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LA MORT EN QUESTION. Traces de mort, mort des traces
Thomas Louis-Vincent
L'HARMATTAN
50,00 €
Épuisé
EAN :9782738410375
Mieux vaut parler de la mort que la laisser parler à notre place. A ce propos ce livre opère un long parcours. Il dit tout d'abord comment former une thanatologie, et de quelle manière l'homme désormais tente de gérer une mort à la fois perdue et redécouverte. Il nous fait assister à la mort figurée de la photographie au cinéma et à la mort théâtralisée, celle de la marionnette ou du rituel symbolique. Il nous rappelle que cette mort qui se lit dans les livres, bien que scandale par excellence, peut devenir l'ultime stratégie de la vie. Et pourtant, qu'y a-t-il de plus horrible que la mort subite du nourrisson ou la mort lente du vieillard qui n'en finit plus d'en finir ? A quoi s'ajoute, de nos jours, l'angoisse du sidéen ! Puis le livre bascule et devient témoignage : éprouvé par un deuil cruel, il s'agit pour l'auteur de maintenir en vie l'être aimé par la liturgie du souvenir... Tant il est vrai que si l'on traite de la mort avec des concepts et des phrases, on peut aussi l'écrire en lettres de chair et de sang : là réside sa vérité.
Notre société, violente et mortifère, est néanmoins caractérisée par le déni de la mort. Celle-ci nous obsède, car elle est notre unique certitude, mais en même temps nous faisons tout pour l?oublier. D?autres sociétés, notamment en Afrique, ont une attitude différente. Quelle est donc la place de la mort en Occident? Quelle est celle des morts? Comment accepter notre destin de mortel afin de mieux vivre? De ce livre monumental, Daniel Roche a écrit, dans les Annales, qu?il « peut-être considéré comme l?un des guides indispensables à nos interrogations collectives ».
Résumé : Le rituel funéraire est vécu comme devant servir symboliquement le mort ; c'est un hommage qui lui est dû, un cérémonial indispensable à l'accomplissement d'un devenir post mortem qui le fera échapper au néant. La réalité est beaucoup plus complexe. Même si le défunt est toujours le point d'appui des pratiques, le rituel ne prend en compte qu'un seul destinataire : l'homme vivant, individu ou communauté. Sa fonction fondamentale est d'ordre thérapeutique : guérir ou prévenir l'angoisse de ceux qui survivent en négociant, par le biais du symbole, le non-sens de la mort. Cette fonction revêt de multiples visages : rassurer, déculpabiliser, réconforter, revitaliser... A ce titre, le rituel funéraire aurait une importance vitale. Il est peut-être urgent d'en limiter l'appauvrissement ou de le réinventer.
L'intérêt majeur de la littérature de science-fiction, pour l'anthropologue du moins, est de retrouver, telles qu'elles se vivent aujourd'hui en Occident, les obsessions de partout et de toujours. Après avoir situé ce type de récit dans le champ de l'imaginaire, du simulacre au surréel, l'auteur s'attache à quatre domaines privilégiés : la toute puissance de l'infiniment petit (le nucléaire), les menaces apocalyptiques que génère le monde animal, les dérivés sexuels avec les pièges mortels de l'amour, l'illustration à propos de l'oeuvre de J.-G. Ballard de l'omniprésence de la mort dans la vie. L'animisme archaïque, le procès d'humanisation ou d'hominisation, la culpabilité souterraine, les processus bien connus d'identification de déplacement et de projection ne cessent de s'y manifester.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.