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Theoria sacra
Texier Richard ; Le Guillou Philippe
TEMPS IL FAIT
30,00 €
Épuisé
EAN :9782868535146
La rêverie de Texier n'est pas seulement nourrie par la contemplation hantée des traités et des cartes du ciel, quelque chose d'autre l'anime et la soutient, une force incomparable qui ne vient pas simplement de l'être et des archives humaines. La rencontre des images et la fulguration des formes, au-delà d'une virtuosité, d'un métier magnifique, suppose une immersion constante dans une autre matière, dans le bain du monde et le chant du cosmos. Comme pour les grands aînés la cosmographie, la science, l'observation vigilante, le glanage des atlas et des cartes palimpsestes ne suffisent pas, il faut autre chose, une écoute, une symbiose, une entrée en résonance. Il faut soi-même avoir vu les astres s'allumer sur les courants de l'Atlantique, le bestiaire fabuleux se dessiner au bout des nuages et d'une obscurité d'encre pour qu'ensuite, dans un atelier transformé en creuset des germinations du ciel, toute une poésie du monde et de l'élément vienne habiter l'espace même de la vision."
Ce jour est historique ? : il vient vous annoncer l'avènement de l'élastogénèse dont le Manifeste précise la nature. Rien n'est trop grand pour Richard Texier. Rien, non plus, n'est trop petit. L'univers seul, toutes les échelles qu'il contient, peut donner la bonne mesure du travail de ce peintre-sculpteur né en 1955. Déjà, de Singapour à New-York, de Cordouan à Moscou, ses "ateliers nomades", devenus stables et solides au paysage, ? guraient autant de bornes géodésiques pour dresser du monde une carte nouvelle. Le Manifeste de l'elastogénèse en est maintenant la légende. A qui voudra ouvrir les yeux, le cosmos découvre un visage neuf tendu par une force élastique qui opère"comme une plasturgie des rêves"? : "le mou est plus fort que le dur" . Un entretien avec Zéno Bianu - qui donne également, sous forme d'abécedaire (Alphabet des éblouissements), les outils indispensables pour arpenter ces contrées au frais reliefs - vient ? xer les contours de la révolution.
Présentation de l'éditeur Quai Voltaire à Paris, Richard Texier s'arrêtait souvent devant la vitrine de l antiquaire Frémontier sans jamais oser entrer. Il y retrouvait beaucoup de codes et de signes de son propre univers. Des objets scientifiques, des uvres et des objets sculptés dans des matières séculaires comme le marbre, le porphyre, l'ambre, l'ivoire... Il reconnaissait là « son » monde : l astronomie, la mythologie, l antique, etc.Lorsqu il poussa la porte de la galerie, l'alchimie se produisit. Ils décidèrent ensemble d imaginer une exposition inédite qui présenterait des uvres crées par Richard Texier à partir d objets de la collection Frémontier, comme ce nouveau Homo Mundo, sculpture monumentale imaginée à partir d un grand planétaire de Venise du XIXe siècle. Ce livre raconte cette aventure inédite. Il montre l'artiste à l' uvre, ses dessins et croquis préparatoires (tirés du codex qu il a dédié à ce projet), le travail en atelier et en fonderie, jusqu'à l' uvre finie.Sculptures, photographies, dessins, peintures... : 50 uvres en tout, totalement inédites.
Résumé : L'oeuvre de Richard Texier ne cesse d'interroger les mystères de l'univers. Malgré l'apparente modestie utilitaire des objets de bronze présentés ici - chandelier, lampadaire, coupe, guéridon, plateau... -, l'exploration des riches possibilités d'un art du quotidien relève d'une aussi haute ambition que celle affirmée par les grands tableaux ou les sculptures monumentales. L'artiste semble puiser son matériau dans la glaise originelle des marais où il a grandi, donnant aux objets des formes poétiques surgies de l'enfance et des rêves. L'univers de Richard Texier, peuplé d'arbres et d'animaux légendaires, offre la vision d'un monde dans lequel la nature aurait retrouvé sa puissance cosmique. C'est ce qui permet à Michel Onfray, dans un texte d'ouverture particulièrement pénétrant, de définir la mythologie quantique de Richard Texier. Ce livre est le prolongement de l'exposition Richard Texier, Lumière qui s'est tenue à la Galerie Downtown, à Paris, en décembre 2019. 65 oeuvres en bronze reproduites - à la fois objets usuels et objets d'art.
Résumé : Sur un ton à la fois vif et tendre, Richard Texier dévoile son amitié de vingt ans avec Zao Wou-ki : depuis leur rencontre au Maroc, au début des années quatre-vingt-dix, jusqu'à la mort du peintre chinois en 2013. Les anecdotes légères se mêlent à l'évocation de moments profonds où les deux hommes dialoguent sur l'art, peignent ensemble parfois, toujours dans ce mouvement joyeux qui caractérise les oeuvres de l'un comme de l'autre. Avec ce récit à la fois touchant et gai de leur amitié, Richard Texier offre à son ami un beau cadeau d'adieu, habité par la dimension charnelle et sensuelle du geste artistique.
Mécompris, censuré, tout ensemble adoré et haï, le recueil des Petites pièces philosophiques (Operette morali) apparaît comme le revers implacable du lyrisme des Canti. Leopardi, négligeant dédaigneusement l'arsenal romantique, y déploie les ressources d'une prose à la fois délicieuse et terrifiante, dont la littérature européenne offre bien peu d'exemples. Dans ce petit théâtre philosophique, fiévreusement élaboré au début du XIXe siècle, le nihilisme moderne semble naître tout armé. Schopenhauer, Nietzsche, grands lecteurs de Leopardi, creuseront ce sillon ; d'autres suivront celui du Désir. Grosses d'un désespoir qui est déjà le nôtre, ces pièces témoignent aussi de la littérature comme activité frivole et nécessaire, comme exercice presque joyeux du sens contre le rien.
Belles têtes d'Irlandais dans les rues de Killarney. D'un certain âge. Des têtes conformes à la tradition et qui, au-delà du folklore touristique, donneraient à n'importe qui manie vaguement le crayon l'envie d'écrire et de conserver ces personnages dans les mots. On ne s'attache pas à repérer d'abord les faces qui affichent leur alcoolisme. Ici, c'est un penchant qui ne s'avoue pas, mais se clame et se trompette. Il met tant de sincérité dans la laideur que là encore, parce qu'on est en Irlande, on se sent en confiance. Des trognes aussi évidentes et qui témoignent d'une impeccable assiduité au pub ne savent plus mentir. La caricature est une innocence brute." Dans ce récit de voyage fort peu héroïque - camping et vélo -, l'auteur s'attache à montrer des spectacles qui n'ont pas lieu et des êtres sans grandeur dont, en amoureux comblé de la langue, il sait faire une véritable matière littéraire.
Le journal inédit que Jacques Chauviré nous livre ici estun document de grande valeur sur un monde presquetotalement disparu, et sur la vie intérieure d'un hommeremarquable. Tenu pendant dix ans - juste avant la publication de son premier roman -, il alterne les observations médicales et les réflexions littéraires. Il vaut également par l'un et l'autre aspect, qui se répondent en écho. Compassion devant la douleur, refus obstiné de la mort dialoguent avec les traces pudiques d'une recherche spirituelle soutenue, nourrie par l'amour de la campagne et la fréquentation des livres. Ses riches échanges avec Jean Reverzy et Albert Camus ne détourneront pas le médecin dévoué de la mission quotidienne qu'il s'est donnée, ni ne briseront son isolement. Il écrira, sans fréquenter le monde des Lettres, comme pour approfondir son unique objet de préoccupation: la condition humaine. De celle-ci, Chauviré a une vision plutôt sombre dont il donne la mesure dans la suite de proses intitulée Funéraires: dix morts minuscules, exemplaires, et forcément inacceptables.