte l'évolution du Festival, mais aussi celle du cinéma, à travers quelque 550 photographies. Chacune de ces images est accompagnée d'un texte de Serge Toubiana, directeur de la Cinémathèque française. Celui-ci raconte de l'intérieur, avec chaleur et humour, les anecdotes et la grande histoire, les chefs-d'oeuvre et les scandales qui ont fait le Festival.
Keaton doit son prénom, Buster - "casse-cou", à une dégringolade, miraculeusement sans conséquences, qu'il fit bébé dans l'escalier. C'est sans doute ce que l'on peut appeler une scène primitive pour se maître du burlesque dont le corps perpétuellement en déséquilibre allait devenir une marque de fabrique.Alors qu'il se produit au music-hall avec ses parents depuis tout petit, une société de protection de l'enfant s'émeut des chutes et contorsions que lui valent ses rôles d'adultes miniatures. Il est recruté par Mack Sennett pour donner la réplique à Fatty Arbuckle, "l'obèse au visage de poupon", dans d'hilarantes comédies à base de poursuites et de batailles de tartes à la crème. Mais, plus largement, c'est un genre à part entière du cinéma qui s'y invente, le burlesque, qui, qu'au-delà du rire, traite du rapport difficile qu'entretient l'homme avec les objets l'espace et les autres. Au début des années vingt, Kaeton crée ses propres studios. Acteur, metteur en scène, scénariste, il produit nombre de courts métrages, au meilleur de son talent dans l'inoubliable Maison démontable. Il passe bientôt au long métrage et réalise une succession de chefs-d'?uvre comme Sherlock Junior, La Croisière du "Navigator", ou Le Mécano de la "General", merveilleuses de rythme, de logique et de géométrie. Le temps n'est plus où il fallait légitimer Buster Keaton pour lui assurer une place centrale qui lui revient de droit dans l'histoire du cinéma mondial. Il n'est donc plus besoin de l'opposer à Charlie Chaplin. Ce combat de cinéphilie a été gagné, et Charlie Chaplin et Keaton en sont tous deux sortis vainqueurs, maîtres incontestés du comique et du burlesque. Biographie: Stéphane Goudet est maître de conférence en cinéma à l'Université Paris I et dirige le cinéma Le Méliès à Montreuil. Il est l'auteur de Jacques Tati, de François le facteur à M. Hulot et le coauteur (avec François Ede) du livre Playtime (Cahiers du cinéma). Il a réalisé un film sur mon oncle, Tout communique (DVD Naïve).
Artiste majeur du XXe siècle, d'une profonde acuité sur son temps. Kubrick a porté un regard new-yorkais du Bronx, il est d'abord photographe à Look avant de réaliser un premier documentaire sur la boxe. Son adaptation de Lolita le propulse, dans une odeur de souffre en haut du box-office. Ayant décidé de vivre désormais près de Londres, il enchaîne les chefs-d'oeuvre qui consacrent une carrière internationale. Il renouvelle les genres avec une puissance d'invention formelle hors du commun : thriller, comédie, science-fiction, horreur... Il traite des grands sujets qui ont façonné le monde contemporain : la Première Guerre mondiale (Les Sentiers de la gloire), la guerre froide (Dr Folamour), le Vietnam (Full Metal Jacket), la conquête de l'espace (2001), la violence (Orange mécanique, Shining). Son dernier film, Eyes Wide Shut, parfait le portrait légendaire d'un démiurge perfectionniste, laissant planer dans son sillage la part de mystère qui fascine les nouvelles générations qui le découvrent.Bill Krohn est correspondant des Cahiers du cinéma à Los Angeles. Il est notamment l'auteur de l'album Hitchcock au travail, traduit dans le monde entier.
On parle toujours du travail du deuil, mais la force du film d'Olivier Assayas consiste plutôt à creuser " le travail du vivant ", cette façon qu'a le vivant de continuer simplement au quotidien. Fin août, début septembre porte donc en son c?ur le personnage d'Adrien (François Cluzet) qui va mourir. Mais paradoxalement les personnages principaux du film sont les vivants : Gabriel (Mathieu Amalric), Jenny ( Jeanne Balibar), Anne (Virginie Ledoyen), et leurs manières de faire face à la maladie, à la mort, au souvenir. A la fin du film Gabriel et Jenny ont accepté leur séparation, ils l'ont vécu ; Gabriel et Anne ont accepté leur amour, ils l'ont appris. Réconciliés.