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MOSAIQUES. ETRE ECRIVAIN ENTRE PRESSE ET ROMAN (1829-1836).
THERENTY MARIE-EVE
CHAMPION
129,00 €
Épuisé
EAN :9782745307156
Entre 1829 et 1836, avant même l'apparition du roman-feuilleton, pratiquement tous les romanciers français et notamment Balzac, Stendhal, Sand, Dumas, Janin, Gautier, Nerval, Musset sont impliqués dans la presse qui constitue une solution de recours à la faillite de la librairie et au déclin du mécénat. Ce livre vérifie l'hypothèse d'une profonde influence de cette participation journalistique sur l'écriture fictionnelle du XIXe siècle. Poétiquement, la participation à la presse engendre un nouveau rapport à l'actualité et à l'écriture référentielle. Quelquefois tenté de fictionaliser l'écriture documentaire, le romancier s'applique également à expérimenter dans le journal de nouvelles formes narratives brèves : contes référentiels, voire contes de l'actualité. Une poétique du roman se dessine alors. Ses traits principaux, roman de l'actualité, roman discontinu, roman de la collection se réfèrent implicitement à la forme et à l'idéologie du journal. Un genre apparaît même, le roman-mosaïque, dont La Comédie Humaine constitue le plus bel exemple.
Résumé : Balzac est le sismographe d'une époque - la monarchie de juillet - où s'invente la politique moderne. Cet ouvrage montre comment son diagnostic, celui d'un homme d'ordre autant que d'un "révolutionnaire malgré lui" (Hugo), s'incarne et se module au contact de la fiction. La Comédie humaine enregistre une crise de la raison politique - dans des figures, des drames, des idiomes aussi saisissants qu'inventifs. De cette crise sort tout armée, sous la plume de notre "Napoléon des Lettres", une véritable politisation des m?urs en même temps qu'une nouvelle poétique du roman. L'ensemble de ces chapitres s'efforce de faire le tour des textes balzaciens - romans, essais ou correspondances, les plus investis par le discours politique balzacien, comme Le Médecin de campagne ou Le Curé de village, Z. Marcas, Sur Catherine de Médicis, Le Député d'Arcis, L'Envers de l'histoire contemporaine, etc.
Résumé : 1836 : Émile de Girardin, aventurier des médias, lance le quotidien La Presse et bouscule le paysage des journaux traditionnels. Il réinvente à la fois l'économie de la presse (le journal sera deux fois moins cher que ses concurrents, grâce à l'introduction massive de publicité) et surtout, il définit les nouvelles lois de l'écriture journalistique avec des innovations comme le roman-feuilleton (Balzac, Dumas...). Cette étude exhaustive de La Presse sur sa première année permet d'analyser les conditions de son lancement, les tâtonnements de la formule éditoriale et l'émergence d'une poétique journalistique. Nouvelles du monde, politique, économie, "potins" du Faubourg Saint-Honoré, tous les secteurs du journal sont passés au crible. Au fil de l'analyse émerge un nouveau type d'auteur : l'écrivain-journaliste. Car le journal, d'apparence informe et polymorphe, s'avère un extraordinaire espace d'invention et de liberté scripturale, un objet littéraire à part entière. À l'issue de cette étude fouillée, plusieurs auteurs ayant travaillé sur des corpus de presse proposent en annexe une série de recommandations méthodologiques utiles à tout chercheur entreprenant un travail similaire.
Tenté par le journalisme comme la grande majorité des écrivains de son temps, Cocteau l'a pratiqué en poète à qui aucun art d'écrire n'est étranger, affirmant que "le poète ne peut employer un seul langage, ou plutôt un seul degré de cuisson". Cette attraction connaît des étapes et inflexions diverses, dont les contributions réunies dans cet ouvrage envisagent les principaux aspects. D'abord partagé entre la revue d'art et le dessin de presse, dont "l'hebdomadaire illustré" Le Mot réalise durant la guerre de 1914 une heureuse synthèse, le poète est gagné au début des années Vingt par les vertus stratégiques et publicitaires du média : dopé par le sentiment d'être un persécuté des Lettres, un publiciste prend alors la suite du journaliste pour travailler à la promotion de sa figure d'artiste. Vers le milieu des années Trente, Cocteau revient à l'esprit du journalisme professionnel, pratiquant le reportage, l'écriture en série, la chronique. L'idylle prend fin au début des années Cinquante : les collaborations continuent, mais le poète n'a plus de "programme de journalisme" et, dans le secret du Passé défini (1951-1963), les sorties contre la presse s'exagèrent jusqu'au divorce.
Victor Hugo nous fait vivre intensément les derniers moments d'un être que la justice des hommes a condamné à mort. Espoir et désepoir, joies et souffrances, le séisme moral que subit cet homme, l'électrochoc de sa fin prochaine révoltent le lecteur. Ce livre est si fort, si intense, si éclatant, qu'au fond de notre âme quelque chose se fêle...