Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Je t'écris dans le fond d'un trou. Lettres de guerre de Maurice Gastellier (1913-1919)
Thierry Joël ; Lagadec Yann
PU RENNES
32,00 €
Épuisé
EAN :9782753588189
Incorporé au 76e RI de Coulommiers à l'âge de 19 ans en octobre 1913 comme conscrit, Maurice Gastellier, jeune paysan des campagnes de Brie, est happé par la guerre à compter d'août 1914. Passé en1916 au 19eRI de Brest, il n'est démobilisé qu'en avril1919 après avoir passé cinq ans et six mois de sa jeunesse sous les drapeaux et traversé toute la Grande Guerre comme simple fantassin de deuxième classe. Blessé à quatre reprises, gazé, il a été de tous les combats : la bataille des frontières en août1914, l'Argonne et Vauquois en 1915, la guerre des mines à Berry-au-Bac et Verdun en 1916, le Chemin des Dames en 1917 avant de participer à la répression de la mutinerie des soldats russes au camp de la Courtine, dans la Creuse. Ce sont ensuite à nouveau les combats sur le Chemin des Dames fin 1917 et début 1918, la Somme, le secteur de l'Hartmannswillerkopf, le front de Champagne, enfin le passage de la Meuse, le 10 novembre 1918. Sa correspondance de quelque 600 lettres -une tous les deux jours et demi permet de suivre la vie de ce fantassin au jour le jour. Pour celui qui fut l'un de ces combattants les plus exposés de la Grande Guerre, l'écriture apparaît comme une nécessité : un lien avec ceux qui sont restés au pays, à Coulommiers et dans les environs, un moyen aussi de dire ses souffrances, les conditions de vie et de survie des simples combattants, en première ligne. Le paysan-soldat, qui a laissé au pays sa mère, seule à la ferme avec son frère cadet et un ouvrier agricole, écrit dans un français oral teinté de patois briard. Il témoigne avec simplicité de son expérience de la guerre, de la boue des tranchées, à ses séjours à l'hôpital ou dans les dépôts de l'arrière, tout en se préoccupant, au fil des saisons, des travaux des champs et de la gestion de la ferme familiale, offrant un bel exemple d'une écriture populaire de la Grande Guerre dans la durée.
Selon la vieille religion de Tyrena, le dieu Hermès préside aux carrefours des destinées. Concernant le jeune Lysandre, il a dû s'en donner à coeur joie. D'un avenir conçu comme une large avenue rectiligne, en le malaxant il n'a plus laissé qu'un chemin muletier se perdant dans ses propres méandres. Désormais, une seule chose apparaît comme évidente : le dernier souffle de Lysandre ne sera pas expiré en robe de bure !
Sur le point d?être ordonné prêtre du Royaume, Lysandre tombe dans un guet-apens avec sadélégation religieuse. Alors qu?il assiste impuissant au massacre des siens, il est sauvé de justessepar le chef barbare. Ce dernier, qui s?avère être son amour de jeunesse, lui propose de le suivredans la mission qui lui a été affectée: dérober l?Eglise de son bien le plus précieux: les fleurs de Dorkéïne.
Ramenant avec eux le souffle des dieux, Lucius, Bartholomey et Domitia assistent au triomphe de leur commanditaire, le roi Oktav, devenu immortel grâce à l?absorption d?une potion concoctée à partir de l?ingrédient convoité. Mais la liesse est de courte durée. Trahi et assassiné par son fils, le roi revient sous la forme d?un mort-vivant. Une guerre civile éclate, et chacun devra prendre.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.