Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Louise Michel
Thomas Edith ; Perrot Michelle
GALLIMARD
26,00 €
Épuisé
EAN :9782073140272
Archiviste paléographe, formée par l'Ecole des chartes, Edith Thomas s'est fait connaître d'abord comme auteure de romans. Rapidement engagée dans la presse de gauche pendant la guerre d'Espagne, membre active de la Résistance, au sein de laquelle elle fonde, avec Jean Paulhan et Claude Morgan, le Comité national des écrivains, elle adhère au Parti communiste en 1942 ; elle le quittera en 1949. Historienne et féministe, elle publie Les Femmes de 1848, avant d'enquêter sur le rôle des révoltées pendant la Commune. D'où son livre fameux Les "Pétroleuses" (1963). L'une d'elles, qui assume carrément ce terme injurieux infligé par les Versaillais, était Louise Michel, devenue une figure emblématique de l'insurrection parisienne de 1871. Dans cette biographie célèbre, jamais remplacée, Edith Thomas retrace la vie de cette femme hors du commun, avec sympathie mais aussi avec la rigueur qu'impose le métier d'historien, servie par une écriture de romancière. Comment la modeste institutrice Louise, qui s'essaie à la poésie et entretient une correspondance affectueuse avec Victor Hugo, est-elle devenue une combattante de la Commune ? Comment, après sa déportation en Nouvelle-Calédonie, s'est-elle lancée dans une infatigable campagne en faveur du socialisme anarchiste ? Edith Thomas raconte cette vie exaltée dans un ouvrage pionnier à tant d'égards. Paru en 1971, l'année du centenaire de la Commune, il était posthume : Edith Thomas l'avait achevé juste avant de mourir. Le voici réédité avec une préface inédite de Michelle Perrot.
Une rebelle raconte l'Occupation, sa rupture avec le PC : c'est Edith Thomas (1909-1970). Deux livres, Pages de Journal, 1939-1944, Le Témoin compromis : inédits et saccageurs. " Le Canard enchaîné " 4 octobre [1940] Les premières mesures contre les Juifs : le recensement. J'en pleurerais. J'en pleurais presque cet après-midi chez le dentiste qui m'en parlait - avec indignation : "Comment est-ce possible, chez nous, en France ? " J'ai l'impression que toutes ces mesures soulèvent de dégoût même les plus réactionnaires. Peut-être y aura-t-il quelque chose à faire un jour contre tout cela. Quand même. Vivre pour cela. Et c'est tout. " Edith Thomas (1909-1970) fut un des acteurs déterminants de la résistance intellectuelle durant l'Occupation. Cheville ouvrière des Lettres françaises, elle publie ses Contes d'Auxois aux Editions de Minuit clandestines et trois de ses poèmes paraissent sous le nom d'Anne dans l'anthologie L'Honneur des Poètes. Sa rigueur, sa lucidité prémonitoire, sa formation d'historienne (issue de l'Ecole des Chartes, elle fut conservateur aux Archives nationales jusqu'à la fin de sa vie), font de son Journal et du Journal intime de Monsieur Célestin Costedet (régal de méchanceté vengeresse) - qu'elle tint d'octobre 1940 à mai 1941 et que nous publions en seconde partie de cet ouvrage -, des témoignages de tout premier ordre. Les deux, écrits au jour le jour, dépendent des mêmes contingences temporelles et leur lecture simultanée se révèle passionnante et riche d'enseignements.
Un matin de février, Daniel Lejeune, qui se rend à son travail, se penche vers un homme au volant d'une voiture qui semble vouloir lui demander son chemin. Il sera enlevé, enfermé, interrogé, humilié, battu. Il ne saura jamais pourquoi. Le lecteur n'en saura pas plus. L'enfermement durera un an. Un an de monologue, un an d'angoisse, un an d'espoir, un an d'attente, de rage, de reniement et d'orgueil. Puis Daniel Lejeune sera rendu à la liberté. Sans savoir pourquoi. Et le lecteur n'en saura pas plus. Daniel Lejeune retrouvera sa famille, le clan. Mais Daniel Lejeune n'existe plus. Ils se sont habitués à vivre sans lui. Lui et sa disparition incompréhensible, lui et son incapacité à se réintroduire dans leurs habitudes et dans leurs quotidien les gênent, les troublent, les mettent mal à l'aise. Lui et sa solitude refuseront de s'adapter ou de se réadapter. Il s'enfermera. Il coupera les ponts. Puis il retournera dans sa boîte. Son seul lieu de liberté. Le roman est impitoyable. Le lecteur est en permanence renvoyé à sa solitude fondamentale, à ses faiblesses, à ses lâchetés, à ses désirs fous, à la mort inéluctable qui l'attend. Mais il est aussi beau que ce « champ de tulipes éclatantes ployant sous le vent » dont il est question dans l'extrait cité. Le poli des mots, la retenue en même temps que la violence de chaque phrase fait penser à un tableau de Van Gogh. La Fosse vient à point nommé donner tout son sens à la critique enthousiaste d'Hugo Marsan parue dans le numéro de septembre de Page (librairie Clé) consacré à « La relève »: « Ce qui domine chez Armande Gobry-Valle, c'est sans aucun doute la jubilation de raconter, le besoin viscéral d'une reconquête de la destinée humaine par les mots. Une exploration du dénuement qui, paradoxalement, se transforme en richesse grâce à l'ampleur sensuelle de la phrase, comme si, contre la solitude et l'impossible recours à l'autre, la littérature était l'acte suprême de fusion et d'amour. »
Résumé : 1789, 1848, 1871 : la responsabilité des femmes dans les épisodes insurrectionnels en France est souvent tenue pour négligeable lorsqu'Edith Thomas entreprend, en 1963, d'écrire une page de l'histoire des femmes dans la Commune. Par son écriture vive, sa plume acérée et son ironie assumée, cette historienne, qui fut aussi une grande Résistante, nous plonge dans une capitale ouvrière, où "la misère est cent fois plus misérable qu'ailleurs", où l'on ne se marie pas parce qu'on n'en a pas les moyens et où l'on vend le peu qu'on possède au Mont-de-Piété. Elle montre comment une conscience politique s'est forgée chez les Parisiennes bien en amont de leur engagement dans la Commune. De cet engagement au féminin, ce n'est pourtant que la figure de la "pétroleuse" ? celle qui "incendie au pétrole" ? que l'on a retenue, avec tout ce que ce terme peut charrier d'implicites sur la violence féminine : hystérie, délire et approximation. Cette réédition présente donc un double intérêt : remonter le cours de l'histoire pour découvrir les multiples visages de l'engagement des femmes dans la Commune mais aussi remonter le cours d'une historiographie féministe encore jeune. Edith Thomas, "soeur de l'ombre" de Simone de Beauvoir, a en effet profité de sa position périphérique dans le champ universitaire pour écrire une histoire subversive et inattendue de la Commune.
Honni par les héritiers des Versaillais, qu'il a bafoués, rejeté par les descendants de la Commune, qu'il a abandonnée, Rossel n'appartient à personne. Et c'est là sa grandeur. Confronté à toutes les contradictions de son temps, qui n'est pas si différent du nôtre, le délégué à la guerre de la Commune fut à la fois un témoin engagé, et l'un de ces hommes intransigeants qui tentent de mettre en accord leur action et leur pensée, et ne se réfèrent jamais qu'aux impératifs de leur propre conscience. D'où le caractère en apparence contradictoire de ces démarches et la fidélité profonde à ses options fondamentales : Rossel ou la conscience libre qui ne relève que d'elle-même. A partir de documents souvent inédits, Edith Thomas, avec la rigueur et la patience du chartiste, mais aussi la chaleur du romancier et l'expérience personnelle de problèmes comparables, a retracé pas à pas la complexité de ce personnage exemplaire, à la fois pur et ambigu, qui gagne à sortir de la légende pour rentrer dans l'histoire.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.