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Paradis. Une nouvelle version du Philoctète de Sophocle
Tempest Kae ; Dufay Gabriel ; Spengler Oona
L ARCHE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782381980591
Sur une île ravagée par le passage d'une tempête, par la misère et par l'oppression des plus riches, un choeur de femmes veille sur la plage, dans un camp de fortune. Près d'elles, une cave où vit Philoctète, soldat abandonné par son armée dix ans auparavant, qui survit tant bien que mal entre la douleur d'une blessure, le sentiment d'injustice et les symptômes d'un stress post-traumatique. Quand Ulysse débarque sur la plage accompagné d'un jeune soldat, c'est une invitation à partir et rejoindre les siens qui est offerte à Philoctète - mais l'espoir est ici enrobé de mensonge, et l'idée de vengeance n'est jamais très loin. Cette réécriture du mythe de Philoctète par Kae Tempest donne un nouveau souffle à ces personnages blessés dans la tourmente d'une vie contemporaine, par cette langue mythique déjà présente dans Les Nouveaux Anciens ou Etreins-toi. Tempest met ici les masculinités violentes et mortifères de Sophocle en échec : si la pièce originale encensait la gloire guerrière, le destin et l'intervention divine, dans Paradis, il n'est question que des humains et de leurs failles. Entre l'arc magique et l'écran plat, les soldats pleurent enfin leurs pertes.
4 h 18 du mat?.7 paires d?yeux écarquillées, incapables de dormir.Jemma. Esther. Alicia. Pete. Bradley. Zoé. Pious7 âmes vidées, 7 coeurs brisés, sous le ciel grondant de Londres, en plein cauchemar éveillé.7 îlots de solitude en proie à l?anxiété voient leur vie défiler à un tempo effréné.Dans ce poème urbain, qui rappelle les rythmes, syncopes et la narration épique des Nouveaux Anciens, Kae Tempest reflète la misère de ses contemporains, engoncés dans leur vie et assoiffés d?étourdissements. Des nouveaux quartiers huppés de la capitale aux rives désenchantées de nos cerveaux aliénés, sous acide et sous pression, elle raconte les injonctions à la consommation effrénée, les atermoiements d?une génération désenchantée qui cherche dans l?épuisement des échappatoires à la vitesse, l?oubli des guerres et des violences, pillages pour assouvir nos désirs de possession et de puissance.
Dans ce recueil de poèmes, HOLD YOUR OWN, Kae Tempest déploie une nouvelle traversée poétique de l'être humain, suivant le mythe de Tiresias, le prophète aveugle transformé par Héra. Un jeune garçon, baskets aux pieds et écouteurs sur les oreilles, se promène en forêt un matin et délace d'un coup de bâton l'union d'un couple de serpents. Pour le punir de son acte, Héra le transforme en femme. C'est ainsi que débute son errance sublime d'être en être, se délestant à la manière d'un serpent de sa peau pour une renaissance intérieure. Ce conte sensuel emprunte les sentiers des forêts antiques, où de vivantes statues se muent en êtres non binaires, riches d'une sensualité non normée et d'expériences permettant d'accéder à une forme de connaissance quasi divine. Un hymne à l'amour entre femmes. Hypnotique.
Utah, printemps 1983. La montée des eaux du Grand Lac Salé atteint des niveaux records et les inondations menacent le Refuge des oiseaux migrateurs. Hérons, chouettes et aigrettes neigeuses, dont l'étude rythme l'existence de Terry Tempest Williams, en sont les premières victimes. Alors qu'elle est confrontée au déclin de ces espèces, Terry apprend que sa mère est atteinte d'un cancer, comme huit membres de sa famille avant elle - conséquence probable des essais nucléaires menés dans le Nevada au cours des années 1950. Bouleversée par la douleur de celle qu'elle accompagne dans la maladie, Terry se plonge dans une enquête sur les effets dévastateurs des retombées radioactives. Remarquable étude naturaliste et chronique familiale saisissante, Refuge entrelace le destin des oiseaux du Grand Lac Salé et celui des hommes frappés comme eux par les drames écologiques. Dans une langue tout à la fois sobre et poétique, Terry Tempest Williams refuse la tragédie et lance un formidable appel au renouveau. Un livre qui revient aux fondements de la collection Nature writing, appelé à devenir un livre de fond. Publié pour la première fois en 1991, ce livre, qui fait figure de classique, fut unanimement salué, tant pour sa portée environnementale que pour ses qualités poétiques et l'émotion contenue du récit.
Dans ce poème épique urbain, des vies modernes désenchantées sont revisitées par les mythes anciens et les dieux antiques. Kate Tempest célèbre l?humain trop humain des supermarchés, des rues, des bars et des open-space, entre poésie, rap et « spoken word ». Pour «Les nouveaux anciens», la rapeuse-poète a reçu en 2013 le prestigieux Prix de poésie Ted Hughes.
Le métro, lui, il s'en fout. Il charrie. Des gens. Assis. Debout. Toujours les mêmes. Il charrie en bas, en creux, plus profond que la mer ; charrie le mensonge de destinations aux noms de châteaux et de plaines.
Ce qu'il faut dire est une invitation à habiter ses spiritualités. Dans un monde où les nominations sont enjeux de domination, Léonora Miano invite à prendre ses responsabilités et ses distances quant aux assignations, véhiculées par la langue et les grands récits nationaux. Sa parole, d'une puissance poétique incisive, exhorte à la reconquête des mémoires pour Etre Tout simplement Soi. Requiem pour une vieille Europe des privilèges, ces trois chants sont à lire à voix haute, comme un hymne à la connaissance de soi.
Fo Dario ; Cecchinato Toni ; Colchat Nicole ; Rame
Le nouveau dirigeant est arrivé et il nous a dit : "Bravo, vous avez bien fait de désobéir la dernière fois à l'autre dirigeant, qui après tout n'était qu'un révisionniste, un contre-révolutionnaire Vous avez bien fait ! Il faut toujours avoir les tigres avec soi quand l'ennemi est là. Mais à partir de maintenant, ce n'est plus nécessaire. L'ennemi est en fuite... Ramenez immédiatement les tigres dans la forêt." "Comment, encore ?" "Obéir au parti !" "Question de dialectique ?" "Evidemment !" "Bon, suffit !"
Résumé : Deux épopées de l'intime sur la force vive du souvenir et l'ordinaire des jours. Dans 21 rue des Sources, deux revenants s'amusent et philosophent dans la maison familiale abandonnée. On rit. On se souvient. Tout se détraque dans L'Arbre après une terrible tempête. Gaby et Linette traînent leur amour comme un mal en patience. On se blesse. On ne sait pas aimer. Aurait-il fallu ne pas couper l'Arbre ?