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L'Europe en crise et le monde
Telo Mario
UNIV BRUXELLES
9,00 €
Épuisé
EAN :9782800416076
Il n'est pas possible de comprendre la crise européenne sans en approfondir les dimensions internationales. Cet ouvrage montre, et le Brexit l'a confirmé, que l'Union européenne n'est pas un Etat fédéral en formation mais une organisation régionale, complexe, qui rassemble des Etats et des sociétés voisins. Il offre une présentation claire et simple des organisations de coopération régionale en Europe, en Asie, en Afrique et dans les Amériques, et met en lumière leur évolution, leurs similitudes et leurs différences actuelles. Leurs interactions multiples avec la mondialisation et les mutations de l'ordre international depuis la fin de la guerre froide sont au coeur de la démonstration. Le livre s'efforce enfin de répondre à une série de questions : la coopération régionale connaît-elle en Europe, comme dans les autres continents, un nouveau changement historique majeur ? La structure multipolaire du monde et la crise financière mondiale contemporaine sont-elles à l'origine d'un monde plus instable où le régionalisme est défié tantôt par des tendances concurrentes et autoritaires, tantôt par des projets géopolitiques et instrumentaux, et de plus en plus par les exigences de légitimité démocratique des sociétés civiles ? N'entrons-nous pas dans une phase plus politique et controversée de la coopération régionale ? Quels sont les impacts potentiels de ces formes alternatives de politisation du régionalisme dans les cinq continents et au niveau de la gouvernance globale ?
Résumé : De 1945 à l'aube des années quatre-vingt-dix, l'Italie a fait figure de démocratie exceptionnelle en Europe et dans le monde : l'alternance politique n'y était pas de mise, le puissant parti communiste italien était en dehors du pouvoir et la démocratie chrétienne, perpétuellement aux affaires. Ce schéma s'est érodé au fil du temps avant d'exploser avec la chute du mur de Berlin mais, surtout, suite au déclenchement de l'opération Mani Pulite. En trois ans, le système politique s'est métamorphosé, les principaux partis dominants ont disparu, donnant naissance à un nouveau système partisan bipolaire, et l'on a pu parler d'une i1e République italienne, caractérisée par la personnalité controversée de Silvio Berlusconi. Vingt ans plus tard pourtant, malgré l'alternance au gouvernement entre centre droit et centre gauche, et dans le cadre d'une interaction accrue avec l'Union monétaire, l'Italie fait encore et toujours la une de l'actualité. Elle semble se donner à voir comme l'Etat malade de l'Europe tant des points de vue politique et économique qu'en ce qui concerne la criminalité organisée. L'Italie sera-t-elle donc toujours singulière, exceptionnelle même, dans les régimes démocratiques ? Ou ne fait-elle qu'anticiper des tendances destinées à se généraliser ? Telles sont les questions et la trame de cet ouvrage décisif sur le sujet. Fruit d'une collaboration entre le Centre d'étude de la vie politique et l'Institut d'études européennes de l'Université libre de Bruxelles et la LUISS de Rome, le livre rassemble les contributions des meilleurs spécialistes internationaux de l'Italie dans ses différentes facettes.
Résumé : Nourri d'une connaissance approfondie des théories développées de part et d'autre de l'Atlantique et d'une expérience internationale affinée par la participation de son auteur à l'agenda scientifique européen (et notamment aux réseaux de recherche mondiaux " Garnet ", " Green " et Erasmus-Mundus doctoral " GEM "), cet ouvrage de Mario Telò, qui a été traduit aussi en anglais (2009) et en mandarin (2011), retrace les origines d'une discipline académique devenue autonome au début du XXe siècle et brosse un panorama critique des divergences et des complémentarités des écoles de pensée (réalisme, institutionnalisme, constructivisme, entre autres) qui ont animé le débat théorique ces dernières décennies et se sont efforcées de rendre compte de la complexité des relations internationales et des enjeux auxquels l'humanité est confrontée dans un monde globalisé. L'auteur adopte aussi - et c'est là l'originalité de son livre - une perspective européenne et accorde une attention particulière à l'expérience de souveraineté autolimitée et partagée, de coopération régionale institutionnalisée, menée - depuis la " déclaration Schuman " de 1950 - par des Etats jadis belligérants, aux niveaux de la CE et de l'UE. Comme le note Robert O Keohane, dans la préface de l'ouvrage, ce " système politique supranational en formation " est un " laboratoire d'idées " qui " pose des défis de taille à la science politique et aux théories des Relations internationales, pour redéfinir les concepts de puissance, de souveraineté, de légitimité, de démocratie ". L'intégration régionale entre Etats et sociétés voisins est-elle un phénomène limité à un seul continent ? Ou faut-il y voir une forme de gouvernance nouvelle, le laboratoire sophistiqué d'une large tendance vers l'institutionnalisation de la vie internationale, amenant à une révision graduelle et partielle du paradigme souverainiste " westphalien ", dans un monde en constante évolution ?
Ces dernières années, en Europe, dans le monde musulman, mais aussi en Afrique subsaharienne, les discours visant le pouvoir supposé des francs-maçons et leurs présumées collusions ont à nouveau fleuri. Ces discours s'en prennent au rôle politique ou économique que joueraient la franc-maçonnerie ou les francs-maçons, mais s'inscrivent aussi dans une parole plus large qui vise à dénoncer une conspiration mondiale, voire un principe maléfique transhistorique - mettant à jour des topoi de la rhétorique antimaçonnique classique. Cela s'inscrit dans des sociétés où la dialectique du secret et de la transparence est omniprésente, et où franc-maçonnerie est perçue comme l'expression par excellence d'une supposée culture du secret. S'entremêlent ainsi un antimaçonnisme catholique traditionnel, tantôt politique, tantôt religieux et diabolisateur, qui s'exprime aujourd'hui davantage en Afrique subsaharienne et en Amérique latine qu'en Europe, mais qui sur le vieux continent perpétue le fonds de commerce idéologique de milieux intégristes chrétiens ; un antimaçonnisme politique, porté par des courants populistes ou nationalistes, qui s'évertue à traquer les francs-maçons comme favorisant une domination étrangère (politique, financière) - c'est le cas en Italie et dans plusieurs pays d'Europe centrale, orientale et balkanique ; un antimaçonnisme islamique radical qui puise à l'antisémitisme et à l'antisionisme des différents courants qui le composent ; un antimaçonnisme complotiste enfin, qui s'abreuve au succès des théories conspirationnistes en vogue et se propage viralement sur Internet. Les actualisations de la rhétorique antimaçonnique comme les usages idéologiques qui en sont faits paraissaient dès lors devoir être réinterrogés, vingt-cinq ans après un premier volume consacré aux courants antimaçonniques dans la collection "Problèmes d'histoire des religions" (IV/1993). C'est la triple ambition du présent ouvrage : dresser un état des lieux de l'antimaçonnerie aujourd'hui, et de ses évolutions récentes ; analyser à la fois les accents nouveaux et les reformulations de condamnations anciennes ; examiner des situations peu mises en avant dans la littérature jusqu'ici, telles les formes de l'antimaçonnisme dans les courants émergents du christianisme contemporain ou de l'islam.
Bribosia Emmanuelle ; Joncheray Nicolas ; Navasart
Ce volume édité en l'honneur de la professeure Marianne Dony traite des grandes matières du droit européen qu'elle a abordées tout au long de sa carrière. Tel un kaléidoscope réfléchissant un nombre infini d'images, la diversité des sujets étudiés reflète non seulement la polyvalence de l'expertise de Marianne Dony, mais aussi la place primordiale du droit européen dans la vie des justiciables. L'ouvrage est divisé en trois grandes parties. La première partie, "droit constitutionnel", aborde des questions transversales comme celles des valeurs et des principes de l'ordre juridique que constitue l'Union européenne, le fonctionnement de ses institutions, et ses rapports avec les ordres juridiques des états membres. La deuxième partie, consacrée au "droit économique", traite principalement de l'Union en tant que marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée. Il y est principalement question du droit de la concurrence et du droit des aides d'état, mais également du droit financier. Enfin, la troisième partie, "relations extérieures", questionne le rôle de l'Union européenne en tant qu'acteur sur le plan international. Y sont à le fois examinées la nature des compétences externes de l'Union, ainsi que ses actions extérieures dans divers domaines, tels que la traite des êtres humains, les relations entre l'Union et les pays du Sahel, ou encore le Brexit.
Résumé : Ces dernières années, les percées électorales et politiques de partis comme Syriza en Grèce, Podemos en Espagne ou encore Die Linke en Allemagne ont braqué les projecteurs sur le paysage de la gauche radicale en Europe. Ou plutôt des gauches radicales : des projets et des formations aux ambitions et aux profils très divers coexistent en effet dans ce spectre politique désormais très diversifié. Il n'en a pourtant pas toujours été ainsi. Dans le dernier quart du XIXe siècle, la gauche radicale s'incarne pour l'essentiel dans la famille socialiste naissante ou dans le syndicalisme révolutionnaire. Après la première guerre mondiale et, surtout, après la révolution soviétique d'octobre 1917, la rupture dans le mouvement socialiste donne naissance au mouvement communiste, dont l'homogénéité politique est forte jusqu'au vingtième congrès du parti communiste soviétique et aux révélations du célèbre "rapport Khrouchtchev" (1956). Peu à peu, une certaine diversité s'installe dans les rangs communistes. Avant que cette famille politique en pleine mutation n'entame une descente aux enfers dans les années soixante-dix et quatre-vingt tandis que les sociétés européennes se transforment en profondeur. Mais alors qu'en novembre 1989, la chute du mur de Berlin avait semblé marquer la fin des espoirs révolutionnaires, des mouvements inattendus se produisent à la gauche de la gauche au cours des premières décennies du XXIe siècle, en parallèle avec la montée en puissance de la droite radicale et populiste. Pour saisir l'ensemble de ces dynamiques, Pascal Delwit brosse une fresque impressionnante de l'histoire et des comportements des partis de la gauche radicale des débuts de l'industrialisation à nos jours. Il propose un schéma interprétatif des bouleversements de cette famille politique qui se répartit aujourd'hui en trois courants principaux.
Le slogan féministe des années 1970 "Un enfant quand je veux, si je veux" résonne encore aujourd'hui. Il pose la question de la liberté de choix dans l'espacement des naissances, dans la décision des femmes d'être mère. Il interroge peu le choix de ne pas être mère. Pourtant, elles sont nombreuses à avoir fait le choix d'une vie sans enfant. Face à "l'évidence du naturel", devant l'injonction moderne au désir d'enfant, ces femmes sont souvent qualifiées de déviantes, d'anormales, d'égoïstes. Ne pas avoir d'enfant par choix demeura longtemps un impensé, y compris dans la recherche scientifique. Depuis plusieurs années, des mouvements et des groupes antinatalistes radicaux se font remarquer sur la scène médiatique par des déclarations fracassantes, des happenings ou des événements. Ceux et celles qu'on appelle désormais les "croisés de la dénatalité" se font plus visibles et revendiquent publiquement leur non-désir d'enfant. Ils et elles avancent des arguments démographiques, politiques ou écologiques. En même temps, des essayistes comme Elisabeth Badinter dénoncent une pression croissante pesant sur les femmes pour les inciter à devenir mères et à une renaturalisation de la maternité. Par ailleurs, l'expérience de la maternité elle-même se transforme et se diversifie. Ainsi, des mouvements qui ont longtemps rejeté l'institution de la famille ont récemment demandé d'y avoir accès. On le voit, la maternité et le refus de celle-ci sont au coeur de nombreux débats contemporains. Ce numéro de Sextant interroge ces mouvements et ces débats autour de la non-maternité, en définit les contours et interroge le passé afin de mieux cerner les questionnements actuels. Que signifie ne pas être mère aujourd'hui ? Quels jalons et événements ont rendu ce choix possible dans la société d'aujourd'hui ?