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Anthropologie des obsessions
Thomas Louis-Vincent
L'HARMATTAN
16,25 €
Épuisé
EAN :9782738401090
L'intérêt majeur de la littérature de science-fiction, pour l'anthropologue du moins, est de retrouver, telles qu'elles se vivent aujourd'hui en Occident, les obsessions de partout et de toujours. Après avoir situé ce type de récit dans le champ de l'imaginaire, du simulacre au surréel, l'auteur s'attache à quatre domaines privilégiés : la toute puissance de l'infiniment petit (le nucléaire), les menaces apocalyptiques que génère le monde animal, les dérivés sexuels avec les pièges mortels de l'amour, l'illustration à propos de l'oeuvre de J.-G. Ballard de l'omniprésence de la mort dans la vie. L'animisme archaïque, le procès d'humanisation ou d'hominisation, la culpabilité souterraine, les processus bien connus d'identification de déplacement et de projection ne cessent de s'y manifester.
Résumé : Le rituel funéraire est vécu comme devant servir symboliquement le mort ; c'est un hommage qui lui est dû, un cérémonial indispensable à l'accomplissement d'un devenir post mortem qui le fera échapper au néant. La réalité est beaucoup plus complexe. Même si le défunt est toujours le point d'appui des pratiques, le rituel ne prend en compte qu'un seul destinataire : l'homme vivant, individu ou communauté. Sa fonction fondamentale est d'ordre thérapeutique : guérir ou prévenir l'angoisse de ceux qui survivent en négociant, par le biais du symbole, le non-sens de la mort. Cette fonction revêt de multiples visages : rassurer, déculpabiliser, réconforter, revitaliser... A ce titre, le rituel funéraire aurait une importance vitale. Il est peut-être urgent d'en limiter l'appauvrissement ou de le réinventer.
L'Afrique plus qu'un autre continent était elle promise à l'immuable ? On aurait pu le croire tant la suite des générations avait su mettre en place une sagesse né de la terre et que mesurait avec exactitude la parole de ceux qui avait autorité pour la proclamer. Une société en ordre qui le reproduisait. Tous les malheurs sont ils arrivés avec l'étranger qui parlait une autre langue, prêchait un autre dieu, disposait d'un pouvoir immense. Peut être bien. Un millénaire d'histoire a disparu en l'espace de deux générations.
Mieux vaut parler de la mort que la laisser parler à notre place. A ce propos ce livre opère un long parcours. Il dit tout d'abord comment former une thanatologie, et de quelle manière l'homme désormais tente de gérer une mort à la fois perdue et redécouverte. Il nous fait assister à la mort figurée de la photographie au cinéma et à la mort théâtralisée, celle de la marionnette ou du rituel symbolique. Il nous rappelle que cette mort qui se lit dans les livres, bien que scandale par excellence, peut devenir l'ultime stratégie de la vie. Et pourtant, qu'y a-t-il de plus horrible que la mort subite du nourrisson ou la mort lente du vieillard qui n'en finit plus d'en finir ? A quoi s'ajoute, de nos jours, l'angoisse du sidéen ! Puis le livre bascule et devient témoignage : éprouvé par un deuil cruel, il s'agit pour l'auteur de maintenir en vie l'être aimé par la liturgie du souvenir... Tant il est vrai que si l'on traite de la mort avec des concepts et des phrases, on peut aussi l'écrire en lettres de chair et de sang : là réside sa vérité.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.