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Jardins en ville, villes en jardin. Edition bilingue français-anglais
Terrin Jean-Jacques ; Marie Jean-Baptiste
PARENTHESES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782863642337
Jardiner en ville n'est pas un phénomène nouveau. Dans le contexte de crise actuel, le jardin n'est plus simplement ornemental ou récréatif mais prend une dimension environnementale, sociale et économique, et ce à toutes les échelles de la métropole, de la plus petite cellule familiale au grand territoire métropolitain. Délaissé urbain transformé en espace collectif cultivable à Amsterdam, aéroport reconverti en vaste espace public et pratique du maraîchage à Berlin, friche réaménagée sur un mode semi-naturel à Bruxelles, îlot jardiné à vocation festive et artistique à Lyon, réserve marécageuse favorisant la biodiversité à Nantes, parc naturel urbain à Strasbourg, jardin partagé géré selon un principe de démocratie participative à Toulouse, végétalisation pour l'amélioration du cadre de vie des habitants de logements sociaux à Paris: les divers exemples européens étudiés se présentent comme autant d'expressions de nouvelles attentes urbaines qui invitent à repenser les frontières entre espaces public et privé et à percevoir la nature comme un levier essentiel d'aménagement de la ville.
Le réchauffement global de la planète et les dérèglements météorologiques vont croître considérablement d'ici la fin du XXIe siècle. La ville n'échappe pas à l'influence de ces changements climatiques qui engendrent des îlots de chaleur urbains ? caractérisés par des hausses de température parfois importantes dans le centre par rapport à la périphérie et qui entraînent dysfonctionnements et inconfort. Ce phénomène est dû à l'accumulation d'un certain nombre de facteurs : la densité urbaine, la circulation automobile, la minéralisation excessive et le déficit de végétal et d'eau dans les espaces publics. Les métropoles tentent d'agir. Dans cet ouvrage, chercheurs, experts et responsables locaux des villes de Barcelone, Lyon, Marseille, Montréal, Nantes, Rennes, Rome, Stuttgart, Toulouse et Vienne analysent l'impact que peuvent avoir les formes architecturales et urbaines, les dispositifs paysagers, ainsi que le choix de matériaux et de technologies de construction sur la réduction des effets néfastes de ces îlots de chaleur.
Jean-Marie TERRON se consacre à l'écriture depuis de nombreuses années. Après avoir écrit plusieurs pièces de théâtre, il signe là son 6ème ouvrage. Ce roman, richement documenté, est inspiré d'un fait historique. L'auteur nous raconte, avec émotion, la dure vie des petits ramoneurs savoyards au 19ème siècle.
Les créateurs, qu'il s'agisse de plasticiens, musiciens, comédiens, ou graphistes, mais aussi plus généralement les entreprises créatives, jouent un rôle majeur dans les transformations de la ville contemporaine. Par leur capacité à occuper mais aussi à animer des friches délaissées et des quartiers paupérisés, à y expérimenter de nouveaux modes d'appropriation, les créateurs participent tant à la transformation d'un quartier qu'au renouvellement d'un territoire. Par leur diversité et leur dynamisme, ils contribuent aussi au développement de villes qui prennent de plus en plus conscience de leur rôle économique. Les cas de Berlin, Birmingham, Lausanne, Lyon, Montréal, Nantes et Montpellier sont observés et analysés par différents experts internationaux spécialisés dans la culture et l'action culturelle. Les expériences menées permettent de comprendre les enjeux politiques, sociaux et économiques qui poussent ces villes à accorder une priorité grandissante aux activités créatives, aux productions et aux performances artistiques de tous ordres, qu'elles soient éphémères ou permanentes. Elles alimentent également le débat sur le renouvellement urbain, notamment autour du phénomène de gentrification.
Comment les ingénieries agissent-elles sur les pratiques de projets architecturaux et urbains et de quelle façon en étudier les phénomènes d'évolution? Plutôt que de découper les ingénieries reliées aux pratiques de projet par les types d'acteurs qui les portent (la maîtrise d'ouvrage ou la maîtrise d'oeuvre) ou par les types d'enjeux impliqués (le foncier, le spatial, le financier, l'urbanistique ou le management de projet), l'action de recherche s'est structurée à partir d'une distinction séquentielle autour de trois grands moments de la vie des projets: les ingénieries de programmation, les ingénieries de conception et les ingénieries de réalisation. Ces témoignages s'organisent autour de trois grandes thématiques: les évolutions du système d'acteurs vues par des acteurs en situation opérationnelle; les évolutions des pratiques de projet analysées par des experts qui ont apporté leurs avis de spécialistes sur les résultats de nos travaux; les évolutions des nouvelles technologies. Cet ouvrage est l'aboutissement d'une action de recherche originale intitulée"Pratiques de projet et ingénieries" menée par le Plan Urbanisme Construction Architecture (PUCA), qui a été développée dans le cadre de"Programmer concevoir".Cette action de recherche a permis de mobiliser et de coordonner de nombreux chercheurs et représentants des milieux professionnels de différentes disciplines intervenant sur des projets architecturaux et urbains. A qui s'adresse cet ouvrage: Cette synthèse est destinée à informer les milieux professionnels et ceux de l'enseignement et de la recherche de ces travaux qui présentent des points de vue complémentaires, parfois convergents ou contradictoires, sur des mutations professionnelles dont il est difficile parfois de saisir tous les enjeux et dont bien des options restent en devenir.
Résumé : " Un bon architecte n'est point un homme ordinaire, puisqu'indépendamment des règles fondamentales de son art, il est important qu'il soit muni de la théorie de ceux qui y ont relation, tels que les mathématiques, la perspective, la sculpture, la peinture, l'art du jardinage, la coupe des pierres, la menuiserie, la charpenterie, etc. tout est de son ressort. Il lui est également essentiel d'être homme de lettres, d'avoir reçu une éducation cultivée, et d'être d'une probité à toute épreuve ; Vitruve exigeait même que nous eussions des connaissances de la philosophie, de la physique expérimentale, de la médecine et de la musique. Qu'on juge donc par là de l'importance de cette profession, " Jacques-François Blondel, Discours sur la nécessité de l'étude de l'architecture, 1754. " Un sous-ingénieur doit avoir été doué d'un génie vaste et pénétrant, capable de découvrir les rapports, de saisir les objets les plus éloignés, d'atteindre les choses les plus abstraites, et d'en faire les applications les plus heureuses. Son esprit doit être cultivé pour soutenir par la force et la solidité de ses raisonnements, la profondeur et l'étendue de ses recherches : il doit avoir aussi reçu de la nature une âme sensible et patriotique pour hâter les projets qui lui paraîtront utiles à l'Etat et à ses compatriotes, et du goût pour distinguer les plus utiles et les moins dispendieux. " De Bourges, Dissertation d'élève de l'Ecole des ponts et chaussées, 1779.
Résumé : Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
François Ascher (1946-2009) Grand Prix de l'urbanisme 2009, choisi à l'unanimité par un jury international, est inclassable. Il a su transférer les savoirs de tous les domaines, les féconder ainsi et offrir un regard renouvelé sur la ville. La liberté revendiquée par l'auteur pour les individus, les sociétés, et lui-même, lui a fait explorer cette ville multiforme, complexe et hétérogène. Il a appelé les acteurs de la ville à une attitude plus ouverte aux modes de vie, inscrite dans les flux et la mobilité, notamment au regard de la triple crise financière, environnementale et sociale. Esprit impertinent, François Ascher aura interpellé décideurs et professionnels pour doter cette ville hypermoderne d'une vision et d'un dessein afin de guider son, aménagement sans céder à la tentation d'une forme de dirigisme qui a fait son temps, car la ville ne se décrète pas. Mais elle peut être conduite en restant à l'écoute des appétences sociales, du marché et des acteurs multiples qui la fabriquent. Il s'agit de mieux faire la ville pour tous et de consacrer autant de talent et d'énergie à toutes les formes qu'elle revêt, de la plus historique à la plus campagnarde, de la plus dense à la moins dense car cette dernière exige aussi de la sollicitude et de la qualité. Qualité de vie, liberté de mouvement, mais aussi responsabilité écologique peuvent se combiner grâce à des lotissements "verts", des modes de déplacement et d'énergie high tech, une vision du devenir territorial, qui appellent à une évolution des gouvernances.
Résumé : L'urbanisme, un plaisir ? Comment cette notion assez désuète peut-elle être associée au plaisir de faire la ville, à la modernité ? Comment la conjuguer à l'appétence pour toutes les disciplines, à la curiosité pour l'évolution des modes de vie et des modes de faire, l'invention sociale et technologique ? A travers l'action "Projet urbain" qu'elle a initiée, dirigée et animée au sein de l'administration en charge de l'urbanisme pendant près de trente ans, Ariella Masboungi a été un témoin privilégié d'une évolution favorable des pratiques dans ce domaine et d'une ouverture progressive à de nouvelles stratégies. Persuadée que la ville est la clé du développement durable, et que c'est en son sein que réside l'innovation, elle livre ici ses réflexions, ses convictions, ses "leçons" du projet urbain, n'ayant de cesse de s'inspirer de la diversité des expériences européennes, d'explorer, de capitaliser, de diffuser et, surtout, d'impulser de nouvelles directions pour construire une ville plus amène. Pourquoi tous les sujets de société conduisent-ils à l'urbanisme ? Par quels moyens peut-on produire des villes plus heureuses, équitables et stimulantes ? Comment enseigner le projet urbain et en transmettre le goût aux étudiants ? Que signifie "la fierté d'être fonctionnaire" dans le champ de l'action urbaine ? A travers les réponses ou les pistes esquissées, preuve est apportée que l'urbanisme de demain ne se fera pas sans une intelligence collective, à la fois attentive et ouverte sur le monde.