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L'Atlantique révolutionnaire. Une perspective ibéro-américaine
Thibaud Clément ; Entin Gabriel ; Gomez Alejandro
PERSEIDES
29,90 €
Épuisé
EAN :9782915596953
De la guerre de Sept ans aux émancipations nationales de l'Amérique ibérique, les sociétés européennes et coloniales de l'espace atlantique connaissent une série de ruptures politiques majeures qui redessinent la carte politique des Amériques comme de l'Europe. L'hémisphère occidental se peuple de nouveaux états, républiques ou empires, l'un éphémère - le Mexique -, l'autre durable - le Brésil. Or, si les Révolutions américaine et française, et, depuis peu, haïtienne, ont pris toute leur place dans la séquence prestigieuse des révolutions atlantiques, les indépendances hispano-américaines et brésilienne continuent à apparaître comme des mouvements incomplets ou ratés. Ce jugement sévère ne fait pas justice à la richesse et à la complexité de ces révolutions d'indépendance qui posèrent de façon précoce la question de l'égalité civile et de l'esclavage, au sein de sociétés coloniales où les libres de couleur et les Indiens étaient souvent majoritaires. Rassemblant des contributions de spécialistes reconnus des trois continents de l'Atlantique, L'Atlantique révolutionnaire : une perspective ibéro-américaine traduit la richesse et le dynamisme de l'historiographie actuelle sur le moment révolutionnaire ibérique et ibéro-américain. Il place le sous-continent au centre de l'attention sans pour autant négliger la question devenue classique des imbrications et des interactions impériales, aux Antilles, notamment. Inscrit dans la perspective de la nouvelle histoire atlantique, il explore les dimensions sociales, politiques et "raciales" d'un moment décisif pour la modernité politique et la construction de sociétés plurielles confrontées à la dialectique de la liberté et de l'esclavage, de l'égalité et de la discrimination.
Républiques en armes questionne un récit officiel, celui de la naissance des nations hispano-américaines. Car les république de Colombie et du Venezuela ne procèdent ni d'un protonationalisme ancien, ni d'une rivalité entre " Créoles " d'Amérique et " Espagnols " européens. Il est, à l'origine, la conséquence de l'effondrement inattendu de la Monarchie hispanique après l'invasion de la péninsule Ibérique par Napoléon en 1808. Nourri par des recherches dans les archives colombiennes, espagnoles et vénézuéliennes et à travers l'étude prosopographique de plus de 3 800 soldats, l'ouvrage décrit les changements sociopolitiques de l'institution militaire. Les milices inexpertes de 1810 cèdent la place aux guérillas puis à la grande armée libératrice - l'Ejército Libertador de Simon Bolivar. Victorieuses à Boyaca, Carabobo, Pichincha, Junin el Ayacucho, les.légions bolivariennes arrachèrent les indépendances du Venezuela, de la Colombie, du Panama, de l'Equateur, du Pérou et de la Bolivie actuels. Dans la construction des nations, les troupes patriotes devinrent les piliers du projet révolutionnaire des élites libérales. Vecteurs des valeurs politiques modernes, les forces armées en vinrent à constituer la matrice d'un Peuple " régénéré ". Elles servirent alors de base symbolique, politique et sociale à la souveraineté des nouveaux Etats indépendants. Républiques en armes aborde les origines d'une histoire dramatiquement ouverte et propose une réflexion sur l'origine dés systèmes politiques et des identités nationales du Venezuela et de la Colombie.
Almeida Mendes Antonio de ; Thibaud Clément ; Otér
Résumé : L'HISTOIRE D'UN GRAND COMMERCE MONDIAL D'HUMAINS ET DE BIENS ENTRE L'EUROPE, LE MAGHREB, L'AFRIQUE ET LES AMERIQUES. DE LA TRAITE ARABO-BERBERE A LA TRAITE ATLANTIQUE, DU MOYEN AGE AUX ABOLITIONS DU XIXe SIECLE. 60 DATES ESSENTIELLES SELECTIONNEES ET EXPLIQUEES PAR DES SPECIALISTES. Chronologix REINVENTE LA CHRONOLOGIE. UN LIVRE QUI SE DEPLIE SUR 3 METRES POUR RESITUER LES EVENEMENTS DANS LA CONTINUITE. ANTÓNIO DE ALMEIDA MENDES (université de Nantes) et CLEMENT THIBAUD (Ecole des hautes études en sciences sociales) sont spécialistes des mondes ibériques et de l'Atlantique (Afrique, Amériques et Europe). Ils ont codirigé le programme STARACO (Statuts, Race et Couleurs dans le monde atlantique) à l'université de Nantes. NICOLAS OTERO a publié une quarantaine d'albums, dont Morts par la France et La Tuerie (Arènes BD) ainsi qu'un roman graphique inspiré de son enfance, Confessions d'un enragé (Glénat).
Résumé : Une quinzaine d'affaires criminelles qui restent mystérieuses des années après les faits. Parmi elles : la tuerie du bar du Téléphone (1978), le vrai-faux suicide de René Luce (1982) ou encore le meurtre sur fond de haine villageoise du berger du Castellar (1991), l'affaire Dominici, l'affaire Omar Raddad...
Espace visuel et mental, la mer, telle qu'elle se présente sur les côtes de la Manche, offre à la contemplation un vaste horizon en perpétuel mouvement. Un horizon qui a influencé de nombreux écrivains, philosophes et poètes d'hier et d'aujourd'hui. L'auteur des textes qui sont ici réunis propose de déambuler sur leurs pas, entre Cancale et Douarnenez, sur la côte du Dorset et dans les îles anglo-normandes.
Dans ce livre qui pourrait ressembler à un nouvel essai sur l'amour, la passion amoureuse parle à la première personne. Elle se prononce sur son énigmatique pouvoir, tient tête avec humour à ceux qui l'ont méprisée ou qui cherchent à la fuir, et remercie tous ceux qui l'ont accueillie bras ouverts pour lui donner l'éclat qu'elle méritait. Naturellement flattée, elle n'en reste pas moins sur son quant-à-soi : "Que la chose soit dite et répétée autour de vous : je suis suffisamment bonne fille pour me prêter à toutes les belles théories qui m'embrassent, mais aucune, sachez-le, ne me possédera". Au détour des philosophes, des artistes et des écrivains qu'elle évoque pour parler d'elle, elle s'amuse de ce qu'elle voit. Car la passion amoureuse, ici, voit et entend tout. De New York à Vladivostock, elle rend compte de plusieurs saynètes dans lesquelles elle joue pleinement son rôle. Sachez-le, lecteur, la passion amoureuse, très discrètement, vous observe.
Félix Brigitte ; Fogels Audrey ; Van Ruymbeke bert
Cet ouvrage étudie le moment, la notion et l'héritage de l'indépendance des Etats-Unis en 1776 d'un point de vue historique, commémoratif, politique, littéraire et artistique. Les modalités selon lesquelles l'idée d'indépendance a pu prendre forme -ou non- dans la création littéraire et artistique, dans la réflexion philosophique et dans l'histoire des idées depuis 1776 y sont analysées. Qu'il y ait une définition essentielle et non multiple de l'indépendance états-unienne, où en est aujourd'hui cette volonté d'indépendance dans les arts, dans la littérature aux Etats-Unis ? Dans quelle mesure la question de l'indépendance par rapport au modèle états-unien est-elle toujours un enjeu pour les créateurs et les penseurs ? Ce livre réfléchit à ce que les modèles du passé peuvent avoir de contraignant, voire de paralysant, et pense à l'héritage comme forme impossible de l'indépendance, et non plus seulement à l'héritage de l'indépendance, ou à l'indépendance en tant que legs. D'un point de vue littéraire et politique, les auteurs s'intéressent à la langue et aux discours qui ont "porté" et peut-être continuent à porter une "identité" américaine qui inclurait l'idée d'indépendance et, à l'inverse, se concentrent sur les traces de l'exclusion d'un tel processus.
Cet ouvrage nous plonge au coeur du drame fondateur qui s'est noué sur la scène coloniale caribéenne au moment même où la France accomplissait sa propre révolution. Un drame en trois actes. Un : soulèvement des esclaves de Saint-Domingue - surnommée la "perle des Antilles" et la plus riche des colonies françaises - en 1791, suivi trois ans après de l'abolition de l'esclavage par la nouvelle Assemblée nationale française. Deux : envoi sur l'île par Napoléon Bonaparte d'un corps expéditionnaire dirigé par le général Leclerc, beau-frère de l'empereur, en vue de renverser le chef des rebelles, Toussaint Louverture, et de rétablir l'esclavage. Trois : victoire des insurgés et création, en 1804, de la première république noire de l'histoire : Haïti. C'est cette expédition coloniale désastreuse, qui fit des milliers de morts des deux côtés et restera comme l'une des plus cuisantes défaites de l'empire français, tenu en échec par d'anciens esclaves, que raconte l'historien Philippe Girard dans ces pages. Pour comprendre les enjeux et le déroulement de l'opération, il a mené des recherches de part et d'autre de l'Atlantique et puisé aux sources les plus variées, qu'elles soient militaires, diplomatiques ou commerciales. A travers le prisme de l'expédition Leclerc, qui en fut le paroxysme, c'est toute la Révolution haïtienne, cet événement majeur de l'histoire atlantique, qu'il fait revivre. "Philippe Girard propose un récit très maîtrisé en dix-neuf chapitre. Son apport principal n'est pas dans la forme toute classique que prend son ouvrage, dont la vocation est essentiellement pédagogique. Il s'agit davantage de restituer cette tragédie à travers l'épaisseur souvent complexe de ses explications, de ses situations, de ses intrications. (...) Son récit de la guerre d'indépendance haïtienne offre cette opération historiographique rare qui vise à la coexistence des regards, des représentations, des actions, expliquées selon les différentes parties en présence. A la manière dont Clint Eastwood a voulu comprendre la guerre du pacifique en deux films contrastés, Mémoires de nos pères et Lettres d'Iwo Jima (2006), l'historien propose ici un récit qui serait à la fois celui du Blanc et du Noir, du riche et du pauvre, du colon et du colonisé, du Français et de l'Haïtien". (Antoine de Baecque, Le Monde des Livres)