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La théorie esthétique d'Adorno. Une introduction
Thibodeau Martin ; Grondin Jean
PU RENNES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782753506206
Qu'en est-il de l'art lorsqu'il est compris en termes strictement esthétiques et qu'en est-il de la vérité lorsqu'elle est entendue dans des termes qui en excluent toute dimension esthétique? C'est à ce double questionnement qu'est consacrée la Théorie esthétique d'Adorno. Le présent essai défend d'abord l'idée que cet ouvrage fondamental de la philosophie de l'art au XXe siècle s'articule autour d'une critique radicale d'une des distinctions constitutives de la modernité, à savoir: la dissociation rigoureuse entre l'art et la vérité, entre l'art et la théorie, entre l'art et la philosophie. Une telle critique doit être reconduite à la différenciation formelle des sphères de rationalité telle qu'elle a été théorisée dans la philosophie critique de Kant. D'où la nécessité de démontrer, en un deuxième temps, que cette critique trouve sa motivation ultime en regard d'une thèse sur la politique dans le monde moderne. Pour Adorno, la différenciation formelle des sphères de rationalité équivaut à l'ajournement désastreux du projet constitutif des Lumières, soit celui d'une politique forgée à partir de la rationalité, de la communauté et de la subjectivité humaine. À ses yeux, cette politique n'a pu trouver refuge que dans la sphère de l'art autonomisé. L'art moderne, délesté de toute prétention à la vérité (cognitive et pratique), contient les éléments qui permettraient à la modernité d'envisager sa "resubstantialisation" politique. Biographie: Martin Thibodeau est professeur de philosophie à L'University of King's ColLege à Halifax (Canada). Il est aussi chercheur invité à La New School for Social Research à New Yorb. Ses travaux portent principalement sur La pensée allemande de Kant à Adorno.
Fasciné par l'histoire, les cartes géographiques et les photographies aériennes du paysage culturel acadien, Serge Patrice Thibodeau se permet un livre audacieux où la prose poétique entretient un dialogue impromptu avec le récit et le document d'archives, l'anecdote et la science, l'archéologie et le merveilleux. Dans L'isle Haute : en marge de Grand-Pré, le poète construit un paysage par fragments, vu du ciel, inspiré par une photo de Grand-Pré prise de la Station spatiale internationale.
Aujourd'hui, tout va si vite, nous sommes souvent débordés et les pistes s'embrouillent parfois... Résultat nous n'avons pas le temps de nous poser des questions vraiment essentielles, comme celles-ci: Quels gestes pouvons-nous faire pour créer l'harmonie autour de nous? Au-delà des biens matériels qui, somme toute, sont secondaires, que voulons-nous laisser en héritage à ceux que nous aimons et à ceux qui nous suivront? L'auteur nous propose de réfléchir aux valeurs morales qui nous gouvernent et de découvrir notre chemin véritable Nous pouvons tous contribuer à bâtir un monde meilleur et être une source d'inspiration pour notre entourage. Ce livre exceptionnel nous dit comment y parvenir. Il nous insuffle le désir d'avoir une vie plus riche, plus épanouie, plus consciente. Avec force, il nous appelle à devenir quelqu'un qui laissera une empreinte dans la vie.
Résumé : La performance des États est jugée en fonction de leur PIB et de la croissance annuelle de celui-ci ; la performance des sociétés et des entreprises est jugée sur leur bénéfice et sur les dividendes versés aux actionnaires. Pour augmenter les bénéfices, il faut vendre de plus en plus et, pour augmenter les ventes, il faut produire de plus en plus. Ce système de croissance infini, qui pousse les consommateurs à acheter toujours davantage, semble impossible à arrêter. Pourtant, le développement durable est désormais sur toutes les lèvres et des actions concrètes sont entreprises. Ce livre trace l'historique du développement durable et définit les nombreux concepts qui y sont reliés. Surtout, il révèle les résultats d'une enquête effectuée en 2008-2009 à la grandeur du Québec, enquête qui permet aux auteurs de faire le point sur l'état du virage vert au Québec et sur l'évolution des comportements depuis 2005. Que l'on parle de réduction de la consommation d'énergie, de réduction de la pollution, de recyclage ou encore d'écologisation des transports ou des habitudes alimentaires, l'ouvrage dévoile les gestes verts qui sont ancrés dans les habitudes de vie des Québécois et ceux qui le sont moins. Une étude des retombées actuelles et potentielles sur l'économie du Québec, prenant en considération les concepts de croissance zéro et de décroissance, est également réalisée à l'aide de ces données. Le Québec peut se positionner à l'avant-garde en matière d'environnement, c'est la conclusion de ce livre. Ce mouvement peut d'ailleurs être initié par les lecteurs, à qui les auteurs offrent une grille pour évaluer leur propre impact écologique afin de les guider dans leurs choix verts.
A l'heure où nous sommes de plus en plus sollicités par la littérature-monde de langue française, qu'est-ce que la poésie acadienne, et quelle en est la spécificité? Les 50 poètes de cette anthologie d'éditeurs sont nés entre 1884 et 1983 ; la plupart ont vu le jour ou élu domicile dans la région atlantique du Canada. D'autres vivent en Louisiane. Tous partagent la même chose : la langue française et ses multiples variantes en usage dans la microsociété acadienne. Cette anthologie se veut en quelque sorte la carte de visite - et l'invitation au voyage - d'une petite maison d'édition qui se consacre témérairement à faire connaitre la poésie acadienne aux francophones et aux francophiles du monde entier. Jean-Philippe Raîche est né à Petit-Rocher, au Nouveau-Brunswick. Il vit à Paris depuis 1996. Membre fondateur de La Nouvelle Pléiade, il a reçu le prix Aliénor et le prix Louise-Labé. Serge Patrice Thibodeau est né à Rivière-Verte, au Nouveau-Brunswick. Essayiste, auteur de récits de voyage et poète, il a reçu entre autres le prix Emile-Nelligan et, à deux reprises, le Prix du Gouverneur général du Canada. Il est le directeur littéraire des Editions Perce-Neige, à Moncton.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour