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Pour la défense de la culture. Les textes du Congrès international des écrivains, Paris, juin 1935
Teroni Sandra ; Klein Wolfgang
EUD
40,00 €
Épuisé
EAN :9782905965899
Le Congrès international des écrivains pour la défense de la culture, qui se tint à Paris du 21 au 25 juin 1935, fut un événement et est devenu une légende. Evénement parce qu'il réunit, parmi les 230 participants venant de 38 pays, des écrivains aux opinions diverses, célèbres à l'époque comme plus tard : Aragon, Babel, Barbusse, Becher, Benda, Ernst et Jean-Richard Bloch, Brecht, Breton, Ehrenbourg, Feuchtwanger, Forster, Gide, Huxley, Koltsov, Malraux, Heinrich et Klaus Mann, Mounier, Musil, Nizan, Pasternak, Salvemini, Seghers, Tzara, etc. Légende parce que les questions débattues, en ces années marquées par les fascismes et le stalinisme, par les Fronts populaires et la guerre, sont restées brûlantes dans toute l'histoire intellectuelle et politique du XXe siècle. Il n'est pas étonnant que ce Congrès soit toujours et de nouveau cité quand il s'agit du sort de la littérature et de l'engagement intellectuel dans la société moderne - jusque dans les débats sur " l'adieu aux intellectuels " qui ont suscité tant d'émotions ces dernières années. Mais de ce Congrès tenu et tant discuté en France et en français, il n'y a jamais eu d'édition française. Toute sa légende se base sur une connaissance limitée des textes et sur un savoir encore plus restreint des contextes. C'est cette lacune que ce livre se propose de combler. Sur la base de recherches dans les archives en France, en Allemagne et en Russie (où une partie ne s'est ouverte que dans les années 1990) et dans presque cent journaux et revues de l'époque, les auteurs ont établi une édition critique, aussi complète que possible.
Véritable pierre angulaire de notre modernité, les Méditations métaphysiques font partie de ces livres classiques qui méritent d'être régulièrement redécouverts et interprétés à nouveaux frais, afin d'en faire apparaître toute la richesse et l'actualité à de nouvelles générations de lecteurs. L'Ombre du doute se veut à la fois une introduction vivante et accessible à la philosophie de Descartes, un compagnon de lecture des Méditations et un essai sur le prolongement des thèmes cartésiens dans la philosophie moderne et contemporaine. Le texte reprend la structure des Méditations et se divise donc en six chapitres, suivant de près le texte tout en l'éclairant par l'ensemble du corpus cartésien et les commentaires de son oeuvre. Cette discussion systématique des positions et des arguments cartésiens se complète d'une attention soutenue à la façon dont ils se lient à des débats en philosophie contemporaine. Cette démarche permet à Fabrice Teroni non seulement de développer des interprétations souvent originales des thèses et des arguments cartésiens, mais aussi de les évaluer et de cerner leurs liens avec des débats philosophiques toujours d'actualité. L'ouvrage se présente donc comme un exercice de philosophie rigoureux autour des thèmes cartésiens qui permet au lecteur d'aborder successivement la nature du doute, la forme de l'argument du Cogito et la nature des idées claires et distinctes, les preuves de l'existence de Dieu, la théorie du jugement, notre connaissance des essences et son impact sur la preuve ontologique et la conception que se fait Descartes des rapports entre le corps et l'esprit. Compagnon idéal des professeurs de philosophie et de leurs étudiants, ce livre intéressera tout lecteur soucieux de comprendre ce qu'est vraiment le fameux " esprit cartésien ".
Tappolet Christine ; Teroni Fabrice ; Kozelmann Zi
Les émotions peuvent être pénibles, voire néfastes. Pensons par exemple à la peur, la colère, la haine, la jalousie ou au mépris. De telles émotions sont souvent qualifiées de négatives. Mais que sont les émotions négatives et comment se distinguent-elles des émotions positives ? Plus généralement, qu'impliquent-elles pour notre compréhension des émotions ? Et quels sont concrètement leurs effets sur nos pensées et nos vies ? De plus, comment analyser l'ambivalence affective, comme quand on ressent à la fois de l'amour et de la haine ? Réunissant dix contributions rédigées pour l'occasion, Les ombres de l'âme propose des éléments de réponses originaux à ces questions. Ce faisant, cet ouvrage jette les bases d'une philosophie des émotions négatives.
Les seventies apportent de nombreux changements dans le monde de l?art américain. Tandis que de nouvelles formes d?art apparaissent (installations, performances, art vidéo, photographie) de nouveaux lieux d?exposition se multiplient à New York et ailleurs : les espaces alternatifs. Dans ces lieux règne un esprit d?expérimentation et de contestation incarné par la nature industrielle des lieux investis par les artistes, qui rejettent le cube blanc et immaculé des espaces d?exposition modernistes. Pour les jeunes artistes expérimentaux qui ne trouvent pas encore leur place dans le monde de l?art, les espaces alternatifs représentent des lieux de créativité et de visibilité qui deviennent rapidement indispensables à leur reconnaissance artistique et professionnelle. L?ouvrage retrace l?histoire précoce de trois de ces lieux tournés vers l?expérimentation : le 112 Greene Street et Artists Space situés à SoHo, New York, et Hallwalls implanté à Buffalo. Au cours d?une dizaine d?années, ces espaces acquièrent reconnaissance et notoriété, et deviennent les premiers modèles des futurs musées d?art contemporain. Cet ouvrage fait la lumière sur des espaces à l?identité complexe et changeante. Encore peu étudiés, ce sont pourtant des lieux emblématiques de l?esprit expérimental et intermédial des seventies et de l?émergence d?une scène artistique tournée vers l?art contemporain.
La mort accidentelle d'Albert Camus, l'intellectuel solitaire et solidaire, le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne), a sidéré le monde entier. Quand on évoque Albert Camus, icône de la littérature française, ce sont les écrits du romancier, L'Etranger, La Peste, La Chute que l'on cite spontanément. Mais il était aussi dramaturge, éditorialiste de génie, essayiste, philosophe et citoyen du monde, ne se dérobant jamais face à un combat pour condamner toutes les formes de totalitarismes et l'horreur nazie. L'Algérie, son pays d'origine, fait partie intégrante de sa vie et de son oeuvre. L'originalité du présent essai est de retracer la trajectoire exceptionnelle d'un gamin pauvre du quartier Belcourt à Alger au Prix Nobel de littérature. Mais au-delà d'une simple biographie, ce texte cerne une production littéraire qui reste un témoignage essentiel sur les bouleversements du XXe siècle et sur des faits qui sont encore de notre temps. Dans un monde absurde, l'être humain doit faire au mieux pour accomplir sa destinée d'Homme.
La psychomécanique du langage, fondée par G Guillaume (1883-1960), a longtemps suscité des études consacrées à l'histoire des langues (en particulier du français), et a parfois été tenue pour une linguistique fondamentalement diachronique. Cependant, aucune synthèse n'avait encore été consacrée à l'exposition des conceptions guillaumiennes de la diachronie et du changement linguistique. La linguistique diachronique suscitant un regain d'intérêt sans cesse croissant, c'est cette lacune que le présent ouvrage vise à combler, en réunissant l'ensemble des propositions théoriques de Guillaume relatives à la diachronie. S'il présente la diachronie telle qu'elle est développée dans le cadre conceptuel de la psychomécanique du langage, l'ouvrage vise également à confronter cette théorie aux propositions du paradigme du changement linguistique, et à mesurer ainsi les points d'accord et les singularités de chacune de ces deux approches de l'histoire de la langue.