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Hard times. Histoires orales de la Grande Dépression
Terkel Studs ; Jaquet Christophe
AMSTERDAM
27,00 €
Épuisé
EAN :9782354800581
Hard Times, sans doute le plus grand livre d'histoires orales de Studs Terkel, nous fait revivre, à travers des centaines d'entretiens, les souvenirs de ceux qui ont traversé la Crise de 1929 et la Grande Dépression. Comment s'en sont-ils sortis, quelle empreinte la Grande Dépression a-t-elle laissée sur leurs vies, quelles leçons en ont-ils tirées? Du krach de 1929 aux luttes syndicales, de la difficulté de la vie paysanne aux conséquences du New Deal, la diversité des expériences et des points de vue exprimés dessine un monde complexe, marqué par la précarité et la solidarité. A maints égards, il évoque celui dans lequel nous entrons aujourd'hui. "Hard Times n'est pas une" reconstitution "de l'époque de la Grande Dépression, Hard Times ne transforme pas cette époque en objet du passé, en objet d'histoire - Hard Times, c'est cette époque elle-même, son parler, son atmosphère, ses histoires tragiques et comiques. Quiconque souhaite savoir où nous en étions alors et comment nous sommes parvenus là où nous sommes aujourd'hui doit impérativement lire ce livre." (Arthur Miller) La présente édition est accompagnée d'une sélection des photographies de Dorothea Lange sur l'Amérique de la Grande Dépression réalisées pour la Farm Security Administration.
Ce récit est un classique aux États-Unis. La ville de Chicago est considérée comme un être vivant. Cet essai resserré, au lyrisme puissant, montre une ville laissée aux prostituées, aux gangsters et aux politiciens corrompus. En même temps, c'est un chant d'amour incomparable. Si le livre a paru en 1951, il n'a rien perdu de sa force. Certes la ville a changé, mais cette évocation reste l'une des plus appréciées à ce jour. Sans doute une des raisons qui expliquent le mieux cette popularité est la cristallisation du dilemme principal de Chicago : d'un côté la beauté de la ville, de l'autre sa violence extraordinaire ; son énergie exceptionnelle d'une part et sa brutalité cupide d'autre part. Cette tension qui perdure dans cette immense cité, la troisième ville des États-Unis, est au c?ur du projet littéraire d'Algren, qui en a fait un portrait digne de Goya ou de Baudelaire.Considéré par certains critiques (Studs Terkel) comme le meilleur livre sur Chicago, cet essai prend place à côté des grands romans de Nelson Algren.
Publié pour la première fois en 1974, aux Etats-Unis, puis en 2005 en France par les Editions Amsterdam, Working est sans doute l'un des livres les plus connus du monstre sacré du journalisme radiophonique Studs Terkel (prix Pulitzer 1984, né en 1912 et décédé en 2008). Working est composé d'entretiens avec soixante-dix personnes qui, toutes, parlent de leur expérience du travail, des sentiments qu'il leur inspire, avec la liberté, la verve et l'intelligence, mais aussi la lucidité, l'humour ou encore la gravité que Studs Terkel partage avec les personnes qu'il interroge. Working est ainsi"un témoignage d'une qualité exceptionnelle sur la réalité et les transformations du travail dans le monde contemporain. Considéré comme un chef-d'oeuvre de l'histoire orale, Working est maintenant adapté en bande dessinée, sous la direction éditoriale de Paul Buhle (coauteur, avec Howard Zinn, d'Une histoire populaire de l'Empire américain). Dix-huit auteurs issus de la scène indépendante américaine, menés par Harvey Pekar (le créateur d'American Splendor), ont adapté une trentaine d'interviews extraites du livre original. Chaque auteur apporte son regard et son univers graphique, et met en relief les témoignages des personnes interviewées."
L'objectif ici poursuivi est de reproblématiser la pensée de Spinoza en la prenant, non de front et dans son envergure manifeste, mais en quelque sorte par la bande, grâce au biais que fournit un point crucial, l'alternative entre sagesse et ignorance, où se croisent sans se confondre un certain nombre d'enjeux fondamentaux qui concernent l'ontologie, l'éthique et la politique. Cela conduit à s'intéresser à des notions comme celles de "don" et d'"ingenium", que Spinoza emploie sans les thématiser mais qui jouent un rôle non négligeable dans le déroulement de sa réflexion. Réfléchir sur l'usage de ces notions permet de projeter sur la doctrine de Spinoza une lumière transversale, qui en fait ressortir certains aspects à première vue inattendus. Sont ainsi mis en relief des enjeux de pensée et des problèmes qu'un abord plus structuré et plus englobant, unifiant et synthétique de la philosophie élaborée par Spinoza tendrait à minorer ou à rejeter, alors que, s'ils n'y détiennent effectivement qu'une position latérale, ils y font saillie, ils surprennent, ils interpellent : par là ils stimulent la réflexion, ce qui justifie qu'on s'emploie à fixer sur eux l'attention.
A partir des années 1980, l'idée s'est peu à peu imposée : le clivage politique fondamental ne serait pas de nature idéologique - opposant le capitalisme au socialisme - mais civilisationnel. Cette conception, formulée notamment par Samuel Huntington, divise le champ politique entre d'un côté les tenants d'une vision sécularisée des rapports entre les hommes et les sociétés - "l'Occident" -, et de l'autre les défenseurs d'une conception religieuse ou "indigène" . Or de manière paradoxale, elle semble également s'être imposée au sein de courants intellectuels et politiques qui, considérant que l'accroissement de la domination de l'homme sur la nature est indissociable de celle de l'homme sur l'homme, érigent la pratique indigène en figure principale de l'opposition à la logique du capitalisme. Mais la perpétuation de la guerre et de la servitude dans l'histoire de l'humanité procède-t-elle vraiment de la diffusion des appareils conceptuels produits par l'Occident ? Etudiant les déterminants des trois mouvements historiques que sont le développement du capitalisme, la colonisation des Amériques et la traite atlantique, Ivan Segré montre qu'il n'en est rien, et que seul le recours à des facteurs d'un autre ordre - les comportements économiques prédateurs et la xénophobie - rend intelligible le cours de l'histoire.
Le procès de Nuremberg (1945-1946) est devenu un symbole, celui d'un grand événement de justice internationale qui a permis d'affirmer que l'idéologie nazie ne devait pas rester impunie et relevait d'une nouvelle incrimination : le crime contre l'humanité. Cet ouvrage, qui place la focale sur la France, vient combler un important vide historiographique. La contribution française rappelle en effet que la justice internationale résulte d'un long travail de tractations politico-juridiques entre les Alliés, commencé dès 1941, et dans lequel les Français de Londres ont joué un rôle central. A Nuremberg, la délégation française dissone avec la logique américaine du procès. Elle s'inscrit dans une tradition humaniste remontant aux Lumières, critique certains choix juridiques et fait venir des résistants à la barre, quand les Anglo-Saxons ne jurent -ou presque- que par les documents écrits. Ainsi, Marie-Claude Vaillant-Couturier impressionne en évoquant les camps de concentration et la destruction des Juifs. Le procès de Nuremberg a été en partie emporté par la guerre froide et la décolonisation. Mais la contribution française reste une invitation à réfléchir sur la nécessité d'engagements clairs de la part de protagonistes décidés, si l'on veut faire advenir une justice internationale fondatrice d'humanité.
Brève histoire du néolibéralisme retrace un processus de redistribution des richesses, une "accumulation par dépossession". La financiarisation, l'extension de la concurrence, les privatisations et les politiques fiscales des États redirigent les richesses du bas vers le haut de la hiérarchie sociale. Les néolibéraux se moquent de l'enrichissement collectif. Ils lui préfèrent celui de quelques-uns, dont ils font partie. Plaider en faveur d'un "socialisme libéral" n'a aucun sens. Le néolibéralisme n'est pas une pensée du bien commun. Et pourtant, c'est de cette conception de l'action publique que nous sommes aujourd'hui à la fois héritiers et prisonniers. Le néolibéralisme s'est transformé en institutions. Ces dernières ont produit des dispositifs d'intervention publique, construits sur la durée, qui façonnent des manières d'agir et de penser. À commencer par cette quasi-règle de nos sociétés contemporaines, selon laquelle le marché serait le meilleur outil de satisfaction des besoins humains. Formulée de la sorte, la proposition étonne peut-être. Elle est pourtant le principal pilier de l'édifice. Celui que David Harvey nous invite, en priorité, à abattre.