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George Sand journaliste
Thérenty Marie-Eve
PU SAINT ETIENN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782862725802
On ignore encore souvent que George Sand a été une journaliste prolixe tout au long de sa vie. polygraphe, elle ne s'est pas cantonnée à une forme ou une rubrique mais elle a utilisé toute la palette du journaliste et du reviewer : elle a pratiqué la critique dramatique, la critique littéraire, la critique picturale, les grands articles politiques, le récit de voyage, les études de moeurs, les nécrologies, le billet d'humeur, le droit de réponse. Elle a fréquenté tous les types possibles de journaux : quotidiens, grandes revues, magazines, illustrés, petits journaux littéraires... Elle-même ne considérait pas cette production comme mineure dans l'ensemble de son oeuvre puisque régulièrement elle s'est évertuée à faire publier en recueils ses articles. Cet ouvrage se propose d'étudier les relations de George Sand avec la presse notamment dans l'édification d'une pensée du média, ce qu'elle-même appelait la science du journalisme avec ses crises et ses aléas. Mais cc volume montre aussi que si George Sand est réceptive aux mutations d'une écriture journalistique en plein bouleversement, elle tait aussi du journal très explicitement son propre oeuvre en détournant tous les codes attendus pour produire des textes hors norme. Cette expérience de la presse irrigue le reste de son oeuvre, du roman-feuilleton à l'oeuvre autobiographique en passant par le théâtre.
Résumé : 1836 : Émile de Girardin, aventurier des médias, lance le quotidien La Presse et bouscule le paysage des journaux traditionnels. Il réinvente à la fois l'économie de la presse (le journal sera deux fois moins cher que ses concurrents, grâce à l'introduction massive de publicité) et surtout, il définit les nouvelles lois de l'écriture journalistique avec des innovations comme le roman-feuilleton (Balzac, Dumas...). Cette étude exhaustive de La Presse sur sa première année permet d'analyser les conditions de son lancement, les tâtonnements de la formule éditoriale et l'émergence d'une poétique journalistique. Nouvelles du monde, politique, économie, "potins" du Faubourg Saint-Honoré, tous les secteurs du journal sont passés au crible. Au fil de l'analyse émerge un nouveau type d'auteur : l'écrivain-journaliste. Car le journal, d'apparence informe et polymorphe, s'avère un extraordinaire espace d'invention et de liberté scripturale, un objet littéraire à part entière. À l'issue de cette étude fouillée, plusieurs auteurs ayant travaillé sur des corpus de presse proposent en annexe une série de recommandations méthodologiques utiles à tout chercheur entreprenant un travail similaire.
Victor Hugo nous fait vivre intensément les derniers moments d'un être que la justice des hommes a condamné à mort. Espoir et désepoir, joies et souffrances, le séisme moral que subit cet homme, l'électrochoc de sa fin prochaine révoltent le lecteur. Ce livre est si fort, si intense, si éclatant, qu'au fond de notre âme quelque chose se fêle...
Entre 1829 et 1836, avant même l'apparition du roman-feuilleton, pratiquement tous les romanciers français et notamment Balzac, Stendhal, Sand, Dumas, Janin, Gautier, Nerval, Musset sont impliqués dans la presse qui constitue une solution de recours à la faillite de la librairie et au déclin du mécénat. Ce livre vérifie l'hypothèse d'une profonde influence de cette participation journalistique sur l'écriture fictionnelle du XIXe siècle. Poétiquement, la participation à la presse engendre un nouveau rapport à l'actualité et à l'écriture référentielle. Quelquefois tenté de fictionaliser l'écriture documentaire, le romancier s'applique également à expérimenter dans le journal de nouvelles formes narratives brèves : contes référentiels, voire contes de l'actualité. Une poétique du roman se dessine alors. Ses traits principaux, roman de l'actualité, roman discontinu, roman de la collection se réfèrent implicitement à la forme et à l'idéologie du journal. Un genre apparaît même, le roman-mosaïque, dont La Comédie Humaine constitue le plus bel exemple.
Tenté par le journalisme comme la grande majorité des écrivains de son temps, Cocteau l'a pratiqué en poète à qui aucun art d'écrire n'est étranger, affirmant que "le poète ne peut employer un seul langage, ou plutôt un seul degré de cuisson". Cette attraction connaît des étapes et inflexions diverses, dont les contributions réunies dans cet ouvrage envisagent les principaux aspects. D'abord partagé entre la revue d'art et le dessin de presse, dont "l'hebdomadaire illustré" Le Mot réalise durant la guerre de 1914 une heureuse synthèse, le poète est gagné au début des années Vingt par les vertus stratégiques et publicitaires du média : dopé par le sentiment d'être un persécuté des Lettres, un publiciste prend alors la suite du journaliste pour travailler à la promotion de sa figure d'artiste. Vers le milieu des années Trente, Cocteau revient à l'esprit du journalisme professionnel, pratiquant le reportage, l'écriture en série, la chronique. L'idylle prend fin au début des années Cinquante : les collaborations continuent, mais le poète n'a plus de "programme de journalisme" et, dans le secret du Passé défini (1951-1963), les sorties contre la presse s'exagèrent jusqu'au divorce.
Terenci Moix (1942-2003) publie à la fin des années 60 des romans qui firent révolution dans le monde des Lettres catalanes. Puis, à partir de 1983, cet " enfant terrible " offre aux lecteurs de langue castillane une longue série de best-sellers. Quant à ses Mémoires, elles se lisent avec autant de plaisir que ses œuvres de fiction. Doté d'une imagination fertile, d'un solide sens de l'humour, fin observateur du monde qui l'entoure, cinéphile, fervent admirateur des films d'Hollywood, passionné par l'Egypte, par les mythes qui ont bercé son enfance, par l'univers des BD, amoureux de Barcelone, Terenci Moix mêle de main de maître dans ses écrits dépouillement et baroque, réel et imaginaire...