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COLPORTEURS DU KOMINTERN. L'Union soviétique et les minorités au Moyen-Orient
Ter Minassian Taline
SCIENCES PO
28,01 €
Épuisé
EAN :9782724607338
Ce livre éclaire un aspect particulier de l'histoire des relations internationales au XXe siècle. Au-delà des aspects officiels de la diplomatie soviétique au Moyen-Orient, il met en évidence phénomène sous-jacent de la politique de l'URSS dans cette région jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale : l'instrumentalisation des minorités. Cette tactique conduite dans un objectif de déstabilisation, voire de pénétration, fut particulièrement nette en Iran, pays limitrophe et multi-ethnique où le soutien soviétique aux mouvements autonomistes en Azerbaïdjan et au Kurdistan contribua, en 1946, aux premiers frissons de la guerre froide. Menée par des acteurs enthousiastes, souvent sincères, juifs, Arméniens ou autres minoritaires dévoués à la diffusion de l'expérience soviétique, cette " micro-diplomatie " épouse les méandres de destinées singulières, romanesques, parfois tragiques dont ce livre restitue les parcours. La structure multinationale de l'Union soviétique a permis, selon les lieux et les époques, d'improviser puis de mobiliser, de manière plus ou moins efficace, des réseaux minoritaires en Iran, en Syrie, au Liban, en Palestine et en Égypte. À l'instar des puissances européennes entre les deux guerres, l'URSS a expérimenté dans cet Orient, géographiquement " proche ", diverses politiques à l'égard des minorités, ce qui s'inscrit dans une certaine continuité avec le passé russe et traduit, quelques décennies avant les interventions de l'URSS dans le Tiers Monde, la réalité de l'impérialisme soviétique.
Suite au génocide de 1915, beaucoup d'Arméniens se réfugient en France. Alors que pour certains Saint-Étienne n'est qu'une escale, d'autres s'y installent. Ce livre se veut une trace de ces vies, de ces passages depuis les années 1920. Quels sont ces parcours migratoires ? Comment s'intègrent socialement et professionnellement ces Arméniens qui semblent parfois " invisibles " ? Quels choix font-ils quand à leur culture ? Quelles sont les particularités de l'implantation arménienne à Saint-Étienne au regard d'autres communautés arméniennes en France ou au regard d'autres communautés immigrées dans cette cité ? Autant de questions auxquelles il a fallu tenter de répondre pour mieux comprendre ce groupe restreint mais révélateur de la vie d'une cité, de ses habitants.
Le XXe siècle a constitué pour les Arméniens le siècle de l'accession à l'Etat sur un territoire exigu situé aux marges de l'Arménie historique. Ce territoire réduit a vu successivement l'éclosion de la première république indépendante de 1918-1920. d'une république fédérée au sein de l'URSS et d'une troisième république depuis l'indépendance en 1991. L'accession à l'Etat s'est traduite par la promotion au rang de capitale d'un chef-lieu provincial, Erevan - chef-lieu du khanat de Erevan sous la domination perse. puis du gouvernement de Erevan au sein de l'Empire russe - dont l'identité arménienne et la monumentalité frappaient si peu les voyageurs à la fin du XIXe siècle qu'ils se bornaient souvent à n'en décrire que la mosquée. L'histoire et le développement de Erevan à l'époque soviétique illustre sous l'angle de la géographie urbaine, le processus de construction nationale qui a contribué à faire de cette ville une " icône " pour les Arméniens du monde entier. Fondé sur une approche monographique, cet ouvrage montre sous divers aspects - entre autres, l'architecture, l'urbanisme, les pouvoirs locaux - comment Erevan est devenue une capitale à l'époque soviétique.
Résumé : Sur les pentes du mont Aragats, aux confins du Caucase, la forteresse médiévale d'Amberd est le théâtre d'un fait divers macabre. Enquête policière et histoire d'espionnage, Les Galaxies Markarian est d'abord un récit d'aventures qui démarre en Arménie et se poursuit au Moyen-Orient et jusqu'en Inde, dans un tissu complexe de groupes ethniques, de minorités et surtout de religions. Parmi celles-ci, un monothéisme primitif dont les adeptes, réduits à une infime minorité, détiennent la puissance nécessaire pour changer le cours de l'histoire. Ce roman géopolitique au rythme fougueux met le lecteur sous tension et l'envoûte en redonnant vie à une spiritualité venue du fond des âges pour faire exploser des sujets brûlants d'actualité sur le terrain du Grand Jeu d'hier, et surtout d'aujourd'hui.
Diane travaille pour l'ONG suisse Patrimoines Sans Frontières. Fin 2016, alors que la guerre civile syrienne fait rage, elle arrive à Alep officiellement chargée d'une mission de reconnaissance pour le sauvetage du patrimoine syrien. Chamboulé par la guerre, l'Hôtel Baron, établissement fondé au début du XXe siècle à l'époque de l'apogée des impérialismes européens, est situé sur la ligne de démarcation entre Alep-Ouest et Alep-Est, lors de la guerre civile qui a ruiné la ville à partir de 2012. Voici un siècle, espions, aventuriers, archéologues s'y croisaient en sirotant des long-drinks dans l'atmosphère enfumée de son salon lambrissé. Evanouies depuis longtemps, ces élégantes silhouettes ont laissé la place à des familles de réfugiés campant au troisième étage. Dans la main d'un enfant, Diane découvre une idole au regard magnétique qui la détourne de sa mission initiale... Roman géopolitique au rythme fougueux, Hôtel Baron se déploie comme un livre d'aventures entraînant le lecteur sur une piste surprenante joignant le Rojava kurde du nord-est syrien à l'archipel arctique du Svalbard.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.