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L'action publique dans ses nouveaux territoires en France et au Brésil
Teisserenc Pierre ; Sorbets Claude
L'HARMATTAN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782343015316
L'objet de ce livre est de rendre compte des transformations que connaissent les territoires en redéveloppement en Europe et en Amazonie brésilienne sous les effets de la globalisation, du développement durable et des changements du mode de production de l'action publique. Entre ces deux contextes fort différents, il est possible d'identifier des constantes et des convergences qui constituent les bases de problématiques territoriales communes. Le parti pris de cet ouvrage est de rendre compte de l'émergence des nouveaux territoires de l'action publique qui réussissent à s'organiser pour apporter des réponses aux multiples défis qui affectent leur devenir et qui témoignent que, à côté des situations d'entre soi pour satisfaire les besoins de proximité et de coprésence, il existe d'autres manières de répondre à de telles attentes par des formes nouvelles de mobilisation d'acteurs et de réseaux d'acteurs à partir d'actions locales ; des actions qui font échos aux exigences du développement durable et qui mettent en cause le caractère participatif des modes de décision. Les expériences analysées montrent que ce qui est alors en jeu n'est pas seulement l'action en tant que telle, sa réussite et sa légitimité mais aussi le collectif qui la porte. Un tel enjeu est non seulement économique et social mais aussi politique.
Comment rendre compte du langage et de ses effets, qu'ils soient de vérité ou d'illusion? Comment décrire les puissances de l'image, qu'elles soient couverture vers un ailleurs ou idole masquant le vrai? Ces deux questions, Platon les pose de façon solidaire, comme en surplomb de ces partages consacrés par la tradition qui opposent sans plus de précaution le sensible à l'intelligible, les figures poétiques au discours rationnel, les artifices mimétiques du sophiste à la rectitude linguistique du philosophe. Le présent ouvrage s'attache à défaire ses simplifications et à renouer le fil que suit Platon quand il se sert de l'image pour penser le langage et du langage pour penser l'image. Si, tour à tour, un des deux termes forme le paradigme de l'autre, on s'est efforcé de montrer qu'il s'agissait à chaque fois d'un paradigme ambigu, signalant autant la proximité que l'écart. La proximité, quand les mots se lient au monde selon un rapport de ressemblance ou de correspondance, chaque version de ce lien séculaire étant antagoniste de l'autre. L'écart, quand le langage se voit reconnaître une spécificité, la représentation symbolique du non-être, qui échappe à l'image tant plastique que psychique. Mais écart qui fonde à nouveau une similitude, quand la parole mensongère mime le simulacre en détachant l'objet sur lequel porte de ses différences constitutives. Paradigme qui revêt enfin une fonction ironique, peut être aporétique, à considérer du moins son application au discours même de Platon dont il éclaire la modalité expressive et l'articulation en différents niveaux - noétique, physique, politique - tout en permettant d'affronter l'étonnant paradoxe d'une dialectique sans images présentée avec force métaphores.
Agrégé et docteur en philosophie, Fulcran Teisserenc est professeur en classes préparatoires et membre associé du centre GRAMATA de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est l'auteur de Langage et image dans l'oeuvre de Platon (Vrin, 2010), des commentaires accompagnant la République et Le Banquet dans la collection "1'olioplusphilosophie" (Gallimard, 2006 et 2007), et de divers articles sur la philosophie platonicienne et aristotélicienne.
Schiller Friedrich von ; Teisserenc Fulcran ; Lava
Ce numéro s'ouvre par la présentation et la traduction, dues à A. Yuva, de la leçon inaugurale donnée en 1789 à l'Université d'Iéna par Schiller et portant sur l'idée d'histoire universelle. Bien qu'il ait été surtout retenu par la postérité comme l'un des plus grands dramaturges et poètes allemands, Schiller mena un important travail d'historien, au point d'être qualifié par Mme de Staël de plus éminent des " historiens philosophiques ". Il tente de définir dans cette leçon le concept d'histoire universelle qui, telle une sécularisation de l'ancienne historia universalis catholique, exclut à l'opposé de cette dernière la nature pour se centrer sur l'homme, tout en en conservant l'orientation sur la Providence et sur le problème de la téléologie. Bien que partant de la diversité des sociétés extra-européennes popularisée par la littérature de voyage, il affirme l'unité du genre humain et réduit cette diversité géographique aux étapes historiques de réalisation de l'idéal d'humanité : l'histoire universelle part d'un état primitif supposé de l'humanité, pour élucider le lien entre passé et présent comme processus téléologique de réalisation de l'idéal. Dans " Puissance, activité et passivité dans le Sophiste", F. Teisserenc se consacre à un passage du Sophiste de Platon où l'Étranger, après avoir énuméré les diverses théories de l'être qu'a produites la philosophie, recherche un dénominateur commun entre matérialistes et idéalistes et propose de caractériser l'être par la puissance. Cette assimilation se réduit-elle à un aperçu occasionnel extérieur à la pensée platonicienne, ou implique-t-elle au contraire un changement profond au sein de l'ontologie platonicienne ? En effet, si on l'applique au rapport entre connaissance et Idées, n'entraîne-t-elle pas que les Idées s'altèrent lorsqu'elles sont connues, donc qu'elles sont soumises au devenir ? Dans " L'ineffable et l'impossible : Damascius au regard de la déconstruction ", L. Lavaud part de la critique derridienne de la tradition appelée " théologie négative " : en posant un principe " au-delà de l'essence ", on ne ferait que redoubler par une hyperbole spéculative les traits de l'être, condamnant d'emblée à l'échec la tentative de percée hors de l'ontologie. Prenant le contre-pied de cette critique, l'auteur montre que non seulement la réflexion philosophique sur le principe peut introduire une véritable rupture avec le discours sur l'être, mais que Damascius était en outre parfaitement lucide quant aux difficultés inhérentes à l'usage des concepts les plus courants de la métaphysique grecque ; seule une vigilance critique extrême vis-à-vis de ces concepts rend possible une métaphysique qui ne se réduise pas à l'ontologie. Enfin, dans " Soustraction et contraction ", Q. Meillassoux se propose d'éclairer la notion deleuzienne d'immanence à partir d'une remarque de Qu'est-ce que la philosophie? concernant le premier chapitre de Matière et mémoire, où Deleuze affirme que Bergson y est parvenu à égaler l'immanence radicale de Spinoza. Il tâche alors de comprendre pourquoi les chapitres ultérieurs de Matière et mémoire n'atteignent pas à la radicalité du premier chapitre, puis tente de construire une philosophie qui serait tout entière appuyée sur ce seul premier chapitre, afin d'exhiber à partir d'un tel modèle à quoi peut ressembler l'immanence selon les réquisits de Deleuze.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.