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L'Europe, terre de mission. Vivre et penser la foi dans un espace d'hospitalité messianique
Theobald Christoph ; Kremer Robert
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204132336
Dans ses discours devant le Parlement européen et le Conseil de l'Europe, le pape François n'a pas hésité à esquisser l'image d'une Europe blessée, qui traverse une profonde crise de confiance et d'espérance. Le christianisme est, lui aussi, concerné par cette crise : sa force d'inspiration semble être affaiblie. Comme l'Europe, il se trouve devant l'alternative : dissolution ou réforme. Christoph Theobald relève ce défi, le prenant pour point de départ d'une traduction contemporaine du croire, espérer et aimer, offert parla tradition biblique et chrétienne. Il se laisse guider par la question : comment témoigner aujourd'hui d'une espérance commune et comment laisser advenir une confiance mutuelle ? Ses réflexions le conduisent à comprendre l'être chrétien comme une manière de vivre selon une sainte hospitalité, susceptible de produire de la confiance, d'engendrer de l'espérance et d'offrir à une Europe blessée une nouvelle force de vie.
Résumé : "Les différentes contributions de ce livre tentent de répondre à la question quelque peu provocatrice : Pourquoi l'Eglise ? C'est principalement la proposition d'un salut à orientation eschatologique qui pose problème aujourd'hui. Une Eglise comprise comme "institution du salut" se voit progressivement privée de sa pertinence. D'urgence, elle doit s'interroger sur les "expériences" que désigne, au sein de nos sociétés séculières, le vocabulaire biblique du salut et du Royaume, se demander quel "type" d'ecclésialité ou quelle "forme" ecclésiale peuvent correspondre à sa manière de concevoir le monde dans l'horizon eschatologique et quel rapport nouveau elle veut établir avec d'autres formes de christianisme, voire avec des "chrétiens sans Eglise"... Ce volume est une manière d'affronter les défis, voire les réformes qu'impose aujourd'hui à une Eglise au service du Royaume au sein d'un monde séculier nouveau, un monde qui émerge douloureusement de son enveloppe sacrée".
Nous risquons de rester muets quant aux questions ultimes de notre existence. Pour de multiples raisons : impossibilité d'habiter les langages de notre tradition chrétienne devenus pour beaucoup désuets et pétrifiés, manque d'interlocuteurs disponibles pour nous inviter à dire simplement ce qui nous habite et le monde tel que nous le percevons, avec ses énigmes et son mystère... Ce que nous appelons, parfois de manière distraite, parole de Dieu est une parole radicalement humaine, voire la plus humaine qui puisse exister, porteuse de vie dans nos traversées difficiles ou heureuses. Christoph Theobald déploie les conditions de transmission de cet Évangile de liberté pour tous et montre, au long d'un itinéraire, comment dire aujourd'hui, dans la trame des Écritures, ses dimensions anthropologiques et chrétiennes. . . Christoph Theobald, jésuite, est professeur de théologie fondamentale et dogmatique aux facultés jésuites de Paris (Centre Sèvres), rédacteur en chef-adjoint de la revue Recherches de science religieuse, conseiller et auteur. à la revue Études. Il est aussi au service de la formation permanente du diocèse de Limoges.
Les problèmes de réception du concile Vatican II ne relèvent pas seulement d'un conflit entre différentes herméneutiques post-conciliaires mais proviennent plus fondamentalement du Concile lui-même, de ses dimensions, voire de sa situation historique très spécifique dans l'ensemble de la tradition chrétienne, de la taille exceptionnelle de son corpus, et du caractère unique de sa figure à la fois théologale et sociale. C'est ce que cet ouvrage veut montrer en s'interrogeant sur ce que nous pouvons attendre aujourd'hui de Vatican Il, sur sa normativité propre par rapport à nous et sur l'interprétation de son corpus. Portant le titre Accéder à la source, le premier tome répond à ces trois questions sur l'identité du Concile. L'axe historique y est déterminant et conduit le lecteur à parcourir la phase préparatoire, le déroulement même du Concile et surtout la phase de réception jusqu'à nos jours, le tout étant situé dans une histoire longue des conciles oecuméniques. Des critères d'évaluation de ce processus sont proposés à partir d'une analyse détaillée de la composition même du corpus conciliaire, de l'apport spécifique de la constitution Dei verbum, sans négliger la théologie des "signes des temps", développée dans la constitution Gaudium et spes, ni le rapport à l'histoire qui se dégage de la déclaration Dignitatis humanae. Intitulé L'Eglise dans l'histoire et la société, un deuxième tome proposera ultérieurement une, lecture transversale du corpus en partant de la présence de l'Eglise dans un monde pluriel où chrétiens, autrement croyants et incroyants se côtoient.
Ce deuxième tome sur la réception parfois orageuse du concile Vatican II paraît à point nommé. Il met le projecteur sur des limites du Concile mais aussi sur certaines potentialités d'avenir. Il traite du lien entre l'Evangile et l'Eglise ; thème que le Pape François a remis en chantier. Les problèmes de réception du Concile ne relèvent pas d'un conflit entre différents herméneutiques postconciliaires mais proviennent du Concile lui-même. La Constitution Lumen gentium et sa vision programmatique, son enracinement dans la tradition et le minutieux travail exégétique, effectué par ses rédacteurs, se révèlera dans la suite être le ressort principal d'une approche à la fois critique et prospective de l'ecclésiologie conciliaire. Des tensions se laissent en effet repérer dans le texte lui-même. Elles concernent les rapports entre l'Eglise et la Synagogue, entre l'Eglise universelle et les Eglises particulières ; elles portent sur la place des charismes, des ministères et styles de vie. Et puis il y a la vision du monde de Lumen gentium, le changement paradigmatique intervenu depuis les conciles de Trente et de Vatican I ainsi que les évolutions internes à Vatican II. De la sorte, les zones de tensions au sein de la vision conciliaire de l'Eglise, située dans l'histoire et la société, se précisent et s'expriment dans l'histoire éprouvante de la réception, allant de Paul VI par Jean-Paul II et Benoît XVI au pape François et à sa mise en place de la synodalité de l'Eglise.
Résumé : Qui aurait rédigé l'Ancien Testament ? Qui sont les douze disciples de Jésus ? Qui était Marie-Madeleine ? Qu'est-ce que la Septante ? Quand a eu lieu le procès de Jésus ? Combien y-a-t-il de chapitres dans la Bible ? Que signifie le mot "Torah" ? Combien d'années s'écoule-t-il entre le Déluge et l'arrivée des Juifs en Terre promise ? D'où viennent les grandes fêtes juives et chrétiennes ? Qui sont les descendants d'Abraham ? Que se passe-t-il lors de la Pentecôte ? En combien de langues la Bible est-elle traduite ? C'est à toutes ces questions, et à bien d'autres, que le Zapping de la Bible répond. De la Torah aux écrits des apôtres, d'Adam à Jésus, du Déluge à l'Ascension en passant par le jugement de Salomon et la trahison de Judas, il décrypte et analyse les plus grands épisodes bibliques de façon claire et originale. Il nous conte le destin d'exception d'hommes, de femmes dont les passions, les souffrances, les histoires d'amour, d'orgueil, de fidélités et d'espoir ont façonné notre culture et donné sens au monde. Un éclairage essentiel sur un texte fondateur à la source de la civilisation occidentale.
Carnet de l'âme et chronique de l'actualité, voici le journal de bord, puissant et impétueux, prophétique surtout, qu'a tenu Véronique Lévy de l'été 2016 à l'automne 2018. La ferveur de la prière y illumine les drames et les conflits ravageant le monde. La convocation de l'Evangile et des saints y dévoile les affres du nihilisme contemporain. Le visage du Christ y recouvre l'abîme d'une humanité livrée aux maîtres de la robotique, aux sorciers de la génétique et aux idolâtres de la nouvelle Babel. Mais ce décryptage sans tabou et sans concession, où l'aphorisme alterne avec le commentaire, est aussi une épreuve incarnée de la compassion. Paradoxe de la foi vivante, c'est en toute liberté que Véronique Lévy entre en dialogue avec les Femen, les rappeurs ou les djihadistes, en interrogeant la signification ultime de leurs provocations ou de leurs dérives. Sommes-nous condamnés au narcissisme d'une autodéification qui tuera l'amour ? Le Dieu qui s'est fait chair n'a-t-il pas visité les enfers ? L'éclipse que nous traversons est-elle définitive ? Révélant les signes cachés de la transcendance, réveillant l'espérance d'une authentique délivrance, Véronique Lévy s'inscrit ici dans la tradition de la littérature catholique portée par un Bloy, un Claudel, un Bernanos, un Mauriac. Un ouvrage d'adoration et de combat. Un traité de révolution mystique.
Des prêtres sont coupables de pédophilie. Il faut donner la parole aux victimes. C'est justice. Des prêtres se suicident. Le silence recouvre leur geste. Hors de l'Eglise mais aussi dans l'Eglise. Une crise ne saurait effacer un abandon. La souffrance qu'elle cause vient s'ajouter à d'autres, devenues l'ordinaire des vies consacrées. Quelle est leur source ? La dureté de l'institution ? La dureté de l'adhésion ? La dureté de la mission ? Quel est l'impact de la sécularisation ? Comment exprimer la solitude du sacerdoce ? Peut-on se contenter de dénoncer le cléricalisme ? Ou le prêtre n'est-il pas fils engendré et accompagné par l'évêque pour se faire père à son tour ? C'est l'amour paternel qui fait la prêtrise et le manque de paternité reçue et donnée, qui la vide de son sens. A rebours des idées reçues, cette crise nous appelle à une redécouverte de l'autorité spirituelle. Un livre-choc sur certains aspects du sacerdoce en France. Docteur en droit canonique, prêtre du diocèse de Metz, le père Cédric Burgun est vice-doyen de la Faculté de droit canonique de l'Institut catholique de Paris et directeur au Séminaire des Carmes.
Résumé : "A la racine de l'effondrement de l'Occident, il y a une crise culturelle et identitaire. L'Occident ne sait plus qui il est, parce qu'il ne sait plus et ne veut pas savoir qui l'a façonné, qui l'a constitué, tel qu'il a été et tel qu'il est. De nombreux pays ignorent aujourd'hui leur histoire. Cette autoasphyxie conduit naturellement à une décadence qui ouvre la voie à de nouvelles civilisations barbares". Cette affirmation du cardinal Robert Sarah résume le propos de son troisième livre d'entretiens avec Nicolas Diat. Son constat est simple : notre monde est au bord du gouffre. Crise de la foi et de l'Eglise, déclin de l'Occident, trahison de ses élites, relativisme moral, mondialisme sans limite, capitalisme débridé, nouvelles idéologies, épuisement politique, dérives d'un totalitarisme islamiste... Le temps est venu d'un diagnostic sans concession. Il ne s'agit pas seulement d'analyser le grand retournement de notre monde : tout en faisant prendre conscience de la gravité de la crise traversée, le cardinal démontre qu'il est possible d'éviter l'enfer d'un monde sans Dieu, d'un monde sans homme, d'un monde sans espérance. Dans cette réflexion ambitieuse, le cardinal Robert Sarah se penche sans exclusive sur les crises du monde contemporain en livrant une importante leçon spirituelle : l'homme doit faire du chemin de sa vie l'expérience d'une élévation de l'âme, et ainsi quitter cette vie en créature plus élevée qu'il n'y était entré. Le cardinal Robert Sarah est une figure majeure du monde catholique d'aujourd'hui.