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La IIIe République. Tome 2, 1895-1919 de Félix Faure à Clemenceau
Teyssier Arnaud
PYGMALION
24,90 €
Épuisé
EAN :9782857046981
La démocratie française est-elle ingouvernable ? Cette question qui rencontre une singulière résonance aujourd'hui était déjà posée avec vigueur, il y a plus d'un siècle. Nulle période n'aide mieux à comprendre cette curieuse exception française que celle qui s'ouvre avec l'élection à l'Elysée de Félix Faure, président sans grand relief, et qui s'achève avec la défaite, face à Deschanel, de Georges Clemenceau, le " Tigre ", pourtant tout nimbé de la gloire de 1918. C'est le temps de l'affaire Dreyfus et des grandes querelles religieuses, celui de Combes et de Lyautey, c'est la jeunesse de De Gaulle ; le temps de la Belle Epoque, des crises, des souffrances collectives ; le temps de tous les contrastes et des occasions perdues. La disparité est en effet saisissante entre, d'un côté, la vie politique quotidienne du régime, au rythme scandé par de pâles élections, des majorités incertaines et des politiques de faible souffle, et de l'autre, ses grandes réalisations dans le domaine économique, social, culturel, colonial. " Il doit donc y avoir autre chose ", s'interrogeait le grand intellectuel Daniel Halévy, ami de Proust. Où étaient alors les ressorts cachés du pouvoir et de sa surprenante énergie ? D'où provenait vraiment cette vitalité du peuple français qui lui permit de supporter le terrible sacrifice de la Grande Guerre ? C'est un peu comme si deux régimes avaient coexisté, deux Républiques en une, comme si la France avait vécu deux vies en même temps. Là résident peut-être le secret de l'étonnante longévité de la IIIe République et celui de bien des incertitudes politiques actuelles.
Qui, mieux que Charles Péguy (1873-1914), a incarné la vertu républicaine par la modestie de ses origines, sa rectitude morale, ses engagements intellectuels et politiques? Et pourtant, quelle existence singulière et fulgurante que celle de ce normalien qui revendiquait hautement ses origines paysannes et devint l une des plus grandes figures littéraires et politiques de la France contemporaine... Il fonde en 1900 les Cahiers de la quinzaine, écrit une uvre immense, publie quelques-uns des écrivains les moins conformistes de son temps: Romain Rolland, André Suarès, Daniel Halévy... Son engagement vigoureux dans l affaire Dreyfus, ses combats politiques successifs contre les manipulations de l état-major, contre l antisémitisme, puis contre la république radicale, son amitié puis sa rupture brutale avec Jaurès dessinent un personnage contradictoire et mystérieux. Rompant avec le socialisme de ses débuts pour se convertir à un catholicisme original et ardent, il évolue vers un patriotisme mystique incarné par Jeanne d Arc, figure centrale de son uvre poétique. Vivant dans la pauvreté et loin des honneurs, il ne cesse d irriter ses contemporains par son intransigeance, sa dénonciation de l hypocrisie du monde intellectuel et sa critique du monde moderne, dont il souligne la vanité et la médiocrité agissante. Quant la guerre éclate, ses doutes se dissipent. Il meurt au combat d une balle en plein front le 5 septembre 1914. Sous la plume d Arnaud Teyssier, on croise les figures majeures de notre imaginaire politique et on décèle, grâce à l intelligence lumineuse de Péguy et sa profonde humanité, quelques traits très actuels de notre impuissance démocratique. Biographie: Né en 1958, ancien élève de l Ecole normale supérieure et de l ENA, Arnaud Teyssier est historien et haut fonctionnaire. Spécialiste d histoire politique, il a publié, en 2004, chez Perrin, Lyautey (prix du Nouveau Cercle de l Union).
Le 7 mai 1995, avec l'élection de Jacques Chirac à la présidence de la République, s'est ouvert le dernier septennat de notre histoire républicaine. Celui-ci s'est achevé le 5 mai 2002 par une réélection hors des normes, pour cinq ans. Le passage a plus qu'une dimension symbolique. Pendant ces sept années, des évolutions majeures se sont produites, puisant leurs sources au plus profond de notre histoire politique nationale. Insensiblement, sans vraiment s'en apercevoir, la France a changé de régime. D'éminents observateurs l'ont certes pressenti, puisque, ici ou là, déjà, l'on évoque volontiers une VIe République qui aurait jeté ses premières fondations. Mais lesquelles ? A-t-on pour autant, réellement, substitué un régime à un autre ? Le dernier septennat est un nouveau témoignage de cette incapacité de la France à créer un pouvoir qui dure. Au fond, à travers les moments paroxystiques de son histoire, elle a connu une révolution inachevée, qui s'est traduite, pour elle, par de multiples crises pseudo-révolutionnaires. Le dernier septennat a traversé, en l'espace de quelques années, trois de ces fausses révolutions : un essai de révolution conservatrice qui a échoué faute d'un programme vraiment mûri : le gouvernement Juppé (1995-1997) ; un coup d'Etat inconscient - la dissolution (1997) suivie d'une nouvelle cohabitation, plus longue et castratrice, qui a cassé définitivement le pouvoir présidentiel dans sa version gaullienne : ce livre apporte des éclairages précis sur la mécanique de cet événement majeur ; une révolution passive, par défaut : le gouvernement par une majorité " plurielle " qui laisse le système existant se décomposer au milieu d'un monde en complète mutation, sans prendre d'initiative réelle (1997-2002). Pourtant, les conditions d'une renaissance peuvent être identifiées, qui exigent une réforme profonde de l'Etat et de la société. Car il est urgent de reconquérir durablement des libertés politiques qui supposent l'autorité pleine et entière d'une démocratie assumée c'est-à-dire dotée d'un vrai gouvernement, et non de son apparence.
Biographie de l'auteur Né en 1958, ancien élève de l’ENS et de l’ENA, historien et haut fonctionnaire, Arnaud Teyssier a publié, chez Perrin, des biographies de Lyautey et de Louis-Philippe. Il a présenté une nouvelle édition du Testament politique de Richelieu, dont il achève, toujours pour Perrin, une biographie appelée à faire date.
Les cinq fils et les trois filles du roi Louis-Philippe semblaient avoir reçu tous les bienfaits: élégants, racés, doués pour les arts et pour les armes, ils formaient avec leurs parents une véritable famille et offraient un contraste saisissant avec la dynastie finissante et stérile des Bourbons.Pourtant, après la mort tragique de leur frère aîné, le duc d'Orléans, en 1842, puis la chute de leur père, en 1848, aucun de ces enfants ne parvint à jouer un rôle politique majeur dans le destin de leur pays. Pourquoi? Ce n'est certes pas parce que leur père a omis de leur transmettre le sens du devoir et l'intelligence de la modernité. Marqué par son enfance et sa jeunesse, celui-ci a en effet souhaité qu'ils apprennent à se conduire en princes toujours et partout, et qu'ils reçoivent une éducation qui ne les éloigne jamais des réalités de leur temps. Or, dérision del'Histoire, ce qui - faisait la force même de cette formation - le souci de comprendre l'époque, les m?urs, les évolutions de la société - se révéla un signe de faiblesse. Ce livre est le récit de plusieurs destins inachevés et néanmoins fort beaux qui traversent l'histoire du XIXe siècle français. Défilent ainsi Louise, la première reine des Belges, le duc d'Aumale, épris d'histoire et fondateur du musée de Chantilly, la princesse Marie, sculpteur de grand talent, le prince de Joinville, marin et artiste, le duc de Montpensier, le duc de Nemours, la princesse Clémentine qui eut pour descendance une kyrielle de rois, sans oublier le plus brillant de tous, le duc d'Orléans, tué dans un stupide accident qui changea peut-être le cours des événements.
Prêtre, Vivaldi? Certainement. Mais très sensible au charme féminin, aussi. Et dans l'hospice de la Pietà à Venise, qui recueille des jeunes filles et où il vient donner leçons et concerts, il remarque un jour la jolie Maddalena. Comme elle est exceptionnellement douée pour le violon, il entame une relation étrange et fusionnelle avec elle bien que tout amour charnel leur soit interdit... Il n'empêche, leurs liens vont devenir si forts qu'ils vont composer à eux deux de sublimes pièces musicales... Les années vont se succéder, les événements infléchir leur destin sans jamais altérer leur bouleversante complicité... C'est l'histoire d'une exceptionnelle et fidèle amitié amoureuse, pleine de pudeur, que raconte ici Laurel Corona. Mais elle réussit bien davantage: elle nous immerge dans un monde féerique, celui de l'irrésistible Venise, avec ses coutumes, ses moeurs, ses fêtes et ses audacieuses scènes de Carnaval. Jamais évocations de la musique n'ont été si riches et si imagées, jamais spectacles à l'opéra n'ont été évoqués de manière si colorée, vibrante et magique... Une grande réussite romanesque!
Qui n'a jamais entendu parler des Templiers, cet ordre militaire et religieux, tellement novateur dans la société médiévale ? Nous pourrions considérer que tout a déjà été dit, et pourtant... Malgré la qualité des recherches effectuées par les historiens, beaucoup de zones d'ombre demeurent autour de sa création et de son histoire. Une chose est certaine, la dimension politique est bel et bien présente d'emblée, facilitant grandement la reconnaissance officielle de l'ordre. Officialisation assortie de privilèges considérables qui devaient rapidement provoquer les plus vives jalousies et les plus violentes critiques. En peu de temps, l'ordre est devenu puissant. Très puissant. Riche. Très riche. Mais tant de puissance et de richesses devaient à terme se retourner contre l'ordre même. Au terme d'une procédure de plusieurs années, chef d'oeuvre de rouerie et de cynisme, en 1312, lors du concile de Vienne, le pape décrète la suppression de l'ordre. Deux années plus tard, en 1314, son dernier grand maître, Jacques de Molay, périt sur le bûcher à Paris sur ordre du roi de France. De cela, Maurice Druon a tiré une fresque passionnante, incroyablement romanesque, une fiction pleine d'invention Mais qu'en est-il de la réalité?
Résumé : Il est plus que temps de faire le point sur notre savoir, nos ignorances, nos choix existentiels et les mythes qui attisent notre désir collectif. Louis Pauwels et Jacques Bergier avaient ressenti ce même besoin au début des années 1960, alors que tout semblait exalter le progrès. Cela s?appela le Matin des magiciens. La critique du " réalisme fantastique " est achevée mais le paysage s?est modifié. A notre tour, il nous faut aborder ce qui se lève, ombres et lumières mêlées, au risque d?en devenir aveugle ou d?être éblouis. Le XXIe siècle devait être spirituel ou pas, il donne au contraire naissance à un monde de faux-semblants. Les auteurs de cet ouvrage ?destiné à devenir le nouveau texte de référence du genre ? ont fait parvenir leur manuscrit de façon anonyme. Combien sont-ils, nul ne le sait, mais leurs propos sont incontournables pour qui veut comprendre notre société.
Vers la fin du dernier âge de glace, il y a 12 800 ans, une comète gigantesque s'est brisée en de multiples fragments au sein du système solaire. Certains ont frappé la Terre et engendré un déluge à l'échelle planétaire. Cet événement, que l'on retrouve dans bien des mythes à travers l'histoire, ne marquait que le premier passage de ces débris... Une seconde série d'impacts aussi dévastatrice que la première a en effet causé une inondation supplémentaire il y a environ 11 600 ans. Selon Platon, c'est à cette date que l'Atlantide aurait été submergée par les flots. D'autres éléments avancés dans ce livre prouvent qu'une société évoluée ayant vécue durant l'âge de glace a été détruite par ces cataclysmes. Mais certains de ses membres survécurent. Ces "magiciens des dieux" ranimèrent la flamme de la civilisation et nous laissèrent un message, un avertissement pour l'avenir...