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Ce bien qui fait mal à l'âme. La littérature comme expérience morale
Terestchenko Michel
DON QUICHOTTE
21,50 €
Épuisé
EAN :9782359496598
Au sortir de cette chose difforme et noire, qu'on appelle le bagne, l'évêque lui avait fait mal à l'âme comme une clarté trop vive lui eût fait mal aux yeux en sortant des ténèbres. La vie future, la vie possible qui s'offrait désormais à lui toute pure et toute rayonnante le remplissait de frémissements et d'anxiété." Victor Hugo, Les Misérables Face au bien qu'incarnent le prince Mychkine ou Aliocha Karamazov, face à l'innocence que porte le beau matelot Billy Budd ou encore face à l'incrédulité de Jean Valjean devant le don insensé de l'évêque de Digne, nul ne reste indifférent : ni les personnages qui gravitent autour d'eux, ni le lecteur qui se trouve, à son tour, sommé de répondre à une expérience existentielle radicale. Telle est la puissance du bien que le nouvel ouvrage de Michel Terestchenko explore dans des exercices de lecture généreux, où se découvre la profonde humanité de l'homme.
Conflits sanglants en Syrie et au Darfour, catastrophes naturelles de Katrina ou de Fukushima, réfugiés et déplacés risquant leur vie pour fuir la guerre et vivant dans des camps... Depuis plus de quatre décennies, les ONG humanitaires occidentales sont présentes, malgré une insécurité croissante, auprès des populations civiles victimes de ces nombreuses crises. Ces ONG fonctionnent pourtant selon un modèle dominant qui, progressivement, est devenu un véritable empire. Cet " empire humanitaire " occidental a façonné le cadre moral et opérationnel de l'humanitaire moderne, avec des normes globalisantes, favorisées par les flux de la mondialisation. Le temps de cette domination absolue semble révolu, comme le suggère l'analyse des prémices, catalyseurs et acteurs de ce déclin. Peut-on interpeller les effets néfastes et les dommages collatéraux de cette mondialisation, tout en reconnaissant que les ONG humanitaires en sont désormais un des rouages ? Cet ouvrage construit un cadre épistémologique original, celui d'un "aller-retour" entre des logiques théoriques et normatives, et des expériences vécues, toujours plus complexes et contradictoires. Dans une volonté de décloisonnement interdisciplinaire, la philosophie, la science politique, la sociologie, l'histoire, l'économie, et la santé publique, sont mobilisées comme clés de lecture pour une compréhension systémique des enjeux et de leur articulation. Comment les ONG humanitaires occidentales réagissent-elles aujourd'hui face à un empire normatif et opérationnel en déclin ? Sauront-elles, à l'aide d'un humanitaire complexe, réinventer leurs stratégies et leurs pratiques, tout comme effectuer un nécessaire travail de re-connaissance ? Conjuguer pragmatisme et utopie avec agilité, tel est le défi de l'humanitaire occidental désormais confronté à l'épreuve de la mondialisation.
On a pu espérer, un temps, que les monstruosités de la Seconde Guerre mondiale étaient derrière nous. Définitivement. Or partout, à nouveau, on massacre, on torture, on extermine. Comment comprendre cette facilité des hommes à entrer dans le mal ? Michel Terestchenko rouvre ici le débat, en complétant notamment la démonstration de Hannah Arendt. Héros ou salaud ? C'est toujours une décision initiale, à peine perceptible, qui décide du côté dans lequel, une fois engagé, on se retrouvera in fine. Mais qu'est-ce qui explique cette décision ? C'est là où l'enquête de M. Terestchenko prend toute son ampleur. Elle montre combien est stérile l'opposition entre tenants de la thèse de l'égoïsme psychologique et défenseurs de l'hypothèse d'un altruisme sacrificiel. Ce n'est pas par intérêt que l'on tue ou que l'on torture. Ni par pur altruisme qu'on se refuse à l'abjection. Les travaux qui analysent les phénomènes de soumission à l'autorité, de conformisme de groupe ou de passivité face à des situations de détresse invitent à comprendre tout autrement les conduites de destructivité. Tirant les conclusions philosophiques de recherches récentes entreprises en psychologie sociale et s'appuyant sur certains exemples historiques particulièrement éclairants, l'auteur propose de penser les conduites humaines face au mal selon un nouveau paradigme : celui de l'absence ou de la présence à soi. . . Michel Terestchenko, maître de conférences de philosophie à l'université de Reims et à l'IEP d'Aix-en-Provence, est l'auteur de plusieurs ouvrages de philosophie politique (Philosophie politique, 2 vol., Hachette, 1994) et de philosophie morale (Amour et désespoir, Le Seuil, 2000). Il a également publié Les Complaisantes : Jonathan Littell et l'écriture du mal, avec Edouard Husson (éd. F.-G. de Guibert, 2007).
Résumé : Depuis le 11 septembre 2001, la torture est devenue, aux Etats-Unis, une pratique d'Etat politiquement et juridiquement justifiée par la " guerre globale contre la terreur ". Mais on sait moins, en Europe, qu'elle y a également fait l'objet d'une légitimation morale : pour d'éminents penseurs américains, la torture serait un mal nécessaire, voire un bien, dans certaines situations de menace extrême. Comment comprendre cette dramatique régression de la " première démocratie " ? La réponse à cette question est moins évidente qu'il n'y paraît. D'où l'importance de cet essai, dans lequel Michel Terestchenko l'affronte dans toutes ses dimensions. Historique d'abord, car les techniques d'" interrogatoire coercitif " sont le fruit de recherches scientifiques entreprises par l'US Army dès les années 1950. Juridique ensuite, avec les justifications légalisées par le Congrès américain, qui a permis la création d'un véritable archipel mondial de la torture. Philosophique et morale, enfin et surtout, avec une réfutation serrée de l'" idéologie libérale de la torture ". L'auteur explique notamment pourquoi son argument central, l'hypothèse de la " bombe à retardement " justifiant la torture de l'individu qui l'a posée, n'est en réalité qu'une fable perverse, popularisée notamment par la série télévisée " 24 heures ". Ainsi légitimée, démontre l'auteur, la torture devient le venin de la démocratie : en acceptant de briser les corps des hommes et des femmes " ennemis ", elle mine inévitablement les principes mêmes de l'Etat de droit, corrompant la société tout entière.
QUIBDÔ, 2007. Dans une explosion de couleurs, le cortège de la Ruta Pacifzca entre dans la ville de Quibd6. Ce rassemblement féministe et antimilitariste traverse chaque année la Colombie. Par sa présence insolite au milieu des femmes, un paysan attire l'attention d'une journaliste et lui livre une tragique et émouvante histoire. TEL-AVIV, 2005. Yitzhak a perdu sa femme dans un attentat suicide. Son jeune fils se meurt, rongé par une maladie dont seule une greffe pourrait le sauver. Yitzhak est donc devenu un homme sombre, sans espoir pour lui-même ni pour les hommes. Jusqu'à sa rencontre avec un improbable donneur. VARSOVIE, 1968. Le gouvernement polonais tente d'empêcher le ralliement des ouvriers à la révolte des étudiants. Adam, l'un des leaders du mouvement, tombe éperdument amoureux d'Anna, employée dans une usine de textile. Mais leur idylle est menacée lorsque le jeune homme est contraint de fuir les autorités, et de trouver une planque. ARTOIS, 1917 Voilà deux jours que Théodore et Lucien sont prisonniers de l'ennui, de l'attente et de la peur: seul un maigre no man's land sépare leur tranchée des positions ennemies. La guerre n'en fnit pas et les ordres de l'état-major se durci sent. Ils sont tristes et las. Et puis, soudain, un soldat allemand s'approche et leur offre des cigares. La Croix-Rouge vous présente, à l'aube du siècle, 21 nouvelles inspirées de faits véritables pour parler de la paix. L'association rend également hommage à l'initiative de Chantal Bernard qui, sa vie durant, a recueilli auprès des plus grandes personnalités du monde artistique, politique et religieux, un témoignage de paix.
Dans un ouvrage écrit à la première personne, Maxime Le Forestier dessine son portrait avec la rigueur, l honnêteté et la sensibilité qu on lui connaît. L enfant, élevé dans une famille musicienne et dont le père disparut pendant quinze ans, fit ses débuts dans l ombre des deux Georges (Moustaki et Brassens) et connut le triomphe d un premier album empli de tubes. Après les glorieuses années soixante-dix du succès populaire et de la vague hippie, ce chanteur-guitariste subit le désamour du public et une longue traversée du désert, qui prit fin le jour où il créa « Né quelque part », chanson incontournable devenue un hymne antiraciste.Si ce livre est le fruit d un premier travail entrepris par Maxime Le Forestier avec Sophie Delassein (et paru en 2005 sous forme d entretiens), il en est surtout une version remaniée et considérablement augmentée. En six ans, les échanges du chanteur et de la journaliste se sont enrichis (une tournée a eu lieu, de nouvelles chansons ont vu le jour, la célébrité de l artiste n a cessé de grandir et de s affirmer...) et Maxime Le Forestier a souhaité se livrer cette fois à un véritable récit, intime et poignant, de sa vie et de son parcours. Né quelque part, un ouvrage en partie inédit, permet au lecteur d entendre la voix de ce personnage discret, qui brille par sa variété et sa longévité musicale et suscite depuis toujours la curiosité, tant on en sait peu sur sa vie et ses opinions profondes.L année 2011 est d ailleurs importante pour Maxime Le Forestier: au mois de juin, il célébrera les quarante ans de son voyage jusqu à San Francisco et de son séjour dans la mythique « maison bleue ». À l occasion de cet anniversaire, un événement colossal est organisé. Il s agira de repeindre la maison en bleu, d y apposer une plaque commémorative, et de reprendre, avec de nombreux artistes, l intégralité du premier album éponyme.
« Ce matin, j?ai trouvé papa dans le lave-vaisselle. En entrant dans la cuisine, j?ai vu le panier en plastique sur le sol, avec le reste de la vaisselle d?hier soir. J?ai ouvert le lave-vaisselle, papa était dedans. Il m?a regardé comme le chien de la voisine du dessous quand il fait pipi dans les escaliers. Il était tout replié sur lui-même. Et je ne sais pas comment il a pu rentrer dedans: il est grand mon papa. » Simon, neuf ans, vit avec son père Paul et sa mère Carole dans un vaste appartement parisien. En fait, le couple n?en est plus un depuis longtemps, la faute au métier de Carole, qui l?accapare. Paul est écrivain, il écrit pour les autres. Carole est une femme d?affaires, elle passe sa vie en Australie, loin d?un mari qu?elle n?admire plus et d?un enfant qu?elle ne sait pas aimer. Le jour où Paul est interné pour dépression, Simon voit son quotidien bouleversé. L?enfant sans mère est recueilli par Lola, grand-mère fantasque et jamais mariée, adepte des séances de spiritisme avec ses amies « les sorcières », et prête à tout pour le protéger. Mais il rencontre aussi l?évanescente Lily, enfant autiste aux yeux violets, que les couloirs trop blancs de l?hôpital font paraître irréelle et qui semble pourtant résolue à lui offrir son aide. Porté par l?amour de Lily, perdu dans un univers dont le sens lui résiste, Simon va tâcher, au travers des songes qu?il s?invente en fermant les yeux, de mettre des mots sur la maladie de son père, jusqu?à toucher du doigt une vérité que l?on croyait indicible.
Condamné à mort en Israël en 1988, sur la base d'accusations selon lesquelles il aurait été gardien au camp de Treblinka, Demjanjuk a été acquitté en 1993 par la Cour suprême israélienne en raison de doutes sur son identité. De retour aux Etats-Unis, il fera l'objet d'un nouveau procès en 2001 pour avoir servi dans des camps, avant de se voir déchu de sa citoyenneté américaine. Aujourd?hui âgé de 89 ans, il a été inculpé par le parquet de Munich pour complicité dans le meurtre de 27 900 personnes, cette fois au camp de Sobibor (Pologne). L'ancien ouvrier automobile de Cleveland (Ohio) nie les charges à son encontre, affirmant avoir été soldat dans l'Armée rouge et avoir été fait prisonnier dans un camp nazi en 1942. Il a toujours clamé avoir dû travailler sous la contrainte pour les nazis et dit avoir été confondu avec d'autres gardes. Ce livre est le récit d?un des derniers procès du nazisme. L?occasion pour l?Allemagne d?écrire l?une des ultimes pages d'une histoire commencée il y a plus de soixante ans avec le procès de Nuremberg. Le procès Demjanjuk est aussi la première action judiciaire en Allemagne contre un « trawniki », ces gardiens de camps recrutés parmi les prisonniers de guerre soviétiques. Pour la première fois, le pays juge un homme de main de nationalité étrangère, le dernier maillon d?une chaîne, le plus petit rouage de la machine d?extermination.