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L'écrivain comme marque
Thérenty Marie-Eve ; Wrona Adeline
SUP
23,00 €
Épuisé
EAN :9791023106480
Le livre propose d'utiliser des notions venues de l'analyse des médias et du marketing (branding, brand content, storytelling, placement de produit...) pour élucider des pratiques d'écrivains (autopromotion, médiatisation, produits dérivés, expositions) et des stratégies d'éditeur. Il s'agit à la fois de démythifier le sacre de l'auteur autonome et de montrer la part de créativité propres aux stratégies d'écrivains tous finalement contraints, qu'ils soient Gérard de Villiers, Samuel Beckett ou Orhan Pamuk, de se présenter sur la scène publique ou médiatique. L'ouvrage a une dimension historique depuis le XIXe siècle jusqu'à aujourd'hui. Il prend en compte l'ensemble des médias (presse, télévision, réseaux sociaux, blogs) en montrant comment l'écrivain s'adapte à l'évolution des contextes culturels et marchands
On ignore encore souvent que George Sand a été une journaliste prolixe tout au long de sa vie. polygraphe, elle ne s'est pas cantonnée à une forme ou une rubrique mais elle a utilisé toute la palette du journaliste et du reviewer : elle a pratiqué la critique dramatique, la critique littéraire, la critique picturale, les grands articles politiques, le récit de voyage, les études de moeurs, les nécrologies, le billet d'humeur, le droit de réponse. Elle a fréquenté tous les types possibles de journaux : quotidiens, grandes revues, magazines, illustrés, petits journaux littéraires... Elle-même ne considérait pas cette production comme mineure dans l'ensemble de son oeuvre puisque régulièrement elle s'est évertuée à faire publier en recueils ses articles. Cet ouvrage se propose d'étudier les relations de George Sand avec la presse notamment dans l'édification d'une pensée du média, ce qu'elle-même appelait la science du journalisme avec ses crises et ses aléas. Mais cc volume montre aussi que si George Sand est réceptive aux mutations d'une écriture journalistique en plein bouleversement, elle tait aussi du journal très explicitement son propre oeuvre en détournant tous les codes attendus pour produire des textes hors norme. Cette expérience de la presse irrigue le reste de son oeuvre, du roman-feuilleton à l'oeuvre autobiographique en passant par le théâtre.
Résumé : La mondialisation et le développement des réseaux d'information bouleversent à ce point nos codes de communication, notre langage et notre littérature que nous oublions que le XIXe siècle, avec le brutal essor de la presse, fut plongé dans un bouleversement comparable. Le présent essai revient sur la naissance de cette civilisation du journal qui entraîna la France dans l'ère médiatique. Paradoxalement, la littérature se trouve au c?ur de ce changement: alors qu'elle semble submergée par le nouveau régime communicationnel, elle constitue en effet le seul réservoir de formes poétiques disponible pour inventer l'écriture journalistique. Nourris par la matrice littéraire et informés par les exigences médiatiques, de nouveaux genres apparaissent alors dans les quotidiens, tels la chronique, le reportage, l'interview... Or ces genres manifestent un nouveau rapport au réel, à la fiction, à l'écriture de soi. La première révolution médiatique est donc également à l'origine de la plupart des grandes mutations littéraires du XIXe siècle, depuis l'invention du réalisme jusqu'à la naissance d'une poésie du quotidien. Dans notre environnement médiatique, cet essai témoigne de la capacité de la littérature à se réinventer.
Résumé : 1836 : Émile de Girardin, aventurier des médias, lance le quotidien La Presse et bouscule le paysage des journaux traditionnels. Il réinvente à la fois l'économie de la presse (le journal sera deux fois moins cher que ses concurrents, grâce à l'introduction massive de publicité) et surtout, il définit les nouvelles lois de l'écriture journalistique avec des innovations comme le roman-feuilleton (Balzac, Dumas...). Cette étude exhaustive de La Presse sur sa première année permet d'analyser les conditions de son lancement, les tâtonnements de la formule éditoriale et l'émergence d'une poétique journalistique. Nouvelles du monde, politique, économie, "potins" du Faubourg Saint-Honoré, tous les secteurs du journal sont passés au crible. Au fil de l'analyse émerge un nouveau type d'auteur : l'écrivain-journaliste. Car le journal, d'apparence informe et polymorphe, s'avère un extraordinaire espace d'invention et de liberté scripturale, un objet littéraire à part entière. À l'issue de cette étude fouillée, plusieurs auteurs ayant travaillé sur des corpus de presse proposent en annexe une série de recommandations méthodologiques utiles à tout chercheur entreprenant un travail similaire.
Résumé : Balzac est le sismographe d'une époque - la monarchie de juillet - où s'invente la politique moderne. Cet ouvrage montre comment son diagnostic, celui d'un homme d'ordre autant que d'un "révolutionnaire malgré lui" (Hugo), s'incarne et se module au contact de la fiction. La Comédie humaine enregistre une crise de la raison politique - dans des figures, des drames, des idiomes aussi saisissants qu'inventifs. De cette crise sort tout armée, sous la plume de notre "Napoléon des Lettres", une véritable politisation des m?urs en même temps qu'une nouvelle poétique du roman. L'ensemble de ces chapitres s'efforce de faire le tour des textes balzaciens - romans, essais ou correspondances, les plus investis par le discours politique balzacien, comme Le Médecin de campagne ou Le Curé de village, Z. Marcas, Sur Catherine de Médicis, Le Député d'Arcis, L'Envers de l'histoire contemporaine, etc.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "