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Presse et plumes. Journalisme et littérature au XIXè siècle
Thérenty Marie-Eve ; Vaillant Alain
NOUVEAU MONDE
43,30 €
Épuisé
EAN :9782847360455
Nous voilà en passe d'être débarrassés de l'un de ces nombreux clichés qui encombrent notre mémoire collective : quoi qu'en dise Balzac, au demeurant l'un des plus brillants journalistes de son temps, le journal - l'imprimé périodique - n'est pas la machine diabolique d'où seraient venus tous les maux de la littérature, depuis que la France est entrée, sous la monarchie de Juillet, dans l'ère du capitalisme industriel et culturel - de la "modernité" , comme disent les esthètes. Cette découverte est un événement majeur pour la connaissance du XIXe siècle : l'histoire littéraire s'obstinait à célébrer le Verbe rimbaldien, le Roman, balzacien ou flaubertien, le Vers mallarméen, sans s'apercevoir que le principal laboratoire d'invention scripturale - et, en particulier, littéraire - n'était ni le Livre, ni le Manuscrit, ni le Carnet, mais le périodique, sous ses formes variées et banales. Bien avant le règne d'Internet, c'est donc au XIXe siècle qu'éclate la première grande révolution médiatique avec la multiplication des quotidiens, des revues et des magazines et la diffusion d'une culture de presse qui irrigue tout le territoire national et toutes les couches sociales. L'invention de cette presse moderne modifie le quotidien des Français, impose de nouveaux rythmes de lecture, d'écriture, une nouvelle scansion et un nouveau rapport à la vie intellectuelle : la politique, la vie sociale, les philosophies, les sciences et les savoirs, les arts et les spectacles connaissent une profonde métamorphose dont cet ouvrage propose un large aperçu. Quant aux écrivains, presque tous acteurs et témoins privilégiés de la presse, ils sont aussi les premiers rejetons de cette hybridation culturelle entre l'univers du périodique et l'art d'écrire : on vérifiera en effet, en revisitant les auteurs du panthéon littéraire du XIXe siècle (Stendhal, Théophile Gautier, Honoré de Balzac, Victor Hugo, Alfred de Musset, George Sand, Charles Baudelaire, Barbey d'Aurevilly, Stéphane Mallarmé, Jules Vallès, Villiers de l'Isle-Adam, Emile Zola, Marcel Schwob, Anatole France...), que cet éclairage nouveau transforme notre vision même de la Littérature.
Résumé : Dès le XVIIIe siècle, et plus encore au XIXe, des femmes sont des actrices de la presse écrite... Dès le XVIIIe siècle, et plus encore au XIXe, des femmes sont des actrices de la presse écrite. Revenant sur la manière dont elles ont réussi à s'infiltrer dans l'article politique, dans la chronique judiciaire ou dans le grand reportage, cet ouvrage propose un panorama des femmes journalistes, du XIXe siècle à 1944. Pour faire passer leur prose, ces femmes ont parfois privilégié la narration, la fiction, l'écriture intime aussi. Elles ont dû inventer des pratiques, créer des postures, imposer des écritures. Subalternes elles-mêmes, elles ont par ailleurs souvent choisi d'enquêter sur les exclus. Il serait néanmoins caricatural d'affirmer l'existence d'un modèle unique de la femme journaliste qui s'opposerait à son pendant normatif masculin, car il existe une infinité de façons d'être femme journaliste. Après l'octroi du droit de vote aux femmes françaises, les contraintes et les enjeux ne sont plus tout à fait les mêmes. Pourtant, l'univers de presse reste discriminant, comme en témoignent trois cas plus contemporains : Françoise Giroud, Marguerite Duras et Florence Aubenas.
Résumé : Balzac est le sismographe d'une époque - la monarchie de juillet - où s'invente la politique moderne. Cet ouvrage montre comment son diagnostic, celui d'un homme d'ordre autant que d'un "révolutionnaire malgré lui" (Hugo), s'incarne et se module au contact de la fiction. La Comédie humaine enregistre une crise de la raison politique - dans des figures, des drames, des idiomes aussi saisissants qu'inventifs. De cette crise sort tout armée, sous la plume de notre "Napoléon des Lettres", une véritable politisation des m?urs en même temps qu'une nouvelle poétique du roman. L'ensemble de ces chapitres s'efforce de faire le tour des textes balzaciens - romans, essais ou correspondances, les plus investis par le discours politique balzacien, comme Le Médecin de campagne ou Le Curé de village, Z. Marcas, Sur Catherine de Médicis, Le Député d'Arcis, L'Envers de l'histoire contemporaine, etc.
De part et d'autre de l'Atlantique, la presse moderne a permis à la fois l'émergence des identités nationales et un mouvement irréversible de mondialisation culturelle: nous sommes tous les héritiers de ce double processus. Réunissant des spécialistes d'Amérique latine, d'Amérique du Nord et d'Europe, cet ouvrage s'efforce de prendre la mesure de cette évolution historique, sans précédent par son ampleur et sa rapidité. Il souligne à quel point les médias ont été au coeur de la prise de conscience politique qui a présidé à la naissance des Etats démocratiques (ou en voie de démocratisation). Il permet en outre de vérifier que les transferts culturels ne doivent jamais être pensés en termes d'influence unilatérale ou bilatérale entre deux pays, mais dans le cadre d'une économie ouverte des échanges symboliques, dont les médias sont les meilleurs garants, malgré la suprématie de quelques modèles nationaux (au XIXe siècle, celle des journaux anglais et français).
Le livre propose d'utiliser des notions venues de l'analyse des médias et du marketing (branding, brand content, storytelling, placement de produit...) pour élucider des pratiques d'écrivains (autopromotion, médiatisation, produits dérivés, expositions) et des stratégies d'éditeur. Il s'agit à la fois de démythifier le sacre de l'auteur autonome et de montrer la part de créativité propres aux stratégies d'écrivains tous finalement contraints, qu'ils soient Gérard de Villiers, Samuel Beckett ou Orhan Pamuk, de se présenter sur la scène publique ou médiatique. L'ouvrage a une dimension historique depuis le XIXe siècle jusqu'à aujourd'hui. Il prend en compte l'ensemble des médias (presse, télévision, réseaux sociaux, blogs) en montrant comment l'écrivain s'adapte à l'évolution des contextes culturels et marchands
Réédités pour la première fois depuis leur parution en 1958, ces Mémoires du maréchal Montgomery racontent l'ensemble de sa carrière militaire, depuis ses débuts dans l'armée coloniale en Inde jusqu'à la victoire contre le nazisme et l'entrée dans la guerre froide. C'est pendant la retraite de Dunkerque que son génie militaire se révèle dans toute sa dimension, avant que ses campagnes victorieuses en Afrique du Nord puis en Italie ne lui assurent la postérité. La fin de sa carrière fut plus contrastée, "Monty" ne parvenant pas à s'imposer dans les méandres politiques d'après-guerre. D'une franchise confinant parfois à la brutalité, ce récit dévoile un officier orgueilleux, plus proche de ses hommes que des hautes sphères politiques et militaires. Il valut à son auteur de se brouiller avec Eisenhower, accusé d'avoir inutilement prolongé la guerre d'une année. C'est aussi dans ces Mémoires que le maréchal Montgomery a exposé sa conception du leadership, texte aujourd'hui encore lu et enseigné dans les écoles militaires du monde entier.
Rares sont les chefs de guerre qui ont suscité autant de ferveur et de haine, recueilli autant d'honneurs et provoqué autant de controverses que le général George Patton. Chef de la légendaire Troisième Armée, Patton est souvent décrit comme un leader tyrannique et mégalomaniaque, flirtant parfois avec la folie. Les archives et notes personnelles du général permettent d'en brosser un portrait bien plus nuancé. Elles éclairent d'abord la période la moins connue de la vie de Patton - son enfance, son séjour à West Point, la traque de Pancho Villa et les batailles de 1917 dans la Somme et en Champagne. Puis, on entre de plain-pied dans les opérations de la Seconde Guerre mondiale : la Tunisie, la Sicile, la France et l'Allemagne. Ses notes, lettres et journaux intimes permettent de suivre ses pensées et impressions jour après jour, ses "coups de gueule" autant que son génie tactique. Ces documents nous donnent accès à un être bien plus complexe qu'on l'imagine, tourmenté par le doute, exalté par la guerre et toujours volontaire pour aller au combat.
Le Special Air Service, première unité de forces spéciales de l'histoire créée par David Stirling, est né dans les sables d'Afrique du Nord du besoin de monter des opérations de renseignement et de destruction derrière les lignes italo-allemandes. Le succès fut tel que ces unités devinrent pérennes dans l'armée de Sa Gracieuse Majesté et qu'elles sont aujourd'hui imitées dans de nombreux pays. Jean-Jacques Cécile, expert du monde des forces spéciales et du renseignement, nous livre ici un historique, aussi complet que possible, des célèbres SAS de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à nos jours, en passant par la guerre du Golfe, la Malaisie, les conflits de la décolonisation, l'anti-terrorisme, l'Irlande, les Malouines, l'Irak et l'Afghanistan. Aujourd'hui, les SAS effectuent à la fois des missions militaires et d'intervention anti-terroriste (infiltrations, libération d'otages...)
Il fallait sans doute le recul des ans, et celui de l'observateur étranger, fin connaisseur de la France, pour obtenir tant d'informations inédites et produire une biographie de François Mitterrand qui fasse à ce point référence. Correspondant de la BBC à Paris pendant les années Mitterrand, Philip Short brosse le portait d'un homme aux talents et défauts exceptionnels, un esthète machiavélien qui pendant ses deux mandats a conduit la France dans la modernité. Homme de contradictions, il fut à la fois leader d'un mouvement de résistance et décoré par Vichy ; jeune parlementaire conservateur, il devint le leader incontesté de la Gauche unie. Imposant les communistes au gouvernement, il fut le fossoyeur du PCF. Féroce opposant à De Gaulle et à la constitution de la Ve République, il sut à merveille user du système institutionnel et s'inscrire dans une forme d'héritage gaullien? Tout cela en arrivant à gérer une vie privée extraordinairement compliquée. Biographe réputé, toujours à bonne distance de son sujet, Philip Short apporte de nombreux détails inédits sur sa gestion des " deux familles ", ses maîtresses, son rapport ambigu à l'argent et aux amis riches. Grâce aux archives américaines et britanniques, il dévoile également de nombreux épisodes jusqu'ici inédits de ses relations avec Reagan, Thatcher, Kohl, Gorbatchev? Cette biographie menée d'une plume alerte a été saluée par la presse anglo-saxonne et s'impose déjà comme une référence.