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La genèse de la Kabylie. Aux origines de l'affirmation berbère en Algérie (1830-1962)
Temlali Yassine ; Rahal Malika ; Meynier Gilbert
LA DECOUVERTE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782707192172
Comment l'affirmation berbère s'est-elle construite en Algérie, et plus particulièrement dans le cas de la Kabylie ? A rebours des clichés et des poncifs sur les problématiques régionalistes, Yassine Temlali, entreprend dans ce livre de définir un cadre d'analyse rigoureux à partir de questionnements essentiels : quelle était la situation réelle des communautés berbères à la veille de la conquête coloniale ? L'occupation française a-t-elle pu être un agent d'intégration des régions berbérophones à une nouvelle entité, l'Algérie ? La révolte de 1871 a-t-elle vraiment été une révolte kabyle ? Y a-t-il eu une " politique kabyle " de la France ? Y a-t-il eu au sein du FLN une guerre entre " Arabes " et " Kabyles " ? S'écartant des sentiers battus de l'essentialisation des identités culturelles, par définition flottantes et éphémères, l'auteur restitue le cadre historique dans lequel, entre 1830 et 1962, est née en Algérie une conscience culturelle et politique berbère, de façon concomitante avec la naissance de ces entités modernes que sont la nation algérienne, la Kabylie? Un livre original et salutaire qui entend dépasser la guerre des " récits identitaires " en Algérie et qui, en France, intéressera notamment nombre de lecteurs dont les racines plongent dans cette culture. " S'il y a une dimension à ce livre, c'est celle de vouloir réinjecter du fond dans des débats politiques présents qui en sont dramatiquement dénués, et redonner aux discussions du savoir, entendu à la fois comme matière et comme distance critique. " Malika Rahal " Ce livre devrait intéresser nombre de lecteurs grâce à ses qualités de nuance dialectique pédagogique : il révèle la Kabylie, l'Aurès, la berbérité et? in fine l'Algérie, en premier lieu aux Algériens. " Gilbert Meynier
L'auteur, à travers cet ouvrage, a la volonté de briser le silence imposé autour de son histoire et de l'Histoire coloniale liée à la guerre d'Algérie. Par la simplicité de la narration de sa vie et de ses souvenirs, Saliha Telali, décrit une enfance déchirée par le silence sur l'histoire de son père "Harki" et sa famille qui ont vécu les événements qui entourent l'indépendance de l'Algérie et un rapatriement tardif qui a coûté la vie à des milliers de "Harkis" hommes, femmes et enfants. C'est aussi une illustration du coût des conséquences psycho sociales sur les familles issues de la colonisation notamment sur leurs enfants. Aujourd'hui encore cela, peut expliquer pour partie, "la révolte des banlieues". Malgré le tabou et le besoin de mémoire inassouvi qui entourent cette question de l'immigration, l'auteur souhaite transmettre son expérience afin de rompre cette indifférence imposée par notre société. Saliha Telali, au fur et mesure du texte, instaure un dialogue pudique avec l'Enfant qui n'est qu'elle-même, pour restaurer sa propre histoire, la mémoire de son père et des soldats supplétifs. Elle n'a pas vécu la guerre d'Algérie, mais a vécu la souffrance de ne pas savoir, d'avoir subi l'injonction implicite de ne pas avoir de racines, ni d'histoire reconnue, ce qui n'a pas manqué d'avoir des répercussions psychosociales sur sa vie. Militante aujourd'hui, l'auteur se bat pour le droit à l'Égalité. En effet, au-delà de cette histoire, on peut se questionner sur le relatif échec de notre modèle "d'intégration". Il est donc devenu nécessaire de prendre en compte les souffrances du racisme, du rejet, et des discriminations et de rompre le silence.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.