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Dagobert
Theis Laurent
CNRS EDITIONS
10,00 €
Épuisé
EAN :9782271094599
En bref Dagobert au-delà du mythe : la biographie et la postérité du plus célèbre des Mérovingiens. Le livre Dagobert 1er, roi des Francs de 623 à 639, fut enterré à l'abbaye de Saint-Denis dont il était le bienfaiteur. Onze siècles plus tard, une chanson fut composée, qui installa pour toujours le bon roi dans la mémoire collective des Français. Durant ce long millénaire, ce prince mérovingien, dont la vraie vie en son temps est presque impossible à connaître, ne cessa d'être détourné de ses origines au profit d'exigences ou d'intérêts divers: l'Eglise, la monarchie française en formation, la tradition populaire s'emparèrent du nom et de l'image de Dagobert, l'inscrivirent dans de multiples documents et lui composèrent des existences posthumes souvent surprenantes. Cette biographie, rigoureuse et insolite, d'un roi très ancien constamment renouvelé, est aussi un pan de l'histoire de la nation française, où le souvenir de Dagobert est profondément inscrit, familier aux grands aussi bien qu'aux plus humbles. L'auteur Historien, ancien élève de l'Ecole normale supérieure, Laurent Theis est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels Robert le Pieux (Perrin, 1999) et Guizot, la traversée du siècle (CNRS Editions, 2014). Arguments - La réédition d'une biographie qui fit date. - Succès de la réédition en Biblis du Clovis du même auteur.
Résumé : Guizot politique, historien, diplomate, journaliste a marqué son siècle d'une empreinte encore visible sur nos institutions et notre système éducatif. Plusieurs fois ministre puis président du Conseil sous la monarchie de Juillet, cet homme, qui a vu de ses yeux la Terreur en 1794 et la Commune en 1871, a fasciné bon nombre de ses contemporains. Loin de l'image laissée par la tradition et les caricatures, Laurent Theis explore la philosophie politique de ce grand serviteur de l'État ; son idéal d'un gouvernement des esprits par la souveraineté de la raison ; sa religion, formée d'un attachement à l'Église réformée dépourvu de mysticisme ; sa conception de l'histoire fondée sur l'évolution de la civilisation européenne conduisant à l'avènement des classes moyennes et au système représentatif. Dans cet ouvrage réunissant une dizaine de textes, il le débusque dans ses affections familiales, ses interventions dans la presse, ses rapports souvent conflictuels avec ses éditeurs, ses relations cordiales avec les catholiques libéraux, son empathie pour l'Angleterre... Un Guizot inattendu dont la présence irrigue tout un siècle, de la fin de l'Ancien Régime au début de la IIIe République.
Lorsqu'en 1805, à dix-huit ans, François Guizot entre dans le monde, il se fait aussitôt remarquer pour le feu de son regard, le timbre de sa voix et la vigueur de son esprit. Quand il le quitte en 1874, il est le même, sauf les années. Entre-temps, il a tenu sans désemparer le devant de la scène nationale et européenne, occupant divers emplois mais ne jouant jamais qu'un seul rôle, celui de M. Guizot. A la Sorbonne, à la Chambre des députés, dans les ministères, les salons, les ambassades et les académies, les spectateurs furent nombreux et souvent enthousiastes, surtout les spectatrices. A l'histoire, celle de la civilisation, à la politique, conservatrice, à la religion, protestante, il donna un lustre et des accents éclatants. Ses livres se comptent par dizaines, ses lecteurs par centaines de milliers. Il réserva son coeur à la famille, à l'amour et à l'amitié. Sa correspondance, immense, est un enchantement. Attaché à la liberté et à la paix, il gouverna la France et les Parisiens, en 1848, le chassèrent. Mais sa prodigieuse vitalité le releva de tout. Méridional acclimaté Normand, il aimait les sucreries, les fleurs et les romans anglais. Admiré, haï, déchu, ressuscité, François Guizot ne mérite pas d'être oublié, tant l'indifférence lui fut inconnue. Biographie de l'auteur Auteur de plusieurs livres dont certains furent remarqués, Laurent Theis exerce des activités d'historien, d'éditeur et de critique. Il est président honoraire de la Société de l'histoire du protestantisme français.
Fils du roi Hugues Capet, Robert régna seul de 996 à 1031. Prince guerrier, combattant ferme pour conserver la Bourgogne, il fut aussi un esprit profondément religieux, poussant la dévotion au-delà de ce qu'exigeait sa fonction royale, façon peut-être de compenser par l'idéologie sa relative faiblesse politique et matérielle. Il fut un homme amoureux, bravant même le pape par passion pour sa seconde femme, Berthe de Blois, avant de devoir l'écarter au profit de la terrible Constance d'Arles. Il fut enfin musicien et bâtisseur, et alluma en 1022 le premier bûcher d'hérétiques, afin de mieux servir la paix et la justice de Dieu. Comme ses contemporains, il passa l'an mil sans vraiment s'en apercevoir. Lorsqu'il mourut quatre ans après avoir fait sacrer et couronner son successeur Henri Ier, la dynastie capétienne était désormais solidement installée à la tête du royaume des Francs, qui entrait avec vigueur dans une période d'expansion et de renouveau. Entre Louis le Pieux et Saint Louis, Robert le Pieux, malgré l'obscurité qui l'entoure, ne fait pas mauvaise figure.
Résumé : On ne connaît pas la date de naissance de la France ni, d'ailleurs, celle d'Hugues Capet. Pourtant c'est dans cette deuxième moitié du Xe siècle, l'une des périodes les plus sombres de l'histoire occidentale, que s'est joué l'un des actes majeurs du destin français. Après l'époque glorieuse et bientôt légendaire de l'Empire carolingien, les invasions normandes et musulmanes, les querelles intestines, l'effondrement culturel conduisent à la division. La partie occidentale de l'héritage de Charlemagne se détache de la Germanie. Progressivement, la famille des Robertiens, implantée dans le Bassin parisien et le Val de Loire, supplante, non sans soubresauts, les derniers Carolingiens. Le sacre d'Hugues Capet par l'archevêque de Reims, le 3 juillet 987, est l'aboutissement d'une évolution à la fois politique et sociale, dans laquelle l'Eglise a joué un grand rôle. La dynastie nouvelle, fragile à ses débute, durera plus qu'aucune autre au monde : huit cents ans. Dès le XIe siècle et jusqu'à la fin du Moyen Age, les historiens se demandent ce qui s'est réellement passé ce dimanche d'été à Noyon : le destin posthume du premier Capétien est mieux connu que sa personnalité réelle. A travers l'événement de 987 et les images qui en furent données, les Français sentent qu'un événement fondateur s'est produit ce jour-là, qui les concerne au plus profond d'eux-mêmes.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.
Vauchez André ; Armogathe Jean-Robert ; Richard Vi
Résumé : Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants. Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.