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L'Europe appelle, l'Afrique pleure. <i>Un aller sans retour</i>
Thierno A. balde
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782140345258
Voyageur clandestin, j'ai passé une bonne partie de mon adolescence, livré à moi-même, sur la route de l'immigration. Entre 2013 et 2021, j'ai traversé une dizaine de pays d'Afrique et d'Europe, en toute illégalité. Certains de ces territoires, qui étaient en guerre ou en conflit armé, m'ont exposé à un nombre incalculable de dangers. J'ai fait face à l'immensité du désert et de la mer, deux endroits que tout oppose sauf la mort qui y règne. L'histoire est basée sur des faits réels, sur mon vécu, mais aussi sur les ressentis et les émotions qui m'ont traversé tout au long du voyage. L'objectif de ce récit est de faire découvrir ce phénomène mondial qu'est l'immigration sous un angle différent, pour rappeler que derrière les chiffres et les statistiques, il y a des hommes, des femmes et des enfants qui subissent tant de souffrances sur la route.
Dans cette biographie, vous découvrirez et suivrez le chemin de vie de Thierno Mahmoûdou Lâriya, un lettré guinéen qui a vécu la fin du royaume théocratique du Fouta-Djalon. A la fois enseignant, imam et juge, cet ascète, homme engagé verra le début de la colonisation du pays par les Français et sera considéré comme un guide spirituel et l'un des plus grands érudits de son époque au Fouta-Djalon. Ses textes retrouvés sont un témoignage précieux de l'histoire du Fouta-Djalon.
Dans cet ouvrage, qui est la somme d'une expérience théorique d'une vingtaine d'années où sont en question, dans une problématique des enjeux, la philosophie, la politique et les idéologies, l'auteur, à partir de dix textes relatifs, entre autres, à la problématique de la philosophie africaine, à la dialectique marxiste, à Amilcar Cabral, aux positions de Cheikh Anta Diop sur le matérialisme historique, à la démocratie en Afrique... fait le procès lucide et sans complaisance des pratiques, des contradictions, des conflits, des illusions et des systèmes de pensée qui ont eu pour cadre le Sénégal, l'Afrique et le reste du monde. Ces textes rédigés entre 1980 et 2003 nous interpellent, peut-être aujourd'hui encore plus qu'hier, sur les considérations et les conflits théoriques caractérisés, d'une part, par l'ascension et le triomphe momentané du néolibéralisme et, d'autre part, par la succession des champs politico-idéologiques avec leurs dominants aspirant à l'hégémonie et leurs dominés contestant cette hégémonie.
Les sources de l'histoire africaine ont longtemps fait polémique entre les historiens. Certains reconnaissent à la tradition orale une utilité certaine pour écrire une histoire scientifiquement crédible de l'Afrique alors que pour d'autres, seules les expériences du passé consignées par des textes écrits méritent l'attention savante des chercheurs. El Hadj Thierno Mamadou Bah ne s'inscrit pas dans cette polémique mais il peut en revanche être rangé parmi les pionniers d'une histoire écrite de l'Afrique. Le Fouta-Djallon, niché au c?ur de l'Afrique de l'ouest, fut le théâtre des grandes man?uvres qui ont précédé et suivi la pénétration européenne sur le continent africain. Pour l'historien contemporain, il est particulièrement intéressant d'apprécier le rapport de cet "évolué", fonctionnaire de l'administration coloniale française, aux évènements qui ont dessiné pour longtemps la carte de l'Afrique de l'ouest en particulier et de l'Afrique en général. Ce deuxième tome est aussi pour l'auteur l'occasion de méditer sur le déroulement d'une histoire qui a le mérite d'éclairer, sur la longue durée, certaines réalités de la Guinée contemporaine. Son Histoire du Fouta-Djallon est une brillante synthèse qui tire partie aussi bien des sources orales que des sources écrites.
L'auteur, par de subtiles analyses instaure un dialogue critique entre d'éminentes figures telles que Léopold Sédar Senghor, le président poète et Majhemout Diop, ancien dirigeant du premier parti marxiste sénégalais. II dévoile leurs divergences sur des thèmes aussi fondamentaux que l'humanisme, la lutte des classes, l'Etat, le prolétariat, le communisme, la pratique théorique, le capitalisme, la dialectique, la dictature du prolétariat, le retard de l'Afrique, l'histoire, etc. Le marxisme africain ou le marxisme en Afrique est abordé sans complaisance, avec passion, mais objectivement, eu égard à la problématique d'une universalité ou non du marxisme que l'auteur questionne surtout à travers une lecture croisée d'un non-marxiste (Senghor) et d'un marxiste (Majhemout Diop), où l'on découvre que le premier apparaît parfois, sur bien des points, beaucoup plus critique et moins dogmatique que le second, et que l'actualité du marxisme est plus que jamais patente et manifeste, comme on peut encore l'apprécier au vu des errements et de la crise du système capitaliste d'aujourd'hui.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.