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Ambiances urbaines en partage. Pour une écologie sociale de la ville sensible
Thibaud Jean-Paul ; Duarte Cristiane Rose
METISPRESSES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782940406814
Ambiances en partage" : une telle expression recouvre au moins deux acceptions. On peut questionner la possibilité du partage des ambiances. On est ici dans l'"ambiance ressentie", l'ambiance en tant qu'éprouvée par les sens. On peut également mettre l'idée d'ambiance en partage. On est là dans l'"ambiance réfléchie", l'ambiance en tant que soumise à l'examen de pensée. Il en va des possibilités de passage entre le champ de l'expérience sensible et celui de la pensée réflexive. Et déjà nous sommes plongés au centre même de l'énigme, tant l'ambiance met en tension le sentir et te connaître, procède d'un je-ne-sais-quoi qui ne saurait trouver de résolution définitive. Le propos développé dans ce recueil consiste à tirer profit des paradoxes sensibles que cette énigme pose et des mystères concrets qu'elle recèle. C'est que l'énigme des ambiances en partage prend de multiples visages et conduit à de nombreux questionnements relatifs aux cultures, aux langages et aux corps urbains.
Un même Lien chemine à travers La plupart de ces dix-huit nouvelles, d'un cabanon en bord de mer à une humanitaire enlevée Lors d'une mission, ou à des ordinateurs qui s'affolent. Un lien invisible dans la quotidienneté des jours : La fuite du temps, L'attente. Des moments de grâce ou de vrai bonheur pour les uns, incompréhensibles, impitoyables pour les autres. La machine s'enraye. Le grain de sable. Aux cadrans des horloges, le temps règle ses comptes. De toute façon, on attend toujours quelqu'un ou quelque chose.
La notion d'enchantement se prête à une grande diversité d'usages qui ne se réduisent pas à des antonymes du " désenchantement du monde " au sens de Max Weber. Qu'en est-il de ces approches contemporaines et quelles en seraient les vertus heuristiques ? S'agit-il de poser un constat sur le monde contemporain, tour à tour enchanté et désenchanté ? D'évoquer des expériences spécifiques, au caractère quelque peu magique ? De s'intéresser à des lieux, scènes, processus, " modes d'être " ou régimes d'interactivité particuliers ? La labilité du terme ouvre à de multiples terrains d'investigation, tant théoriques que pratiques. De telles questions ont traversé un colloque organisé à Cerisy (2021) où cette notion d'enchantement a été explorée dans ses liens avec le vivant ; ses proximités avec les notions voisines d'ambiance, de présence et/ou de résonance ; la rencontre avec des fictions, des formes d'arts ou de vies alternatives ; des descriptions de fantasmagories urbaines ; ou encore au travers de quelques manifestations des puissances de l'imaginaire.
Résumé : Depuis une vingtaine d'années, les ambiances sont un thème de recherche en pleine expansion. Qui dit ambiance dit nécessairement expérience située, tonalité affective, expression sensible d'une forme de vie sociale. L'ambiance participe bel et bien de ce qui fait un monde, de ce qui lui donne chair et lui confère un visage. Il en va des atmosphères sensibles qui colorent nos milieux de vie, modulent nos manières d'habiter et contribuent à nos façons de faire société. En quête d'ambiances conjugue réflexion théorique, proposition méthodologique et investigation de terrain. L'ouvrage met en variation la thématique des ambiances afin d'explorer sa portée heuristique et sa valeur opératoire. L'expérience ordinaire des passants est mise à l'épreuve des ambiances urbaines. Ainsi une pluralité de thèmes, liés par une approche cohérente, est examinée systématiquement à travers les chapitres du livre, qu'il s'agisse des espaces publics, des environnements sonores ou lumineux, des milieux souterrains ou de la marche en ville.
Un " nouveau moment européen ". Après le débat sur Maastricht, s'amorce pour l'Europe une phase plus politique, plus publique, ouverte, enfin, à la critique des citoyens. Ce nouveau moment, Jean-Marc FERRY et Paul THIBAUD l'annoncent et l'accompagnent dans leur Discussion sur l'Europe. Une " vraie et belle dispute philosophique ", dit Pierre ROSANVALLON, où les points de vue s'affrontent : sur l'appréciation de la " dynamique européenne ", mais aussi sur le sens de l'Etat, le destin des nations et les fondements mêmes de notre identité politique. Cependant, les positions ne se figent pas, et les deux auteurs se retrouvent pour tenter de penser à neuf le lieu du politique européen. De ce que ce lieu ne saurait à leurs yeux être un nouvel Etat, s'élabore un schéma " postétatique " où l'Union ne trouverait pas sa cohésion dans un Super-Etat-nation, mais dans une culture politique partagée, portant les nations, au-delà d'elles-mêmes, vers une conscience civique élargie. Jean-Marc FERRY, philosophe, est né en 1946. Chercheur au CNRS, il enseigne également à l'Université libre de Bruxelles en science politique et en philosophie. Après une thèse de doctorat d'Etat à la Sorbonne, il a poursuivi ses recherches en philosophie contemporaine à l'Université J. W. Goethe de Francfort-sur-le-Main.
A presque un siècle de la Déclaration de La Sarraz, acte fondateur des Congrès internationaux d'architecture moderne et, par extension, de l'urbanisme moderne, des questions nouvelles se posent pour le futur d'une planète majoritairement urbaine. Largement connue et en partie justifiée, la critique à l'égard des principes des CIAM, des projets et des résultats concrets en découlant n'a jamais suffisamment tenu compte de leur décalage avec les défis environnementaux et sociaux de la ville contemporaine. Conçu pour atteindre des objectifs d'émancipation sociale, le cadre urbain des derniers cent ans se doit d'être évalué quant à sa résilience face aux crises écologiques qui s'annoncent. En somme, quid de la ville moderne en tant que relais entre la première modernité et le projet de transition écologique ? Cet ouvrage aborde cette problématique aussi bien sous un angle théorique et critique, qu'à travers l'étude de l'évolution de la ville moderne dans son épicentre géographique européen et en dehors de celui-ci. Des thèmes de recherche originaux sont ainsi esquissés entre visions globales et cas d'étude, diagnostics et prospectives, en reconstituant les trajectoires d'éminentes personnalités et de collectifs dynamiques. Il s'en dégage une aporie disciplinaire saisissante, celle de la trajectoire prise par la ville du 20e siècle, sans doute prometteuse pour les individus, mais fort ambiguë pour les communautés et certainement trop exigeante pour la biosphère.
De nombreux auteurs ont mis au jour les conditions qui ont conduit à penser autrement la ville au tournant des années 1900: un savoir qui se forme au carrefour de plusieurs disciplines, l?adoption de nouvelles méthodes de gestion par les personnels administratifs, la création de nouveaux cadreslégislatifs, les actions d?un milieu réformateur qui conduisent au renouvellement des pratiques et du métier. Mais, très peu d?entre eux se sont intéressés aux dispositifs matériels par lesquels s?est élaborée une pensée, se sont formés des concepts et se sont légitimées des démarches. Enrico Chapel s?attache à l?un d?entre eux: la statistique graphique. En suivant une approche sociohistorique, il montre que l?urbanisme naît de deux fascinations: celle du désordre urbain, étroitement lié à l?essor de la ville industrielle et des échanges capitalistes, et celle du nombre. L?auteur montre que la statistique graphique devient un outil incontournable pour nombre d?architectes au nom d?une analyse exacte, voire scientifique du phénomène urbain, ainsi que la condition de possibilité d?un projet spatial qui se veut objectif et prédictif à la fois.