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L'estuaire
Abdelaziz Thérèse
EX AEQUO
18,00 €
Épuisé
EAN :9782359621501
Estuaire. Confluences. Mémoire du temps, mémoire des lieux, mémoire des hommes, mémoire d'exil, mémoires métissées. Mémoires multiples et imaginaires, mémoires revisitées nourries et charriées par les eaux mêlées - douces et salées - du Fleuve et de l'Océan : la Loire et l'Atlantique. Triptyque et jeux de miroirs. Cinq nouvelles ouvrent le premier volet : le port de Saint-Nazaire et l'Estuaire de la Loire. Dans le second volet, neuf nouvelles s'inscrivent au c?ur de Nantes (quartiers) puis s'élargissent en cercles concentriques à partir du centre de la Ville avec quelques échappées sur les berges de la Loire et riverains. Troisième volet, trois nouvelles d'évasions sur les " ailleurs " générés par Nantes, son passé portuaire, qui va du Mississipi à la Mer Baltique en passant par le Sénégal, son présent et peut-être son futur... On retrouve ces " ailleurs " dans les autres textes, en filigrane, intimement mêlés aux lieux et aux hommes. Très présentes également les musiques et la peinture. L'ensemble est rédigé dans une écriture pointilliste en spirales et entrelacs qui évolue à l'intérieur d'univers différents, avec des variances, selon le thème et les personnages. Certains sont ancrés dans la réalité - voire le quotidien - d'autres sont imprégnés d'onirisme et/ou de fantastique, mais ils se rejoignent ou coexistent parfois dans un même texte. La frontière est ténue. Il y a, dans ces nouvelles, une pointe de romantisme, de réalisme, de poésie, d'humour et toujours de tendresse. A l'image de la vie. ?? ?? ?? ??
Publications: L Estuaire Nouvelles Ed. Ex Aequo, 2011. Verseau mon Ombre, Poèmes Ed. Nouveaux Cahiers de Jeunesse, Bordeaux 1964. Quelque part une île, fait de société Ed. du CERF, Paris, coll. "Pour quoi je vis"1980. Je, femme d'immigré, livre-témoignage. Ed. du CERF, Paris, coll. "Pour quoi je vis » Préface de Christian Delorme 1987. Réédition actualisée La Part Commune, Rennes, nouvelle préface de Christian Delorme, ancien membre du Haut Conseil à l Intégration 2004. Reflets de Loire, textes d'accompagnement de photographies, Ed. Loire pour Tous, Nantes 2002. Je m appelle Atlantique, roman, La Part Commune, Rennes 2006. Contes, nouvelles, poèmes, en collaboration ou en individuel dans des fanzines, revues, Ed. St-Germain des Prés, Malesherbes Ed., Ed. Brépols, France-Loisirs, Ed. du Gué à Grenoble etc. entre 1964 et 2010."
Dire le vieillissement de la mère est difficile. L'urgence de l'écriture s'est imposée sur plusieurs saisons, pudique, entre tâtonnements, tendresse et silences. " A l'intérieur de ma tête ça tourne à vide. Une poulie ou je sais quoi, des mots et des choses que j'essaie d'effacer. Mais tu lis dans ma tête et je lis dans la tienne, ma fille, quand on se parle comme aujourd'hui. Avec notre langage à nous, le langage de nos doigts qui se rencontrent et qui s'étreignent sous la tablette où sont posés mon étui à lunettes, mon goûter chocolat pain d'épice et le programme télé que je feuillette même pas. On s'absente des autres si les autres sont là, on les entend plus on est comme seules toi et moi. Nos doigts se disent tellement de choses maintenant ! Et nos yeux aussi. Plus que dans toute notre vie ensemble et après. C'est vrai que je cause pas, que tu causes pas, c'est vrai que je fais que te regarder et que tu fais que me regarder. C'est vrai que nous plongeons dans les pensées de l'autre très loin si loin comme jamais nous n'avons plongé. C'est vrai que tu lis en moi et que je lis en toi. Tout est devenu simple on dirait. Si simple que les mots ne servent à rien et qu'on se rejoint comme quand je te portais dans mon ventre (?) Tes doigts me rassurent ils sont aimants. J'ai toute ta main dans la mienne sur mes genoux maintenant? "
Abdelaziz Kacem (Tunisie) a assumé de hautes responsabilités dans les secteurs de l'éducation, de la culture et de la communication. Ecrivain bilingue, il est l'auteur de plusieurs recueils de poésie et d'essais (dont Science et conscience des mots, Cérès, Tunis 1994 et Culture arabe/culture française: la parenté reniée, l'Harmattan, 2002). L'Académie Française lui a décerné, en 1998, le Prix du rayonnement de la langue et de la littérature françaises.
Le nomadisme n'est ni une anomie ni une claustrophobie. II est plutôt "horizon sans toit", fracture virtuelle, ouverture des lieux, résurgence des élans et propulsion des choix. Il est synonyme d'une pérégrination qui fortifie les rencontres, multiplie les événements et adosse la croyance au monde. Dans un livre de haute vigie culturelle s'impose le pouvoir puissamment créateur d'une philosophie soucieuse du "nous" dans un monde qui ressent le besoin d'une nouvelle liberté. C'est dire la nature propre d'une philosophie porteuse de nouvelles instigations philosophiques qui ne manqueront pas de se confirmer nécessaires à l'équilibre d'un "vivre ensemble" novateur. Cette philosophie pose la question éthique essentielle d'une action obéissant aux valeurs suprêmes de la liberté, de l'équité, de la vérité, et de la double solidarité biologique et culturelle, s'organisant dans la coexistence des échanges, des sollicitations et des donations de sens. Il s'agit donc bien d'une éthique essentiellement problématique, c'est-à-dire interrogative, inachevée, persévérante, que nous propose Abdelaziz Ayadi.
Quand en 1888, James Ensor peint " L'entrée du Christ à Bruxelles ", il réaffirme le lien insécable qu'il y a entre la figure du Christ et la peinture, entre le Verbe et la lumière. Mais, dans le même temps, une invention vient à manger peu à peu le monde et sa représentation jusqu'alors dévolue à la seule peinture : c'est la photographie. Et la figure de disparaître aussitôt dans l'insignifiance générale. Et la peinture de redevenir curieusement maladroite et bientôt abstraite (de toute figuration). Quelles conséquences en tirer ? Que la peinture, aujourd'hui ne peut être conçue qu'avec ce qui à la fois l'anime et la remet en question, avec ce qui l'a toujours animée, la lumière, et avec ce qui l'interroge depuis l'invention de la photographie, la figure. Telle est l'ambition du peintre Jacques Cauda qui se confond ici avec l'enjeu de son écrit : redonner un regard au monde aveuglé où rien n'existe plus désormais en dehors de son image aveuglante. Un regard ? C'est-à-dire un nouveau verbe, un verbe de lumière : surfigurer !
Ruptures historiques et ruptures personnelles se télescopent dans ce roman qui parcourt les années 1960 à 1990 et leurs bouleversements. Ruptures? s'attarde, plus précisément, sur deux faits marquants de cette période : Mai 68 ? sur rappel de contexte national et international, le roman évoque, de Nancy à Metz et Strasbourg, la situation régionale et raconte, en particulier, le Mai strasbourgeois ? et la chute du Mur de Berlin. Parallèlement à cet argument historique, Ruptures? développe un argument romanesque, celui du désespoir amoureux dont il explore les différentes facettes. L'amour fusionnel qui lie Mathilde à Matt, sur fond de Mai 68, alors qu'ils sont tous deux étudiants, marquera celle-ci à tout jamais et elle n'aura de cesse de retrouver le paradis perdu. D'emblée, cette quête d'absolu, de secrètes blessures, également, voueront à l'échec sa rencontre avec le peu sympathique François. Elles l'enfermeront dans un schéma répétitif dont elle ne parviendra que difficilement à se libérer, grâce en particulier à sa passion pour l'art. Mais, prendra-t-elle le risque, dorénavant, de s'abandonner à l'instant et à l'éternité, selon cette formule de Nietzsche qu'elle avait faite sienne autrefois ?
Manbat la grenouille s'ennuie sur son étang et rêve d'aventure. Un jour elle part, son baluchon sur l'épaule, sans se douter un instant de ce qui l'attend ! Et si, finalement, la véritable aventure était de rester soi-même ?
L'auteur est professeur de Lettres en Lycée Professionnel et animateur d'Ateliers d'Ecriture. Passionné de polars, il crée en 2002 et dirige jusqu'en 2006 le festival Mauves en Noir, qui accueille les meilleurs auteurs du genre. Outre différents textes dans des anthologies collectives, il a publié un recueil de nouvelles (Nos Rendez-vous manqués, Coëtquen Editions) ainsi que deux recueils de poèmes (L'Adieu au Père / Café La Perle et autres lieux, éditions Lello) Un troisième recueil de poèmes, Chansons vivantes, est à paraître en 2009 aux éditions LELLO. Des cadavres dans les placards s'intéresse aux non-dits, aux occultations de la mémoire, qu'elle soit individuelle ou collective. Les personnages de ces nouvelles ont tous un compte à régler avec leurs attitudes passées, parfois même avec l'Histoire. Derrière les apparences interroge l'envers du décor : la réalité des choses et des êtres est-elle bien celle que nous percevons ? Les protagonistes de ces récits, individus ou peuples, apprendront, hélas à leurs dépens, que les apparences sont souvent trompeuses...