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Voici l'arbre d'amour. Nature et culture dans la littérature médiévale d'Oc
Thiolier-Méjean Suzanne
L'HARMATTAN
42,00 €
Épuisé
EAN :9782343148663
La fin'amor est un chant qui unit étroitement l'amour et la nature ; la poésie, dans la concision de la canso, est la juste expression de cette relation intime. Dès que l'on entend le chant des troubadours, c'est un paysage qui surgit. Or les poètes furent aussi témoins de l'évolution de ce paysage, du défrichement et des progrès techniques. Peut-on alors rivaliser avec la nature ? Machines complexes, automates, recherches alchimiques caractérisent les siècles des troubadours, et ils n'ont pu les ignorer. Mais l'oeuvre poétique transforme mieux encore le monde extérieur. Si le paysage est un théâtre, la pièce qui s'y joue est aussi celle d'un renversement des phénomènes naturels soumis à la chamade du coeur. Le troubadour, en alchimiste des mots, rivalise avec la nature et se sert de ses émotions amoureuses pour la remodeler selon ses propres désirs : au verger d'amour, la neige est fleur. Le poète tend à l'introspection, et, sans être philosophe, il n'a pas méconnu les divers courants néo-platoniciens. S'il analyse si finement ses sentiments, c'est qu'il est lui-même une nature. Pour lui, comme pour tout autre artiste, la connaissance de soi est au coeur de l'oeuvre. Ainsi se découvre l'arbre d'amour.
Le nom de Jérusalem n'a cessé de fasciner l'Occident médiéval, et la ville mythique est devenue très tôt un sujet littéraire. Parmi les récits les plus populaires figure celui de sa destruction en 70 par Vespasien et Titus. A la fin XIVe siècle, cette légende devient en Europe le miroir des illusions perdues face aux échecs des croisades d'Orient et à la chute du royaume chrétien de Terre sainte. Au croisement de l'Histoire et de la fiction, La Prise de Jérusalem est un récit couleur de feu et de sang.
Etre fou d'amour, aimer jusqu'à la folie ! Cette expérience des extrêmes engendre des œuvres d'art. Parole poétique, parole chantée, parole mise en scène..., l'amour, la folie d'amour ne peuvent se dissocier du " chant ". L'Occident déteste perdre la tête, privilégie le libre arbitre, le contrôle de soi par la raison. Le Fou d'amour qui se perd lui-même au profit d'un autre n'est plus prisé car la valeur prédominante est la stabilité du sujet qui garantit la stabilité de l'individu dans une catégorie de comportements admis, propres à son rang. Au Proche-Orient, la folie d'amour est l'occasion privilégiée d'approcher l'Unicité divine. L'amour et la beauté sont les plus formidables " éveilleurs " car ils poussent le petit moi hors de lui-même. Même relégué au désert, le Fou d'amour est celui qui court la plus haute aventure réservée à l'humain. Entre ces deux attitudes de l'Occident et de l'Orient médiévaux, se dessinent de nombreux ponts : les mystiques en sont le plus lumineux.
Yu Mei, onze ans, vit à Pékin avec sa grand-mère. Elle fait la connaissance de Brin d'Herbe, un étrange garçon plus âgé qu'elle, orphelin, qui vit dans les quartiers très pauvres de la ville. Cette nouvelle amitié est davantage qu'une simple rencontre. C'est un coup du destin, qui va ouvrir à Yu Mei les portes de l'adolescence. Biographie de l'auteur Quand elle était enfant, Anne Thiollier aimait déjà écrire des histoires, raconter ce qui se passait dans sa famille de sept filles, et gribouiller partout des petits dessins. Après des études aux Beaux-Arts de Saint-Étienne, elle hésite beaucoup entre écrire et dessiner: finalement, elle fera les deux. Après un premier séjour en Chine dans la fin des années 1970, elle se met à l'étude du chinois et habitera près de vingt ans entre Taiwan, Hong Kong et la Chine. Aujourd'hui, elle vit à Paris et partage son temps entre l'écriture et le dessin. Elle anime aussi des ateliers d'illustration en milieu scolaire.
L'ensemble des études présentées ici, dues à des chercheurs de renommée internationale, linguistes, historiens et littéraires, a notamment pour but de déterminer le statut des langues savantes et vernaculaires dans les mondes d'Occident et d'Orient, dont les relations méritent d'être encore précisées et approfondies. Le plurilinguisme médiéval montre des cultures ouvertes les unes aux autres, des sociétés en interaction dans un intense processus de circulation d'un bout à l'autre du "monde connu". Dans ces conditions, les traducteurs et interprètes juifs, arabes, romans ou de contrées lointaines, auront un rôle de première importance, car ils mettent en contact ces deux mondes à l'histoire imbriquée, parfois houleuse, voire cruelle, mais aussi riche et florissante : l'Orient et l'Occident. Des sociétés, des hommes et des femmes furent plurilingues, ils aimèrent cette pluralité qui avait pour eux la saveur de la diversité si chère au Moyen Age. Au-delà de l'utilité, ils mirent en valeur la beauté, la poésie, la musique des langues ; de Hildegarde de Bingen à Raymond Lulle et Rûmî, ils trouvèrent le sel, l'essence de la pluralité : l'énergie fondamentale qui aimante tous les êtres vers l'unité.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.