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Un présent sans mémoire
Teyssiéras Anne
CORLEVOUR
16,85 €
Épuisé
EAN :9782372090353
Lorsque CELA s'était produit nous étions sur la plus lointaine avancée de terre prenant appui sur les hauts-fonds de la mer de corail. Après l'assourdissant éclair, des vents brûlants chargés de poussières embrasées nous avaient chassés vers les hautes terres où nous survivions par miracle, investis (le souhaitions-nous ?) d'une impérative mission. Etait-ce l'aura de notre survie ? Dans une réserve quantique un promeneur de passage se serait demandé ce que nous faisions là, si nous étions des "élus" de la planète terre ou de simples touristes. Le monde avait perdu ses "briques". S'il voulait se reconstruire il faudrait lui rendre les tout premiers mots, armes nécessaires, pointes de flèches et pierres taillées, pour le retour au primitif et le choix des bifurcations. Telle devait être notre tâche.
Résumé : " Il nous faut être continuellement en éveil quant à cette triple cause de nos pensées, et appliquer à toutes celles qui émergent dans notre c?ur un sagace discernement. Nous en rechercherons dès le principe l'origine, la cause, l'auteur afin de considérer, d'après le mérite de celui qui les suggère, l'accueil que nous leur devons faire. Ainsi deviendrons-nous, selon le précepte du Seigneur, d'habiles changeurs. L'habileté et la science des changeurs triomphent à discerner l'or parfaitement pur et celui qui n'a pas subi au même degré l'épreuve du creuset. Qu'un vil denier de cuivre essaie d'imiter la monnaie précieuse, en se couvrant des apparences et de l'éclat de l'or, leur oeil exercé n'y sera point trompé. Puis, non seulement ils savent reconnaître les pièces portant effigie des tyrans, leur sagacité va encore plus loin, et discerne celles-là mêmes qui, marquées à l'empreinte du roi légitime, ne sont pourtant qu'une contrefaçon. Ils recourent enfin à l'épreuve de la balance, pour voir si rien ne manque du juste poids. Notre devoir, à nous, est de porter dans les choses de Dieu toutes ces mêmes précautions, comme il ressort du nom même de changeurs que l'Évangile nous propose en exemple ".
15 mai 1940. Les chars allemands ont percé à Sedan. Paul Reynaud, président du Conseil, n'a d'autre choix que de se tourner vers son allié britannique, Winston Churchill, pour le supplier d'envoyer du renfort. Au même moment, à Dunkerque, Claudine Vermotte attend désespérément des nouvelles de son mari, au front depuis huit mois. Les réfugiés belges affluent dans la ville - doit-elle faire ses valises elle aussi, pour ne pas subir l'occupation allemande ? De tout son coeur, elle espère que les Français vont repousser les panzers allemands à Sedan... Sedan, où se trouve son mari. Le sergent René Vermotte combat à bord d'un B1 bis, un char de combat de 32 tonnes d'acier. Le lieutenant ardéchois Dumas, Boissier, le radiotélégraphiste du Sud-Ouest, Mérindol, le jeune pourvoyeur provençal, et Ziegelmeyer le mécanicien originaire d'Alsace, sont ses compagnons de lutte. Enfermés dans le ventre métallique de leur engin, ces cinq hommes incarnent une nation meurtrie par la Première Guerre mondiale, mais prête à se battre encore une fois pour sa survie. Road trip historique, de Sedan à Montpellier en passant par Compiègne et Orléans, La Bataille de France, nous fait traverser le pays à bord d'un blindé plus puissant que tout ce que possède alors l'armée allemande. En croisant trois visions de la guerre - celle des gouvernants, des soldats et des civils -, Eric Teyssier signe une fantastique fresque humaine. Entre témoignage historique et récit romanesque, il fait revivre six semaines de combat aussi tragiques que cruciales pour l'histoire de France. Inspiré de faits réels, L'an 40 rend hommage aux 65 000 soldats français tombés au terme de combats acharnés. La Bataille de France est le premier tome d'une série consacrée à la Seconde Guerre mondiale des Français.
Ce texte poétique à la structure ouverte ancre le récit dans un passé mythique méditerranéen en même temps qu'intensément actuel (le Cap Corse). A travers la voix de Minoa, qui confie son désarroi, ses doutes, ses perplexités face à la vie et à l'amour, toute une réflexion sur l'écriture est engagée. Pour explorer le monde intérieur qui la fonde et dans lequel elle se débat, la narratrice choisit des modalités d'écriture et des tonalités volontairement diversifiées. L'ensemble épistolaire des Feuillets de Minoa (première partie), est ponctué par de brefs poèmes dont la tonalité sagement érotique rompt avec la prose des lettres tout imprégnées du "sentimentalisme" du XVIIIe siècle. Les Journuits (seconde partie) combinent récits oniriques et prose journalistique. Les Petites fantaisies minoennes (3e partie), brefs textes en vers, jouent le rôle d'intermède ludique. La dernière partie, Chants de Minoa, rassemble des poèmes inspirés par la même ferveur lyrique. Avec en ouverture une sextine écrite selon les règles mises en place au XIIe siècle et en chant final, le "Brame de la Minotaure", l'ouvrage, tendu à l'extrême, constitue une partition surprenante. Si la voix dominante est celle de Minoa, les différents modes d'expression qu'elle emploie pour la faire résonner, rendent compte d'une intériorité polyphonique d'une grande intensité.
Et Isaïe dit : Ecoutez donc, maison de David : Ne vous suffit-il pas de lasser la patience des hommes, sans lasser encore celle de mon Dieu ? C'est pourquoi le Seigneur vous donnera lui-même un prodige : Une vierge concevra, et elle enfantera un fils qui sera appelé EMMANUEL. Il mangera le beurre et le miel, en sorte qu'il sache rejeter le mal, et choisir le bien.
Ce recueil de poèmes retrace les étapes d'une réconciliation. A l'origine se trouve l'expérience anéantissante du vide et de l'obscur, guidée par la lecture de Jean de la Croix et de maître Eckhart, de Bataille et de Cioran. Les premiers textes sont les traces laissées par un naufrage mystique, les témoins d'une expérience intérieure ravageuse. C'est à partir des tessons verbaux laissés par celle-ci que s'engage alors la reconquête des mots et du monde. Alors peut se clore "l'âge obscur". La quête de réconciliation prend ensuite la forme d'une eulogie retraçant le cheminement de marcheurs découvrant la beauté cabossée du monde. Travail de mémoire et déploiement du verbe avec, au bout du sentier, la reconquête des mots, "en plein vent". Si l'expérience du vide n'est pas une solution, la recherche d'une langue permet de résister aux ombres et de déshumilier la parole.
John Henry Newman, né à Londres en1801 et mort en 1890, est un théologien et écrivain britannique, converti au catholicisme en 1845. Etudiant à l'Université d'Oxford, il est ordonné prêtre anglican. Ses travaux sur les Pères de l'Eglise le conduisent à analyser les racines chrétiennes de l'anglicanisme et à défendre l'indépendance de sa religion face à l'Etat. Ainsi naît le Mouvement d'Oxford, dont John Newman est l'un des principaux acteurs. Ses recherches et sa conception de l'Eglise l'amènent à se convertir au catholicisme, qu'il voit comme la confession la plus fidèle aux racines du christianisme. C'est au cours de cette période qu'il écrit son célèbre poème Lead, kindly Light. Il part pour l'Irlande afin de fonder une université catholique à Dublin, à la demande des évêques de ce pays. Pour mieux faire comprendre sa conception de l'éducation et de la science, il donne un cycle de conférences : L'Idée d'université, avant de démissionner en 1857 à cause du manque de confiance de la part des évêques irlandais face à son entreprise. Sa conversion au catholicisme est incomprise et critiquée par ses anciens amis anglicans. Il est aussi regardé avec méfiance par une partie du clergé catholique anglais du fait de ses positions considérées comme très libérales. En réaction à des calomnies, John Newman décrit sa conversion au catholicisme dans Apologia Pro Vita Sua. Cet ouvrage change la perception des anglicans à son égard et accroît sa notoriété. L'incompréhension suscitée par la proclamation du dogme de l'infaillibilité pontificale conduit Newman à défendre l'Eglise et la place primordiale de la conscience dans sa Lettre au duc de Norfolk. Sa conception de la conscience sera en partie développée lors du Concile Vatican II. Il écrit par la suite la Grammaire de l'assentiment, qui se veut une défense de la foi face au développement du positivisme. Théologien reconnu, il est l'une des figures majeures du catholicisme britannique, avec Thomas More, Henry Edward Manning et Ronald Knox. Il a exercé une influence considérable sur les intellectuels catholiques, notamment les auteurs venus de l'anglicanisme. Ses oeuvres, dont la Grammaire de l'assentiment et l'Apologia Pro Vita Sua, sont une référence chez des écrivains tels que G K Chesterton, Evelyn Waugh ou Julien Green, mais aussi pour des théologiens et des philosophes comme Avery Dulles, Erich Przywara et Edith Stein, qui a traduit en allemand son ouvrage L'Idée d'université.