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LA RAISON ET SON DIEU ETUDE SUR LA THEOLOGIE KANTIENNE
THEIS
VRIN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782711624034
Des premiers écrits des années 1750 aux ultimes liasses de l'Opus postumum, Kant demeurait préoccupé par la question de Dieu. La reconstruction génétique des écrits de philosophie théorique montre d'une part comment l'affirmation de l'existence de Dieu, d'abord dogmatiquement certaine, se transforme quant à son statut épistémique vers l'affirmation d'un idéal de la raison tout en demeurant constante, comme théologie transcendantale et comme physico-théologie réfléchissante, quant à sa fonction systématique, à savoir de servir de fondement. Elle montre d'autre part comment la problématique théologique, en tant que problématique du fondement, s'élargit, chemin faisant, au sein même des considérations de philosophie théorique, vers une théologie morale qui sera comprise ultimement comme constituant le point de vue le plus élevé de la philosophie transcendantale qui demeure, il est vrai, de l'ordre de l'inachevé.
Le père du conservatisme libéral. François Guizot (1787-1874) est le plus souvent oublié, quand il n'est pas attaqué. Les raisons : une citation tronquée - " Enrichissez-vous " ; ses années au service d'un régime trop longtemps décrié - la monarchie de Juillet ; un pacifisme conjugué avec une anglophilie assumée dans une " Grande Nation " jacobine élevée dans le culte de la gloire par Napoléon ; enfin, un protestantisme ouvert mais engagé dans un pays " catholique d'abord ". Et pourtant, Guizot fut à la fois un des plus grands historiens de son temps, un immense essayiste et mémorialiste, un grand ministre de l'Instruction publique, le promoteur de la première loi régulant le travail des enfants et le vrai fondateur de " l'Entente cordiale " ; bref un homme d'Etat doublé d'un intellectuel d'envergure qui tenta de concilier l'ordre et la liberté dans le cadre d'une monarchie moderne reposant sur l'équilibre des pouvoirs et la méritocratie. Laurent Theis restitue cette vie, ou plutôt ces vies, dans une biographie exemplaire où, fidèle à son modèle, l'écriture s'élève à la hauteur de la pensée.
A la veille de la Révolution française, le destin de Xavier est bouleversé. Le comte de Flamanville, qui l'a adopté, l'arrache à ses montagnes afin d'en faire son héritier. Les préjugés de son nouveau milieu, la tourmente révolutionnaire, les jalousies et les haines meurtrières que suscite cet héritage vont le rendre bien lourd à porter...
Résumé : On ne connaît pas la date de naissance de la France ni, d'ailleurs, celle d'Hugues Capet. Pourtant c'est dans cette deuxième moitié du Xe siècle, l'une des périodes les plus sombres de l'histoire occidentale, que s'est joué l'un des actes majeurs du destin français. Après l'époque glorieuse et bientôt légendaire de l'Empire carolingien, les invasions normandes et musulmanes, les querelles intestines, l'effondrement culturel conduisent à la division. La partie occidentale de l'héritage de Charlemagne se détache de la Germanie. Progressivement, la famille des Robertiens, implantée dans le Bassin parisien et le Val de Loire, supplante, non sans soubresauts, les derniers Carolingiens. Le sacre d'Hugues Capet par l'archevêque de Reims, le 3 juillet 987, est l'aboutissement d'une évolution à la fois politique et sociale, dans laquelle l'Eglise a joué un grand rôle. La dynastie nouvelle, fragile à ses débute, durera plus qu'aucune autre au monde : huit cents ans. Dès le XIe siècle et jusqu'à la fin du Moyen Age, les historiens se demandent ce qui s'est réellement passé ce dimanche d'été à Noyon : le destin posthume du premier Capétien est mieux connu que sa personnalité réelle. A travers l'événement de 987 et les images qui en furent données, les Français sentent qu'un événement fondateur s'est produit ce jour-là, qui les concerne au plus profond d'eux-mêmes.
L'?uvre de Hans Jonas (1903-1993) est portée par une idée maîtresse: l'homme, en tant qu'habitant du monde, a une responsabilité à l'égard de celui-ci et de son avenir. Partant de son étude de la gnose, le philosophe allemand va tenter de penser la biologie, ce qui le conduira, dès les années cinquante, à une réflexion approfondie sur la technique, en rapport avec certaines pratiques médicales. Jonas se rend compte alors de l'urgence d'une nouvelle éthique pour l'ère technologique. Le Principe responsabilité, paru en 1979, constituera la synthèse systématique de cette réflexion: son constat que "la promesse de la technique moderne s'est inversée en menace, ou bien que celle-ci s'est indissolublement liée à celle-là" contraint à repenser l'éthique. Jonas s'engage alors dans une entreprise de fondation de cette nouvelle éthique de la responsabilité, notamment à l'égard des générations futures. Biographie: Spécialiste de Kant et de la pensée des Lumières, Robert Theis est professeur de philosophie à l'Université du Luxembourg et à l'Université de la Sarre.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.