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Eduquer les pauvres, former le peuple. Généalogie de l'enseignement professionnel français
Terral Hervé
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782296079113
L'enseignement professionnel existe-t-il, lui qui scolarise aujourd'hui un tiers des lycéens et qui, à bien des égards, est remis en cause? A-t-il seulement une histoire, à l'heure où le mot " professionnalisation " semble être devenu par ailleurs le leitmotiv de toutes les études ou presque ? A l'évidence, oui - si on prend soin d'en reconstituer la genèse dès le XVIIIe siècle où il prend racine dans des considérations religieuses : sauver les âmes et instruire les ignorants (une des formes de la charité thomiste) vont alors de pair. Plus encore, dans le XIXe siècle, où cet enseignement se met très progressivement en place, non sans difficultés et contradictions, et s'inscrit au cœur de la question sociale : éduquer les pauvres devient un enjeu économique mais aussi politique essentiel. Au mitan du XXe siècle enfin, il participe de la démocratisation de la société française et fait l'objet d'un débat national sur les " humanités techniques " animé par de grands noms des sciences sociales (L. Febvre, G. Friedmann, P. Naville entre autres), en marge de la commission Langevin-Wallon.
Paul LAPIE (1869-1927) occupe une place singulière dans le paysage intellectuel des années 1900. Universitaire au carrefour de plusieurs disciplines (philosophie, sociologie, psychologie, science de l'éducation), il est co-fondateur de L'Année sociologique (1898) avec Emile Durkheim et Célestin Bouglé : il participe pleinement à l'autonomisation des sciences humaines par rapport à la discipline-mère, la philosophie - sans rompre néanmoins avec cette dernière. Administrateur de haut rang (recteur, directeur de l'enseignement primaire au Ministère de l'Instruction publique) dès les années 1910, il contribue par ailleurs au lent processus de démocratisation de l'école républicaine et laisse à ce titre, après sa mort, une image très positive dans le monde enseignant, particulièrement auprès des instituteurs. Nous présentons ici sous le titre École et société quelques-uns de ses textes les plus importants, non réédités depuis plus de 80 ans.
Occitanie : la belle inconnue", titrait en 2004 une association à Barcelone pour le centenaire de l'attribution du Prix Nobel de littérature au provençal Frédéric Mistral. A travers une quinzaine d'articles écrits dans la première décennie du XXIe siècle, l'auteur la fait découvrir selon trois axes : "Du pays à l'espace monde" ; "Langues" ; "Estrambord" (Enthousiasme). Il s'agit de cerner ce qui fait l'unité et la diversité d'une culture désormais millénaire, peut-être à l'origine de l'existence de l'Europe selon Nietzche.
Les mots et les couleurs de deux artistes voyageuses Fidèle aux valeurs humanistes que sont l'ouverture sur le monde et la quête de sens, cette collection explore une facette unique et originale d'un pays à travers le regard d'un ou d'une artiste. Pour l'aquarelliste Michèle Adaoust et l'écrivaine Anne Terral, il s'agit du Japon zen. Au gré de leur errance dans les temples et sanctuaires, les jardins de mousses ou de pierres, entre les lanternes, les ginkgos et les kamis, elles nous font découvrir un éventail de croyances et de rituels profondément liés à la nature.
Sans frapper, les voilà qui arrivent, chapeaux, vestons, manteaux, fourrures, bien avant l'heure dite, sans même attendre qu'on leur ouvre, étoles, écharpes, boas, bottes, bottines, boue, une fois de plus il a fallu que tout ça recommence. Ils entrent d'un pas sûr, une nuée qui envahit le vestibule en un seul claquement de talons, vous verriez ça, mon affolement démesuré, on était pourtant si tranquilles sous le ciel sans bouger, et puis rien n'est fin prêt, tous les verres sont encore à disposer sur les nappes qui sont à lisser près des vases qui sont à garnir de fleurs fraîches, des fleurs qu'il faut encore retailler, car elles sont venues de loin, ces tulipes blanches, ces roses doubles, ces très pâles orchidées, les fleurs dans ce pays ne veulent pas pousser. Ne s'étonner de rien, ne poser aucune question, ainsi vont les choses."
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !