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Mythanalyse de la Rome antique
Thomas Joël ; Veyne Paul
BELLES LETTRES
31,01 €
Épuisé
EAN :9782251385709
Présentation de l'éditeur Relisons ici Virgile et Ovide : l'Énéide comme épopée initiatique des origines de Rome, et le poème mythologique des Métamorphoses. Au-delà de l homme romain, Virgile et Ovide y parlent à chacun de nous : la mythologie est la terre natale de toutes les formes symboliques. Par delà vingt-deux siècles, nous nous sentons dans une fraternité avec les peurs, les joies et les désirs qui s y expriment. Énée, confronté à l incertitude du risque et à la certitude de l amour, est l archétype de chacun de nous essayant de construire son espace personnel. En tant qu homo viator, il est à la fois guerrier, passeur et exilé ; et comme héros fondateur, il met en ordre le monde, à mesure qu il progresse dans l organisation de sa psyché. Comme le dit Paul Veyne dans sa préface à ce livre, nous y trouvons la « vérité profonde » de ces « structures privilégiées de l imaginaire humain ».Au-delà de ces fulgurances, c est cet écho que Joël Thomas essaie de repérer plus généralement dans l imaginaire des Latins, aussi bien pendant la période augustéenne que dans ses influences, en particulier dans la construction de l Europe. Car, dans une forme de feed back, l Énéide est à la fois la matrice et le reflet de la romanité ; et le phare de la romanité ne s est pas éteint avec ses formes matérielles. L Énéide inspirant La Divine Comédie, ou relue par la Créüside de Magda Szabo, Ovide revisité par David Malouf, ou Catulle modèle possible pour Le Bateau Ivre de Rimbaud : même lorsque ses formes transitoires ne sont plus, Roma Aeterna demeure, et « ce qui demeure, les poètes le fondent » (R.-M. Rilke).
Les sciences humaines ne peuvent faire l'économie d'une réflexion approfondie dans le domaine de l'imaginaire : à cause de sa dimension à la fois médiatrice et dynamique, l'étude de la vie des images est d'un intérêt particulier pour rendre compte des mutations et des transformations du monde de la connaissance. Il est donc capital que les jeunes chercheurs de demain puissent découvrir cette problématique de l'imaginaire, et l'intégrer dans leur future recherche. Mais il n'existait pas, à ce jour, d'ouvrage dicactique qui présentât les avancées de ce vaste champ épistémologique et méthodologique. C'est pourquoi vingt universitaires qui ont tous, dans leurs champs disciplinaires respectifs, une solide expérience et de belles références dans ce domaine, ont souhaité écrire ce livre, en particulier pour un public étudiant, et parce qu'ils sont persuadés que les études sur l'imaginaire seront un vecteur essentiel dans les avancées des sciences humaines.
Les sciences humaines ne peuvent faire l'économie d'une réflexion approfondie dans le domaine de l'imaginaire : à cause de sa dimension à la fois médiatrice et dynamique, l'étude de la vie des images est d'un intérêt particulier pour rendre compte des mutations et des transformations du monde de la connaissance. Il est donc capital que les jeunes chercheurs de demain puissent découvrir cette problématique de l'imaginaire, et l'intégrer dans leur future recherche. Mais il n'existait pas, à ce jour, d'ouvrage didactique qui présentât les avancées de ce vaste champ épistémologique et méthodologique. C'est pourquoi vingt universitaires qui ont tous, dans leurs champs disciplinaires respectifs, une solide expérience et de belles références dans ce domaine, ont souhaité écrire ce livre, en particulier pour un Public étudiant, et parce qu'ils sont persuadés que les études sur l'imaginaire seront un vecteur essentiel dans les avancées des sciences humaines.
Achille, Enée, Ulysse continuent à nous parler ; les bandes dessinées, les films, les séries télévisées l'attestent. Pourquoi les mythes résistent-ils au temps qui passe, comme une nappe profonde qui continue d'irriguer notre imaginaire, par-delà les strates des périodes historiques ? Tout récemment, les avancées des neurosciences ont permis de constater que voir et imaginer activent les mêmes zones de notre cerveau. A travers ses récits, le mythe peut alors se définir comme une mise en miroir des dynamismes organisateurs de l'imaginaire humain : quand nous imaginons les héros grecs et romains, c'est nous-mêmes qui nous mettons en jeu. Ce livre suit cette genèse et cette élaboration à travers les figures et les aventures héroïques, avant d'élargir notre propos vers l'esquisse d'une grammaire universelle des mythes. Comprendre le mythe, c'est le faire sien, et guérir.
Voici l'histoire de Ruodlieb, un jeune homme noble, fougueux et doué, qui rêve d'aventures et de découvertes. Un jour, ce fils d'une veuve quitte sa mère et découvre la vie. Il se met au service d'un grand roi pendant une dizaine d'années. Pour récompenser son mérite et son dévouement, ce roi lui fait cadeau de douze conseils qui l'aideront à maîtriser son destin et même à découvrir son nom ! Mais, ne serait-ce pas là l'histoire du Conte du graal de Chrétien de Troyes ? Assurément, puisque les deux oeuvres sont construites sur le même modèle de récit portant le numéro 910B dans la classification internationale des contes ("L'observance des conseils du maître "). Antérieur d'un siècle au premier récit du graal, Ruodlieb fut écrit en latin vers 1070 par un moine bavarois tout en humour et malice. Avant l'apparition des premiers romans courtois (en France et en Allemagne), un univers fictif inédit surgit sous nos yeux, à la lisière des contes de fées, mais d'un réalisme étrangement prémonitoire déjà teinté d'esprit chevaleresque. Loin des oeuvres pieuses, bibliques ou imitées de l'Antiquité, on y voit affleurer le récit d'aventures en vers du mi siècle. Cette première traduction française (avec le texte latin en regard) est replacée dans une perspective d'histoire culturelle européenne : son analyse souligne des analogies saisissantes avec le Conte du graal, qu'on ne peut plus relire de la même façon après avoir lu Ruodlieb !
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.