Pour la première fois, une histoire de la presse par celle de ses rubriques. Une grande aventure, portée par les meilleur·es spécialistes, littéraires ou historien·ne·s, et qui nous fait parcourir près de deux siècles dans la presse française, tout en s'interrogeant sur la manière dont les supports informent leurs lectrices et lecteurs des événements du monde." ÉDITODepuis bientôt deux siècles, la presse française rubrique le monde.À celles et ceux que leurs vies ne jettent pas sur les grands chemins, elle a apporté et apporte encore, chaque jour, des récits et des images d'ailleurs.Elle l'a fait très différemment selon les époques. Les choses ne se passaient pas de la même façon avant le télégraphe électrique, avant le téléphone, avant le bélinographe, avant la radio, avant la télévision, avant Internet.Elle le fait très différemment, surtout, selon les rubriques. On ne raconte pas le monde de la même façon dans le roman-feuilleton, la chronique boursière, la correspondance, le reportage, la mode, le sport, la météo, l'horoscope. On ne le montre pas de la même façon à la Une, en gravures, en photographies, en caricatures, en bandes dessinées.Celles et ceux qui ont participé à ce livre sont toutes et tous, d'une façon ou d'une autre, des universitaires spécialistes de leurs rubriques et de la façon dont celles-ci ont donné à voir et à lire le monde. Nous leur avons demandé très précisément :1°) De partir d'un exemple précisément situé : une date, un événement, un journal.2°) Depuis ce point de vue, nous leur avons demandé de faire l'histoire de la rubrique elle-même, en remontant autant que possible dans le temps et en redescendant autant que possible jusqu'aujourd'hui.3°) Nous leur avons demandé d'expliquer en quoi chacune de ces rubriques a permis à ses lectrices et à ses lecteurs de saisir ? ou pas ? la complexité du monde.4°) Nous leur avons suggéré d'écrire leurs textes comme bon leur semblait, avec le style approprié, car ce livre veut être ce que les journaux sont depuis deux siècles : des espaces de liberté et d'invention.Nous les remercions d'avoir joué le jeu, en ces temps où les universitaires sont si occupés à des tâches parfois un peu tristes. Ils ont fait, à leur tour, la preuve que le savoir peut être joyeux.Nous vous présentons ce livre dans l'ordre chronologique des exemples choisis.Il n'est pas question de prétendre ici que la presse a toujours été une merveilleuse fenêtre ouverte sur le monde. Bien au contraire ? et vous vous en rendrez vite compte ? elle a souvent été le lieu de solidification des identités locales et nationales. Elle a parfois perpétué des stéréotypes dont nous aimerions nous défaire. Si elle s'est ouverte à la globalité, c'est en raison de mouvements généraux qui, pour une bonne part, la dépassaient.Mais, avec une grande diversité d'expression, dont ce livre veut rendre compte, elle a aussi fait autre chose, modelant en grande partie notre façon de voir, de comprendre et de ressentir le monde. En ces temps de profonds renouvellements du journalisme ? sites Internet, commentaires, fake news ? et cependant que la " mondialisation " fait l'objet de tant de débats, il est important de revenir, attentifs et amusés, sur une histoire qui nous concerne tous.Marie-Ève Thérenty et Sylvain Venayre "Table des matières : OursÉdito (Marie-Ève Thérenty et Sylvain Venayre)Préface (Jean-Noël Jeanneney)Chronique : " Feuilleton. Courrier de Paris ", La Presse, 29 septembre 1836 (Marie-Ève Thérenty)Roman-feuilleton : " Les Mystères de Londres. The Gentlemen of the Night ", Le Courrier français, 20 décembre 1843 (Mathieu Letourneux)Premier-Paris : " Paris, 5 janvier. La paix et la guerre ", Le Constitutionnel, 5 janvier 1853 (Nejma Omari)Dépêche télégraphique : " Lisbonne, 31 juillet ", La Presse, 1er août 1859 (Lisa Bolz)Prospectus : " Préface ", Le Tour du Monde, 30 juin 1860 (Sarah Mombert)Bourse : " Bulletin de bourse ", Gazette de France, 6 février 1860 (Pierre-Carl Langlais)Justice : " Le procès des Thugs (étrangleurs) ", Le Petit Journal, 27 août 1866 (Amélie Chabrier)Chronique parlementaire : dans Le Moniteur universel (Yann Potin)Science : 1867, la science dans L'Univers (Laurence Guignard)Nouvelles étrangères : " Le Pèlerinage de La Mecque ", Le Petit Journal, 11 juin 1872 (Quentin Deluermoz)Conte : " Marauca ", Gil Blas, 2 mars 1882 (Leïla de Vicente)Gravure : " Angleterre. ? Les nouvelles d'Égypte dans les rues de Londres. ? La vente des journaux ", Le Monde illustré, 23 septembre 1882 (Sylvain Venayre)Correspondance : " Un correspondant de la Société de géographie... ", Le Matin, 8 mars 1885 (Guillaume Pinson)Jeu : " Règle du jeu du Sphinx ", Les Plaisirs du foyer, 16 juin 1890 (Bruno Guimaraes Martins)Théâtre : " La Comédie Française à Vienne ", Le Temps, 30 mai 1892 (Olivier Bara)Interview : 1er août 1892, la question sociale en Europe dans Le Figaro (Galia Yanoshevsky)Canard : " Çà et là ", La République française, 13 décembre 1893 (Stéphanie Sauget)Courrier des lecteurs : " Le Président du Brésil et M. Santos-Dumont ", Le Journal, 15 août 1901 (Valérie Stiénon)Reportage : " Le "Journal' en Extrême-Orient. La nuit du 8 février à Port-Arthur ", Le Journal, 8 avril 1904 (Mélodie Simard-Houde)Publicité : " Sen-Sen chewing-gum ", L'Auto, 28 mars 1909 (Dominique Kalifa)Cinéma : Après 1918, la découverte des films suédois (Dimitri Vezyroglou)Mode : " L'élégance masculine aux pays noirs ", Monsieur, janvier 1921 (Manuel Charpy)Petites annonces matrimoniales : " Colonial, 32 ans, sérieux, bonne situation... ", L'Intermédiaire discret, janvier 1927 (Claire-Lise Gaillard)Une : " Les heures d'or de l'aviation française. Nungesser et Coli ont réussi ", La Presse, 10 mai 1927 (Marie-Ève Thérenty)Bande dessinée : " Zig et Puce débarquent à New York ", Dimanche illustré, 2 février 1930 (Julien Schuh)Photographie : " Interrogatoire de la Chine ", Vu, 9 mai 1934 (Marie-Astrid Charlier)Rectificatif : " Erratum ", L'Humanité, 20 février 1938 (Philippe Artières)Critique littéraire : " Folie à l'est et à l'ouest. Romans traduits ", Je suis partout, 27 janvier 1939 (Yoan Vérilhac)Brève pour rire : " Vous pouvez le répéter ", Paris-Midi, 25 février 1943 (Alain Vaillant)Gastronomie : Après 1945, à déterminer (Emmanuel Laurentin)Carnet : " Voici (à l'échelle) le carnet de bal de Margaret (1 mètre 55) ", Paris Match, 11 juin 1949 (Alexis Lévrier)Caricature : " Marty et Tillon ? Usée jusqu'à la corde ! ", Le Figaro, 13-14 décembre 1952 (Bertrand Tillier)Sport : avril 1966, sport : Bobbi Gibb, à déterminer (Martine Lavaud)Lettre ouverte/Pétition : octobre 1968 : le massacre de Mexico, à déterminer (Ludivine Bantigny)Musique : " Au bonheur des punks ", Libération, 2 juillet 1976 (Sixtine Audebert)Santé : " Mystérieux cancer chez les homosexuels américains ", Libération, 6 janvier 1982 (Claire Fredj)Télévision : années 1960-1990, à déterminer (Claire Blandin)Jeux vidéo : " Épidémie de peste jaune : déjà des millions de morts ", Hebdogiciel, 2 novembre 1984 (Bounthavy Suvilay)Portrait : " Mikhaïl Gorbatchev : envers et contre tous ", Libération, 11 juin 1996 (Adeline Wrona)Commentaires : " Leçons françaises d'une surprise américaine ", Mediapart, 5 novembre 2008 (Oriane Deseilligny)Météorologie : " Le temps ailleurs ", Le Figaro, 10-11 septembre 2016 (Paul Aron)Fait divers : " Vidéos. Allemagne. Nouveau procès pour le policier aux fantasmes cannibales ", Le Parisien, 1er novembre 2016 (Christine Marcandier)Environnement : " 2019, deuxième année plus chaude de l'histoire ", Le Monde, 15 janvier 2020 (Sylvain Venayre)Horoscope : " Horoscope ", Le Gorafi, 20 janvier 2020 (Nicolas Bianchi)
Nous voilà en passe d'être débarrassés de l'un de ces nombreux clichés qui encombrent notre mémoire collective : quoi qu'en dise Balzac, au demeurant l'un des plus brillants journalistes de son temps, le journal - l'imprimé périodique - n'est pas la machine diabolique d'où seraient venus tous les maux de la littérature, depuis que la France est entrée, sous la monarchie de Juillet, dans l'ère du capitalisme industriel et culturel - de la "modernité" , comme disent les esthètes. Cette découverte est un événement majeur pour la connaissance du XIXe siècle : l'histoire littéraire s'obstinait à célébrer le Verbe rimbaldien, le Roman, balzacien ou flaubertien, le Vers mallarméen, sans s'apercevoir que le principal laboratoire d'invention scripturale - et, en particulier, littéraire - n'était ni le Livre, ni le Manuscrit, ni le Carnet, mais le périodique, sous ses formes variées et banales. Bien avant le règne d'Internet, c'est donc au XIXe siècle qu'éclate la première grande révolution médiatique avec la multiplication des quotidiens, des revues et des magazines et la diffusion d'une culture de presse qui irrigue tout le territoire national et toutes les couches sociales. L'invention de cette presse moderne modifie le quotidien des Français, impose de nouveaux rythmes de lecture, d'écriture, une nouvelle scansion et un nouveau rapport à la vie intellectuelle : la politique, la vie sociale, les philosophies, les sciences et les savoirs, les arts et les spectacles connaissent une profonde métamorphose dont cet ouvrage propose un large aperçu. Quant aux écrivains, presque tous acteurs et témoins privilégiés de la presse, ils sont aussi les premiers rejetons de cette hybridation culturelle entre l'univers du périodique et l'art d'écrire : on vérifiera en effet, en revisitant les auteurs du panthéon littéraire du XIXe siècle (Stendhal, Théophile Gautier, Honoré de Balzac, Victor Hugo, Alfred de Musset, George Sand, Charles Baudelaire, Barbey d'Aurevilly, Stéphane Mallarmé, Jules Vallès, Villiers de l'Isle-Adam, Emile Zola, Marcel Schwob, Anatole France...), que cet éclairage nouveau transforme notre vision même de la Littérature.
Résumé : La mondialisation et le développement des réseaux d'information bouleversent à ce point nos codes de communication, notre langage et notre littérature que nous oublions que le XIXe siècle, avec le brutal essor de la presse, fut plongé dans un bouleversement comparable. Le présent essai revient sur la naissance de cette civilisation du journal qui entraîna la France dans l'ère médiatique. Paradoxalement, la littérature se trouve au c?ur de ce changement: alors qu'elle semble submergée par le nouveau régime communicationnel, elle constitue en effet le seul réservoir de formes poétiques disponible pour inventer l'écriture journalistique. Nourris par la matrice littéraire et informés par les exigences médiatiques, de nouveaux genres apparaissent alors dans les quotidiens, tels la chronique, le reportage, l'interview... Or ces genres manifestent un nouveau rapport au réel, à la fiction, à l'écriture de soi. La première révolution médiatique est donc également à l'origine de la plupart des grandes mutations littéraires du XIXe siècle, depuis l'invention du réalisme jusqu'à la naissance d'une poésie du quotidien. Dans notre environnement médiatique, cet essai témoigne de la capacité de la littérature à se réinventer.
Résumé : 1836 : Émile de Girardin, aventurier des médias, lance le quotidien La Presse et bouscule le paysage des journaux traditionnels. Il réinvente à la fois l'économie de la presse (le journal sera deux fois moins cher que ses concurrents, grâce à l'introduction massive de publicité) et surtout, il définit les nouvelles lois de l'écriture journalistique avec des innovations comme le roman-feuilleton (Balzac, Dumas...). Cette étude exhaustive de La Presse sur sa première année permet d'analyser les conditions de son lancement, les tâtonnements de la formule éditoriale et l'émergence d'une poétique journalistique. Nouvelles du monde, politique, économie, "potins" du Faubourg Saint-Honoré, tous les secteurs du journal sont passés au crible. Au fil de l'analyse émerge un nouveau type d'auteur : l'écrivain-journaliste. Car le journal, d'apparence informe et polymorphe, s'avère un extraordinaire espace d'invention et de liberté scripturale, un objet littéraire à part entière. À l'issue de cette étude fouillée, plusieurs auteurs ayant travaillé sur des corpus de presse proposent en annexe une série de recommandations méthodologiques utiles à tout chercheur entreprenant un travail similaire.
Victor Hugo nous fait vivre intensément les derniers moments d'un être que la justice des hommes a condamné à mort. Espoir et désepoir, joies et souffrances, le séisme moral que subit cet homme, l'électrochoc de sa fin prochaine révoltent le lecteur. Ce livre est si fort, si intense, si éclatant, qu'au fond de notre âme quelque chose se fêle...
Où, comment et avec quoi les intellectuels, savants et scientifiques pensent-ils ? Cet ouvrage de synthèse vise à saisir les traits principaux d'une recherche qui ne se concentre pas seulement sur les thématiques classiques de l'histoire des sciences ou des savoirs, mais qui envisage la matérialité comme un élément déterminant dans la production de nouvelles connaissances. Que serait Michel Foucault sans ses bibliothèques, Galilée sans sa lunette, Jules Maciet sans ses ciseaux, James Prescott Joule sans sa science tactile des températures, Jean Antoine Nollet sans ses expériences mondaines, Pascal sans sa machine arithmétique, Jean Piaget sans son bureau-collection de coquillages, Umberto Eco sans ses déambulations ou encore Marcel Jousse sans ses basculements de chaise ? Ces savants et scientifiques le montrent : manipuler, observer, ordonner, hiérarchiser, catégoriser, sélectionner, citer ne sont pas des actes uniquement mentaux, intellectuels, discursifs, ils sont aussi pleinement matériels. Ils se déploient dans des lieux dédiés (bibliothèques, laboratoires, observatoires). Ils impliquent des objets et des instruments qui ont été pensés, inventés, fabriqués, pour être manipulés. Ils imposent des gestes, produisent des habitudes corporelles, convoquent des sensations. Voir les savoirs de la sorte, en prenant en compte cette matérialité, c'est ouvrir la boîte noire de l'ordinaire des manières de faire science, hier et aujourd'hui.
Le mot " peuple " sert aujourd'hui à tout mais n'est plus nulle part. Nombreux sont ceux qui s'en réclament ou bien qui prétendent le défendre contre les populismes. Incisif et décapant, ce livre change la perspective ; il montre la nécessité de réinventer des mobilisations qui se passent à présent du mot et se méfient du mythe. " Je fais partie du peuple ", " je veux défendre le peuple ", " les gens ", " c'est le peuple " : les dernières élections présidentielles ont vu plusieurs candidats, retrouvant des accents déjà anciens, prendre possession du mot. Certains, dénonçant la montée du populisme, opposent désormais la nécessité de ne pas abandonner le peuple à tous ces détournements. Mais le mot, fétichisé, est sans doute plus trompeur que jamais. S'agit-il de parler d'une entité nationale douée de souveraineté, de décrire une catégorie de femmes et d'hommes formant la " classe populaire " ou de mobiliser, toujours avec un brin de nostalgie, le symbole un peu vite unifié des révoltes venues d'en bas ? Avec force, Déborah Cohen, en historienne convaincue que les mots ne font pas que désigner le monde mais qu'ils le construisent, pose ici le problème tout autrement. Il n'est plus temps, selon elle, de s'en tenir à reconquérir le mot peuple. Ce qu'il faut c'est se demander ce qui nous manquerait vraiment à l'abandonner. En montrant que les luttes d'aujourd'hui se livrent sans recourir aux mots hérités du passé, elle invite à saisir le peuple, ni mythe ni entité en soi, là où il est, dans les mobilisations qui le font vivre à présent.
Qui est journaliste ? Qu'est-ce que le journalisme ? Ces questions traversent la société française qui s'interroge sur la légitimité des médias à bien rendre compte de la réalité du monde. Répondre à cette interrogation, c'est aussi s'intéresser au système de financement de la presse et aux lois qui menacent l'exercice de sa liberté. Quatrième pouvoir, voix de son maître ou contestataire, support de publicité ou de propagande, la presse (ou " les médias ") est, au même titre que le monde politique, soumise à la musique sournoise des soupçons, des critiques désordonnées. A tel point que les journalistes enquêtent sur les pratiques de leurs confrères. Ce qui en démocratie n'est pas pour rassurer le lecteur dans la mesure où, par ailleurs, il doute du politique. Cela induit aussi le risque d'un désintérêt pour l'information dûment produite. Dès lors, dans une profession qui est peu ou pas réglementée, il s'avère de plus en plus difficile pour les lecteurs d'identifier le vrai journalisme du faux, alors qu'ils subissent des torrents de messages numériques livrés sur menu déroulant. Etre journaliste, est-ce un statut ? Une position ? Un métier ? Une carrière ? Un laissez-passer ? Juste le résultat d'une technique de formation professionnelle ? Ou la mise en commun de compétences et savoirs personnels exogènes à cette profession et ponctuellement mises au service de la pluralité de l'information ? Le journalisme concerne chacun. Il relèverait plutôt à l'évidence de la capacité d'un individu à se montrer imperméable à un certain nombre de pressions, d'hésitations, ou à se sentir libre d'approcher autant que se peut une vérité ou une opinion sans crainte.
Christian Sarton du Jonchay, Ernest Wrentmore, Marina Yurlova, Rudolf Höss, Jack Cornwell... Ces jeunes Français, Américain, Russe, Allemand ou Anglais sont nés entre 1899 et 1904 ; ce sont des combattants juvéniles, dont l'historienne Manon Pignot est allée chercher la trace dans les archives d'Europe et d'Amérique du Nord. Bien souvent camouflés, du fait du caractère illicite de leur engagement au sein des armées régulières, trouver ces "ado-combattants" relève du jeu de piste, tant les sources sont parcellaires, dissimulées. L'auteure interroge les raisons comme les modalités de l'engagement de ces adolescents, les obstacles aussi qu'ils ont dû surmonter et la manière, s'ils ont survécu, dont cette expérience de guerre les a marqués. Patriotisme, transgression et filiation, désir d'aventure et désir de guerre... C'est une histoire délicate à écrire, tant elle touche à nos conceptions contemporaines de l'enfance et de l'adolescence. Avec ce travail pionnier, Manon Pignot s'attaque à un angle mort de l'historiographie contemporaine.