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Les fondations. suivi de Actes et mémoires et Poésies
THERESE D'AVILA
CERF
16,50 €
Épuisé
EAN :9782204096348
Ce volume réunit " Les Fondations ", rédigées durant les dix dernières années de la vie de Thérèse (1573-1582), les " Actes et Mémoires ", ensemble de divers documents datés de 1561 à 1581, et les " Poésies ". Nous y avons ajouté le récit de la fondation de Grenade, rédigé par la mère Anne de Jésus à la demande de Thérèse. Le récit des " Fondations " fait véritablement corps avec le " Livre de la vie ". Dans les deux cas, nous sommes face à un écrit narratif dans lequel Thérèse se veut également pédagogue. Récit et enseignement ne cessent de s'entrecroiser. Souvent méconnu et tenu pour un écrit secondaire, une simple épopée, cet écrit est l'un des plus délicieux de la littérature espagnole. Thérèse écrivait au père Jérôme Gratien : " Je crois que vous aurez plaisir à le lire, car vraiment c'est savoureux " (lettre 138, 1, du 31 octobre 1576). Nous y découvrons le style si particulier que la Madre a mis en place sous la motion de l'Esprit saint et qu'elle désigne par l'expression " mi manera de proceder ". Cet ensemble d'écrits nous offre le portrait attachant d'une femme enracinée dans le concret de l'existence, pleine d'un réalisme non dénué d'humour. Les deux pieds bien posés sur le sol, sa tête et son coeur sont ancrés dans le ciel, c'est-à-dire en Dieu. Active et contemplative à la fois, telle nous apparaît celle qui aimait signer " Thérèse de Jésus ".
Résumé : Dans cette autobiographie spirituelle, achevée en 1562, Thérèse d'Avila montre la valeur providentielle de ce qui lui arrive (son entrée au couvent, la grave maladie qui la frappe, ses visions, enfin sa réforme du Carmel). Consciente des contraintes de la vie matérielle, elle a voulu que ses novices sachent lire et écrire, afin d'accueillir des femmes d'esprit, capables de résister à la tentation d'un mysticisme de pacotille. Elle a su unir, en un rare équilibre, spiritualité et action. Si ce texte est toujours lu avec passion, y compris par ceux qui ne partagent pas la foi de son auteur, c'est en raison de sa portée universelle et de son originalité : l'exploration, par une femme, de son espace intérieur. Thérèse en a eu l'intuition : dans le Livre de la vie, elle ne s'adresse pas seulement à ses directeurs de conscience mais à tous ceux qui vont la lire. On découvre ainsi dans la grande mystique espagnole un grand auteur.
Présentation de l'éditeur "Celui qui m'a ordonné cet écrit m'a dit que les Soeurs de nos monastères de Notre-Dame du Mont-Carmel ont besoin qu'on leur explique certaines difficultés relatives à l'oraison ; il a pensé qu'elles comprendraient mieux le langage d'une femme, et que, vu leur amour pour moi, mes paroles leur seraient plus efficaces que d'autres ; il est persuadé que cet écrit aura quelque importance pour elles, si je réussis dans mon exposé. Voilà pourquoi c'est à elles que je l'adresse [...]. Notre-Seigneur me fera une grande grâce si quelqu'une de mes filles en retire profit pour le louer un petit peu plus, et Sa Majesté sait bien que tel est mon unique désir. Il est très clair, en outre, que, dans le cas où je réussirais à dire quelque chose de bon, elles comprendront que cela ne vient pas de moi ; [...] sans cela elles n'auraient pas plus d'intelligence que moi-même je n'ai d'aptitude pour de tels sujets, à moins que le Seigneur dans sa miséricorde ne daigne me l'accorder."
Thérèse d'Avila considère notre âme comme un château taillé dans un diamant ou un très clair cristal. "L'âme du juste n'est rien d'autre qu'un paradis où [le Seigneur] trouve ses délices." Donc, il faut apprendre à cultiver et honorer son âme et à se connaître soi-même - elle insiste sur cette nécessité autant qu'un sage antique. Mais c'est l'oraison, la porte véritable de ce château aux nombreuses demeures. "Vous ne devez pas vous représenter ces demeures l'une après l'autre, comme en enfilade, mais fixer votre regard au centre ; là se situe la salle, le palais, où réside le roi ; considérez le palmier ; avant qu'on atteigne sa partie comestible, plusieurs écorces entourent tout ce qu'il contient de savoureux. Ici, de même, de nombreuses salles sont autour de celle-là, et également au-dessus. Les choses de l'âme doivent toujours se considérer dans la plénitude, l'ampleur et la grandeur. On ne le dira jamais assez : elle est capable de beaucoup plus que ce que nous sommes capables de considérer, et le soleil qui est dans ce palais se communique à toutes ses parties." Dans une langue rugueuse - à laquelle la traduction n'ajoute pas d'artifices -, Teresa Sanchez de Cepeda y Ahumada de Avila détermine concrètement le sûr chemin qu'il convient d'emprunter dans les labyrinthiques demeures du château intérieur. Un autre sous-titre pourrait convenir à son livre : "La clé des visions et des ravissements".
Qui est Augustin ? Les Confessions, rédigées en 401, nous font rencontrer ce romain chrétien, rompu à la lecture des auteurs païens, qui interrogea les textes bibliques à travers les catégories de la culture antique. Plus qu'une autobiographie, elles racontent la quête d'une âme tournée vers Dieu qui trouve son point d'orgue dans une réflexion sur le temps. Le temps inflige à notre existence déchue une redoutable dispersion : enfermés dans le présent, ce que nous avons été est oublié et ce que nous serons est ignoré. Nous pouvons toutefois surmonter cet éclatement temporel : parler, chanter, écrire sont des actes où le présent s'étire entre le passé immédiat, retenu, et le futur proche, anticipé. L'homme, créature temporelle, se rapproche donc de l'éternité divine, non pas en sortant du temps dans de fausses extases, mais en l'accomplissant au contraire dans une quête, tendue vers un avenir qui n'oublie pas le passé. Ce que fait précisément Augustin en composant ses Confessions. Une splendide méditation sur ce qu'est de vivre le temps sans s'y perdre. --Émilio Balturi
Voragine Jacques de ; Boureau Alain ; Collomb Pasc
Jacques de Voragine est né vers 1226 près de Gênes. Il entre dès 1244 dans l?ordre des dominicain italien, au couvent Santa-Maria-in Castello à Gênes. C?est le début d?une brillante carrière: sous-prieur du couvent de Gênes en 1258, puis prieur des couvents d?Astie et de Gênes, prieur provincial de Lombardie (province dominicaine qui recouvrait tout l?Italie du Nord) à deux reprises (1267-1277 et 1281-1286). Cette fonction lui permet d?avoir des contacts réguliers avec ses confrères de l?Europe entière lors des chapitres généraux de l?ordre: ces échanges ne seront pas sans effets sur la diffusion et la révision de la Légende dorée, le plus célèbre recueil hagiographique du Moyen Age, qu'il rédige dans les années 1264-1267. Manuel de culture générale religieuse utile aux prédicateurs, ce recueil peut également, en complément de cet usage en vue du prêche, être l?objet d?une lecture privée. Jacques de Voragine devient archevêque de Gênes à partir de 1292, charge qu?il assumera jusqu?à sa mort en 1298.
Tabor James-D ; Dutheil de La Rochère Cécile ; Gou
Résumé : Marie est la femme la plus célèbre de l'Histoire, mais elle est aussi la plus mal connue... Car, croyants ou non croyants, que savons-nous d'elle ? Nous avons en tête cette image transmise par les peintres de la Renaissance, celle d'une jeune femme à la pureté virginale et aux allures de moniale, l'élue de Dieu qui enfanta le Christ. Archéologue, historien des religions, James D. Tabor a mené une enquête continue pendant plus de vingt ans. Il a participé à des dizaines de fouilles dans la vieille ville de Jérusalem, sur les bords de la mer Morte ou sur le mont Sion. Il a recherché sa trace dans les textes anciens, les Evangiles ou les écrits apocryphes, mais aussi dans les sources hébraïques. Il a confronté les hypothèses, établi sa chronologie. Ce livre est le fruit de sa quête. L'historien fait revivre Marie, une femme juive de son temps, qui a éprouvé les drames de l'occupation romaine, dans un pays déchiré par les querelles de pouvoir, en proie à une révolution messianique. D'une plume alerte et rigoureuse, il dresse le portrait d'une femme forte et puissante, inspiratrice d'un mouvement religieux qui allait bouleverser le monde.
Qu'est-ce que le temps ? Comment définir cette réalité inconsistante, qui passe et disparaît ? Augustin apporte à cette énigme une solution originale : le temps n'existe que dans son passage, et c'est seulement dans notre esprit que nous pouvons le mesurer. Ainsi, c'est par notre souvenir du passé, notre attention au présent et notre attente de l'avenir que nous avons conscience de ce qu'est le temps.