L'épargne logement reste, près de 40 ans après sa création, un des produits d'épargne les plus répandus, représentant un encours de dépôts de plus de 210 milliards d'euros. Il contribue pour une part significative au financement de l'investissement le plus important dans la vie des Français, à savoir le logement. Cette nouvelle édition intègre les transformations majeures survenues depuis 1997 : d'une part l'arrivée de l'euro qui a entraîné une adaptation des seuils et, d'autre part, la réforme issue de la loi de Finances pour 2003, laquelle a modifié le régime de la prime des plans d'épargne logement en la conditionnant à l'obtention d'un prêt. Elle fait également le point sur d'autres évolutions moins significatives, mais qui témoignent de l'étonnante vitalité d'un produit détenu par plus de 16 millions de personnes et dont les vertus financières et pédagogiques sont avérées. L'ouvrage expose - pour chacun des régimes de l'épargne logement - les phases épargne et prêt en s'efforçant d'expliciter un mécanisme dont l'idée centrale est simple : épargner d'abord pour emprunter ensuite, mais dont la traduction est complexe s'agissant d'un produit réglementé dans son attribution, son fonctionnement et son utilisation. Reproduits en annexes, les textes réglementaires viennent illustrer cette complexité et rappeler que le produit occupe une place prépondérante aux yeux des pouvoirs publics.
Résumé : Pionnier en maints domaines de la logique et de la philosophie - de la connaissance, du langage, des mathématiques, de la psychologie -, Peirce (1839-1914) est surtout connu pour ses travaux en sémiotique. C'est aussi le fondateur du pragmatisme, l'un des courants philosophiques majeurs des fin XIXe et début XXe siècles. Mais ce pragmatisme est encore méconnu, et trop souvent associé aux deux autres théoriciens classiques du mouvement, William James et John Dewey. Pourtant, à son époque déjà, Peirce l'avait rebaptisé " pragmaticisme ", pour se démarquer de la lecture à son goût trop matérialiste, utilitariste et moralisatrice de ses sectateurs. Pour lui, le pragmatisme s'entendait surtout non comme une doctrine, mais comme une méthode de clarification conceptuelle, reposant sur une interprétation sémantique et sémiotique de la logique, qui devait, une fois éliminés les faux problèmes de la métaphysique, ouvrir à une nouvelle conception de l'enquête scientifique, de la signification et de la connaissance, au service d'une métaphysique scientifique et réaliste, fortement inspirée de Duns Scot. Le but de cet ouvrage est de dégager trois caractéristiques majeures du pragmatisme peircien : thérapeutique, méthode philosophique de " manipulation des signes ", méthode scientifique de fixation des croyances vraies. Là résident la spécificité, l'originalité et la fécondité du pragmatisme peircien, qui interdisent de le confondre avec celui de James ou de Dewey, comme avec le néo-pragmatisme contemporain (R. Rorty).
Pragmatisme et sciences normatives" constitue le deuxième volume de l'édition française des oeuvres de Charles Sanders Peirce (1839-1914), philosophe, logicien, mathématicien, homme de science et métaphysicien américain, dont l'oeuvre monumentale est indispensable pour comprendre les principaux courants de la philosophie contemporaine, de la tradition dite "continentale" à la philosophie analytique. Les oeuvres visent à combler une lacune et à présenter au public français un choix significatif des multiples facettes de la pensée de ce philosophe majeur, en suivant un ordre thématique et le plus souvent chronologique les résultats de la recherche en cours menée par l'édition américaine (Peirce Edition Project, Université d'Indiana) sont pris en compte, et l'édition s'appuie sur les manuscrits autographes (en donnant toujours les références). Ce deuxième volume complète le choix de textes opéré dans le volume I, "Pragmatisme et pragmaticisme" , qui retraçait l'élaboration du pragmatisme peircien depuis les années 1868 jusqu'à la formulation de la "maxime pragmatiste" dans les articles de 1878-1879, et montrait, à la lumière des conférences prononcées à Harvard en 1903, l'unité et la spécificité de la démarche peircienne. Il s'agit ici de préciser le sens de ce pragmaticisme, de lever des malentendus, de faire voir notamment ce qui le sépare des versions humanistes, matérialistes, hédonistes, nominalistes qu'en donnent W. James, F. C. S. Schiller ou l'italien Calderoni. De montrer comment il s'articule à une philosophie du sens commun critique inspirée de la philosophie écossaise (Thomas Reid), mais aussi de Kant. Les textes réunis à la fin du volume soulignent les liens étroits entre pragmatisme et sciences normatives (logique, pratique - plutôt qu'éthique - et esthétique), dégageant la subtilité de la version peircienne : non pas une vision du monde ou un système qui réduirait la pensée à l'action, à l'utile, au vital ou à la morale, mais une méthode expérimentale et réaliste du contrôle normé de la conduite, visant un idéal ultime dans lequel s'équilibrent instinct, sentiment et raison.
Silva Herzog Jesus ; Thiercelin-Mejias Raquel ; Av
Au fil des pages de ce classique de la littérature mexicaine, Jesns Silva Herzog raconte, dans un style vif et enlevant, les principaux événements de la Révolution mexicaine (1910-1917), la première révolution sociale du XXe siècle. ?uvre trépidante faisant une large part aux intrigues et aux retournements qui l'ont ponctué, Histoire de la Révolution mexicaine retrace les faits et gestes des grands personnages de l'époque que sont les dictateurs Porfirio Diaz et Victoriano Huerta et les chefs révolutionnaires Francisco 1. Madero, Venustiano Carranza, Alvaro Obregôn, Pancho Villa et Emiliano Zapata. L'historien porte une attention particulière aux problèmes économiques et sociaux, notamment le partage des terres et la répression des grèves, qui ont poussé des millions de paysans et d'ouvriers mexicains à la révolte.