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Erevan : la construction d'une capitale à l'époque soviétique
Ter Minassian Taline ; Andrieux Jean-Yves
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753503694
Le XXe siècle a constitué pour les Arméniens le siècle de l'accession à l'Etat sur un territoire exigu situé aux marges de l'Arménie historique. Ce territoire réduit a vu successivement l'éclosion de la première république indépendante de 1918-1920. d'une république fédérée au sein de l'URSS et d'une troisième république depuis l'indépendance en 1991. L'accession à l'Etat s'est traduite par la promotion au rang de capitale d'un chef-lieu provincial, Erevan - chef-lieu du khanat de Erevan sous la domination perse. puis du gouvernement de Erevan au sein de l'Empire russe - dont l'identité arménienne et la monumentalité frappaient si peu les voyageurs à la fin du XIXe siècle qu'ils se bornaient souvent à n'en décrire que la mosquée. L'histoire et le développement de Erevan à l'époque soviétique illustre sous l'angle de la géographie urbaine, le processus de construction nationale qui a contribué à faire de cette ville une " icône " pour les Arméniens du monde entier. Fondé sur une approche monographique, cet ouvrage montre sous divers aspects - entre autres, l'architecture, l'urbanisme, les pouvoirs locaux - comment Erevan est devenue une capitale à l'époque soviétique.
Voici l'histoire d'un homme et d'une cité, l'histoire aussi d'une rencontre entre un homme politique et une équipe d'architectes. Et au début des années cinquante, Eugène Claudius-Petit, ancien ébéniste, professeur de dessin, résistant devenu ministre de la Reconstruction, parvient à une période charnière de sa vie. Après avoir été ministre de la Reconstruction de 1948 à 1952, il veut confronter ses idées à l'épreuve du réel et à une autre échelle. Héritier du catholicisme social et fasciné, à contre-courant de l'opinion, par la modernité architecturale de son époque, il lance une vaste opération de rénovation et de restructuration de Firminy (Loire) où il a été élu maire (UDSR) en 1953 et qui devient son Arcadie. :époque et la ville sont propices: la Reconstruction commence à produire ses effets. et aucune opération d'envergure n'a jamais été réalisée à Firminy. Gaudin,: fait appel à une petite équipe d'architectes dont certains se sont croisés dans les réseaux de Résistance. et sont devenu: des amis. Marcel Roux. André Sive. Charles Delfante. Jean Kling conçoivent un programme selon les principes de la Charte d' Athènes. Firminy-Vert a l'ambition d'offrir à ses locataire: un nouveau mode d'habiter, générateur d'une société nouvelle. Morphologie urbaines et sociales vont ici de pair, du berceau au cimetière. La commmnauté rivée et attendue dans cet habitat moderne laisse place à une communauté réelle qui s'approprie et transforme ce quartier. Le Corbusier montre la maîtrise de son art et dote la cité d'une Maison de la Culture, d'un stade. d'une cité d'habitation et d'une église dont le chantier, délaissé durant vingt-cinq ans, a été achevé en 2006. faisant accéder Firminy à une reconnaissance patrimoniale mondiale. Pourtant le quartier entier demeure encore à l'écart des chemins touristiques et historiographiques. Véritable " biographie d'un quartier ", ce livre relate la création et la vie de cet habitat collectif jusqu'à la mise en patrimoine de certains de ses objets architecturaux portant la prestigieuse signature de Le Corbusier. L'ouvrage replace ainsi dans une perspective historique le processus patrimonial qui tend aujourd'hui à supplanter l'histoire de cette utopie municipale et de ses concepteurs.
Suite au génocide de 1915, beaucoup d'Arméniens se réfugient en France. Alors que pour certains Saint-Étienne n'est qu'une escale, d'autres s'y installent. Ce livre se veut une trace de ces vies, de ces passages depuis les années 1920. Quels sont ces parcours migratoires ? Comment s'intègrent socialement et professionnellement ces Arméniens qui semblent parfois " invisibles " ? Quels choix font-ils quand à leur culture ? Quelles sont les particularités de l'implantation arménienne à Saint-Étienne au regard d'autres communautés arméniennes en France ou au regard d'autres communautés immigrées dans cette cité ? Autant de questions auxquelles il a fallu tenter de répondre pour mieux comprendre ce groupe restreint mais révélateur de la vie d'une cité, de ses habitants.
Le 8 décembre 1991, la fin de l'URSS est proclamée par le biais d'un communiqué laconique. C'est la fin d'un Etat qui, vu d'Occident, a incarné tout au long du XXe siècle la figure de l'ennemi. La chute de l'URSS signifie aussi la fin d'un modèle politique et économique, le système communiste, et celle d'un bloc militaire, le Pacte de Varsovie. Peu de personnages historiques ont suscité autant de jugements aussi contradictoires. Adulé en Occident, au point que l'on a parlé de " gorbimania ", il est loin d'être aussi populaire en Russie. Aujourd'hui âgé de 89 ans, Gorbatchev continue de dénoncer le régime de Poutine et avoue avoir été contre son gré le "fossoyeur de l'Union soviétique" . Son parcours épouse toutes les phases de l'histoire de l'Union soviétique au XXe siècle depuis son enfance, son entrée aux Jeunesses communistes, sa jeunesse tiraillée entre la fin de la période stalinienne et la déstalinisation, puis son arrivée au pouvoir et le lancement de la perestroïka. La dernière partie est consacrée à l'éclatement de l'URSS en 1991.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?