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Césarée. Notes de voyage
Tékéyan Vahan ; Varjabédian Houri
PARENTHESES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782863643921
De retour à Istanbul, après un séjour à Marseille et en Egypte, Vahan Tékéyan est nommé en 1913 directeur d'un établissement d'enseignement en Anatolie. Il prend le train pour se rendre à Césarée (Kayseri), ville d'origine de ses parents, dont les récits ont bercé son enfance. Tout au long du trajet et du séjour, il prend des notes et remplit ses carnets. Sept années plus tard, ces pages paraîtront en feuilleton dans un quotidien arménien avec la mention explicite "? en souvenir ? ", pour ne pas oublier ces élèves, enseignants et administrateurs disparus au cours du génocide. C'est cette traversée de la Cappadoce, sur la fameuse ligne du Bagdad Bahn toujours en construction à l'époque, que relate le poète. Il évoque avec précision ses voisins de compartiment, ses rencontres, les paysages variés et les dizaines de villages découverts au cours d'étapes singulières. Le train le laissera bien avant sa destination, l'occasion de poursuivre la route en carriole et prétexte à de nouvelles explorations. Au-delà du précieux aspect documentaire sur les dernières années de l'Empire ottoman, ces "Notes de voyage" révèlent le regard tendre de l'adulte qui découvre les racines de son histoire familiale.
Résumé : Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Aix-en-Provence, sa région et Marseille constituent pour l'étude du «phénomène» de la bastide un terrain privilégié. Capitale de la Provence d'Ancien Régime, Aix abritait une forte densité de population noble, souvent fortunée. À Marseille, le remarquable développement du commerce engendrait une riche classe de négociants qui s'affirmait comme telle. Aristocratique ou bourgeois, le mode de vie était le même, souvent fastueux, quelquefois même ruineux.Très cultivée, la haute société était perméable à tous les courants de pensée, nationaux et ultramontains, sans renier pour autant son identité provençale. Un mécénat actif mettait à son service des artistes à la formation éclectique qui s'exprimèrent surtout en milieu urbain ou périurbain, dans les hôtels particuliers et les pavillons ou «folies». Il semble que la bastide soit restée le domaine d'élection d'une expression plus spécifiquement locale.Apparues au début du XVIe siècle, les bastides se multiplient surtout au XVIIe et au XVIIIe siècle qui voient leur plein épanouissement. Le «phénomène» de la bastide répond en effet à de multiples exigences: placement sûr, au rapport souvent élevé, résidence secondaire, lieu de loisir et de repos, c'est enfin, par le luxe de son décor, le charme de ses jardins, le signe d'appartenance à la caste des privilégiés de la fortune.Les bastides s'établissent le long des rivières, dans les vallons ou dans les plaines, à «quelques lieues» des villes mais aussi sur le terroir des villages environnants, bientôt touchés par cette pratique d'achat de biens fonciers. Les Aixois acquièrent ainsi de grands domaines à Rognes, Puyricard, Lambesc, Bouc-Bel-Air, Eguilles, Saint-Cannat, etc., les Marseillais à Lançon, Berre, etc. Le modèle aixois s'exporte dans les territoires tels le Vaucluse, le Var ou les Alpes-de-Haute-Provence où par son origine et le jeu des alliances la noblesse aixoise possédait de vastes propriétés.Plus qu'un simple fait architectural, ou comme tout fait architectural, la bastide exprime en définitive la quintessence d'un monde et c'est son étude globale qui permettra d'en dégager l'originalité qu'il s'agisse du poids politique dune institution ayant régi pendant plus de deux siècles le marché foncier de la région, orienté son agriculture ou de la signification qu'elle revêt en termes de civilisation.
Résumé : Sadik Jalal Al-Azm est l'un des grands intellectuels du monde arabe et l'un des plus éminents représentants du courant laïque. Son nom a souvent défrayé la chronique de la censure. Le présent ouvrage rassemble plusieurs textes. Le premier relate son parcours autobiographique et son itinéraire intellectuel. Dans le deuxième, l'auteur nous fait part de ses sentiments et réflexions au moment de l'attaque du 11 septembre et examine les réactions du monde arabe face à cet événement. Dans le troisième, Al-Azm livre une analyse de l'affaire Rushdie sous l'angle des conséquences inattendues de la mondialisation sur les débats intellectuels et la réception de la littérature. La dernière étude contient une critique argumentée du livre d'Edward Saïd, L'Orientalisme. Al-Azm souligne la tendance de ce dernier à essentialiser l'Occident de la même façon que les orientalistes ont essentialisé l'Orient.
Résumé : L'urbanisme, un plaisir ? Comment cette notion assez désuète peut-elle être associée au plaisir de faire la ville, à la modernité ? Comment la conjuguer à l'appétence pour toutes les disciplines, à la curiosité pour l'évolution des modes de vie et des modes de faire, l'invention sociale et technologique ? A travers l'action "Projet urbain" qu'elle a initiée, dirigée et animée au sein de l'administration en charge de l'urbanisme pendant près de trente ans, Ariella Masboungi a été un témoin privilégié d'une évolution favorable des pratiques dans ce domaine et d'une ouverture progressive à de nouvelles stratégies. Persuadée que la ville est la clé du développement durable, et que c'est en son sein que réside l'innovation, elle livre ici ses réflexions, ses convictions, ses "leçons" du projet urbain, n'ayant de cesse de s'inspirer de la diversité des expériences européennes, d'explorer, de capitaliser, de diffuser et, surtout, d'impulser de nouvelles directions pour construire une ville plus amène. Pourquoi tous les sujets de société conduisent-ils à l'urbanisme ? Par quels moyens peut-on produire des villes plus heureuses, équitables et stimulantes ? Comment enseigner le projet urbain et en transmettre le goût aux étudiants ? Que signifie "la fierté d'être fonctionnaire" dans le champ de l'action urbaine ? A travers les réponses ou les pistes esquissées, preuve est apportée que l'urbanisme de demain ne se fera pas sans une intelligence collective, à la fois attentive et ouverte sur le monde.