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Le paysage absolu
Théodoropoulos Takis
ACTES SUD
18,60 €
Épuisé
EAN :9782868698971
Qui est Georges Galanos ? Quel mystère cache sa peinture ? Pourquoi, malgré un immense talent et des débuts prometteurs, fut-il négligé par ses pairs et ses contemporains ? Autant de questions auxquelles tente de répondre le narrateur dans sa biographie (imaginaire ? ) du peintre récemment disparu. Menant l'enquête d'Athènes jusque dans le Péloponnèse où s'était retranché l'artiste, il rencontre ses rares amis, sa compagne, ses familiers, décrypte les notes écrites de sa main et surtout, regarde ses tableaux où se fait jour la tentative de restituer l'harmonie, la lumière, la structure secrète du paysage grec, en un mot le paysage absolu qui n'est autre que l'expression picturale d'un certain idéal de l'hellénisme. Car tel est le but ultime du peintre, la quête à laquelle il a voué son existence entière, au point d'y sacrifier sa réputation naissante et de se compromettre gravement - par une déviation de son désir d'absolu - avec la dictature des colonels... Au point aussi, à l'image des héros de la tragédie, de se voir dévoré par son ambitieux projet. Takis Theodoropoulos, avec ce roman emblématique d'une Grèce qui interroge son passé, se livre en même temps - avec une remarquable maîtrise du sujet et de l'écriture - à une réflexion très moderne sur l'art et ses contraintes.
Les chats, paraît-il, ont sept vies. En grec, on dit qu'ils ont sept âmes. Dans ce récit, conte philosophique et satire politique à la fois, Takis Théodoropoulos imagine que les philosophes de l'Antiquité se sont réincarnés à Athènes en chats de gouttière. Or, parce que les Jeux olympiques se tiennent dans la capitale grecque en 2004 et qu'on ne plaisante ni avec la sécurité ni avec la salubrité, il est question de supprimer ces encombrants matous : c'est la philosophie qu'on assassine ! Branle-bas de combat au comité de défense des sept-âmes : sous la houlette de leur très charismatique et séduisant président, ses membres, pour l'essentiel des dames d'un certain âge, se lancent dans une rocambolesque défense et illustration des félins menacés. Drôle, incisif et truculent, ce petit livre s'achève par les biographies imaginaires des chats philosophes, joyeuses occasions de revisiter ses classiques et de honnir à tout jamais les organisations internationales de tout poil.
Ancien gauchiste reconverti dans les affaires, homme sans scrupules aujourd'hui comme autrefois, le narrateur a perdu le goût de vivre, car sans culpabilité, dit-il, la vie n'a plus de saveur. Sur une île de la mer Egée en proie à la canicule, ce personnage va s'adresser tout au long du récit à la femme avec qui il est marié depuis vingt ans, faisant alterner interrogations existentielles et fantasmes sexuels, vécus séparément par le couple. Et les dilemmes tragiques finiront par basculer dans le tragi-comique et le fantastique, se résumant à ces questions y a-t-il bien un cadavre, est-il le double du narrateur, et que faut-il en faire ?
Résumé : "Ecole", "mouvement", "avant-garde" ou autres "ismes" : l'historien d'art contemporain se réfère constamment à des catégories qui, loin d'être neutres, sont porteuses de discours. L'historicisation des "courants", tels que l'expressionnisme abstrait, l'art minimal, le Body-Art, le néo-expressionnisme ou encore le néo-dada, peut laisser entendre une forme de reconduction du projet des avant-gardes historiques. Mais leur statut ambigu un courant recouvre-t-il un style, une période, un projet esthétique, un label ou une technique de marketing ? est symptomatique de la mutation profonde, depuis les années 1960, du fonctionnement du système artistique (marché, institution, critique), tout comme de la nature des intentions créatrices. Ce phénomène d'historicisation des pratiques sous forme de courants se poursuit sur les deux dernières décennies du XXe siècle (avec Esthétique relationnelle, les Young British Artists, le bio-art...), tandis que de très nombreux groupes, collectifs, coopératives ou entreprises continuent d'apparaître sur la scène artistique. A l'inverse des étiquettes mentionnées précédemment, leurs noms signalent un projet ou une intention commune de l'Internationale situationniste et du groupe ZERO à Présence Panchounette, des Yes Men à Société Réaliste, sans nécessairement suggérer l'élaboration d'une nouvelle esthétique. Si ces configurations, en tant qu'identités collectives arbitraires et autodéterminées, semblent également s'inscrire dans le legs politique des avant-gardes, elles le redéfinissent radicalement. Dépassant le simple constat de ce double héritage, paradoxal, du phénomène avant-gardiste, les études rassemblées dans cet ouvrage proposent de réfléchir aux stratégies de dénomination adoptées par les différents acteurs du monde de l'art, aux divers types de coalition définis ou revendiqués par les artistes, enfin aux pratiques artistiques que celles-ci recouvrent.
Ecrivain revenu de tout, Andréas Giotis découvre que la passion seule peut encore donner le grand frisson : commence alors, sur fond de trafic d'antiquités et de voyages internationaux, un thriller métaphysique que dénouera... la chute de Narcisse.
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.