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Le paradis des chiots
Tchak Sami
MERCURE DE FRAN
17,30 €
Épuisé
EAN :9782715226265
Nous sommes repartis à pied à El Paraiso, notre paradis à nous, pas beau la nuit, mais c'était notre paradis à nous, et alors qu'on tentait de se frayer un passage dans le noir, marchant parfois dans la fange (...), il nous a vus, lui, je veux dire Riki, ma bête noire, et il a dit, Juanito, qu'est-ce que tu fais avec la fifille à Linda, la mauviette, hein ? (...) Vlan, il l'a reçue la gifle de Juanito, vlan, la deuxième, j'aime pas qu'on cause comme ça à mon ami Ernesto, j'aime pas, baisse-toi pour saisir sa jambe gauche et lui demander pardon, vite ou je te tue tout de suite. Dans un bidonville d'Amérique latine nommé El Paraiso, une bande d'enfants combat avec âpreté pour survivre ; il y a Ernesto qui vit épisodiquement avec sa mère Linda et qui, à 14 ans, se prostitue déjà pour une poignée de dollars, il y a Linda la maigrichonne qui couche avec lui et avec Riki, son pire ennemi, et puis il y a Juanito, le caïd de la bande qui les terrorise. Ils vivent tous comme des chiens, avec la candeur d'enfants livrés à eux-mêmes, qui ne connaissent que la violence. Un jour, Ernesto, en plein délire, tente de tuer une femme en rouge qui n'est autre que sa mère Linda. Celle-ci se retrouve à l'hôpital et se met alors à lui raconter l'histoire de sa vie : son enfance, sa rencontre, quand elle avait 10 ans, avec El Che qui la prend sous sa protection pour lui éviter la prostitution. Mais son amour impossible pour El Che la conduit, toute jeune, à s'enfuir dans un bordel, "La planète des gamines" où elle se fait violer. Plus tard, elle comprendra que El Che, la considérant comme sa fille, refusera toujours de coucher avec elle. Elle finit par l'abandonner pour suivre un borgne fou, Leonardo Escobar. De cette brève liaison naitra Ernesto... Et puis nous découvrirons l'histoire d'amour malheureuse qui a conduit El Che à vivre dans une grande solitude, et bien d'autre événements encore...
Résumé : Roman ou essai ? Parcours initiatique ou déclaration d'amour ? Peu importe, Profaner Ananda est avant tout la construction d'un mythe autour d'Ananda Devi à travers un double regard sur son oeuvre et sa tout aussi double inscription dans la fiction. Dans une intimité complice à trois, Annie Ferret et Sami Tchak chantent l'autrice du Sari vert, chantent l'écriture, chantent la vie et son ombre fidèle, la mort, porte de l'oubli ou de la postérité. "Ce livre est notre "enfant d'âme" à tous les trois, comme le dirait Henri Michaux. C'est la confluence ultime de nos trois écritures, de nos trois personnes, de nos trois corps". Ananda Devi
Tout est question de couleur, mais plutôt que celle de la peau, ce sont celles des sensations, des sentiments, des peurs, des pensées, des rencontres, des atmosphères, des rêves, des imaginaires et des fantasmes qui animent Sami Tchak. Comme autant de pépites chatoyantes, les récits qu'offre ce grand essayiste et romancier togolais, dans cette comédie du monde, transporte le lecteur dans des univers inattendus. Des récits comme autant de chemins réjouissants tracés dans une géographie qui mêlent villes, personnages, auteurs : Beyrouth, Alger, N'Djamena, Harlem, ?dipe, Dostoïevski, Julien Gracq, Mongo Beti, Ananda Devi... Délicieux moments de lecture qui bousculent les habitudes autour de grandes questions traitées avec humour et perspicacité. Et l'auteur de déclarer que " nous usons de la géographie pour donner des ailes à nos rêves ". À n'en pas douter, les voyages sont au rendez-vous de La couleur de l'écrivain, signant l'acte d'un citoyen du monde en quête de dignité pour tous.
Résumé : "Le volcan, un instant tranquillisé, s'est à nouveau éveillé. Les oeufs, autour de nous, se sont craquelés. Il en sortait des moineaux et des poules, des vipères et des tortues, des chauves-souris et des agoutis, des solitaires et des anguilles. Ces dernières se sont faufilées vers nous, s'entortillant autour de nous comme si nous étions leurs parents. La vie comme un oeuf, as-tu dit... J'ai été écartelée. Au-dessus de moi, un bec attendait de percer mon coeur. Mais au moment où il s'abaissait, tu t'es jeté sur moi. Le bec du moineau a traversé ton coeur et le mien... Chien noir, ange noir, baobab ou moineau, bébé balafré à la mèche d'albinos, ou bien autre chose encore. Regard noir dans le ventre du monde."
Sami Tchak est né en 1960. Il est le premier enfant de son père à avoir appris à lire et à écrire. Après une licence de philosophie à l'université de Lomé, il termine des études à Paris par un doctorat de sociologie. Il écrit des essais puis des romans. Mais c'est dans la forge de son père qu'a commencé son éducation. Le charbon, les soufflets, le feu, l'enclume, le fer rougi et le marteau ont précédé les pages et la plume. Et surtout les histoires de son père. Sami Tchak l'écoutait sans cesse. Ce dialogue, cette écoute a duré plus de quarante ans et ne s'est interrompu que par la mort du père en 2003 mais il continue à entendre sa voix, à percevoir ses mots et sa sagesse. Ces pages sont un fragment des histoires de cet homme qui disait à son fils : " Tu m'écoutes et tu tries. Tu m'écoutes et du tamises mes mots. Il en restera juste des miettes donc l'essentiel " . Ces " leçons de la forge " que le père adressait à ses fils, ses filles, ses épouses, aux hommes et aux femmes du village, Sami Tchak ne les a pas oubliées : elles sont un bien inestimable, des leçons d'humanité, d'humilité et d'amour. "D'un enfant, nous devons apprendre plus que nous ne pouvons lui enseigner, puisqu'il porte en lui le monde que nous n'aurons pas le temps de vivre, alors que lui a la possibilité de connaître l'essentiel de ce qui existait avant lui". : ainsi parla mon père à la naissance de mon fils aîné Malick le 2 juin 1987 à Ouagadougou. "Tu prétends avoir terrassé tous tes concurrents dans les sept villages, hein, beau champion de lutte ? En es-tu sûr ? Es-tu sûr qu'il ne te reste aucun concurrent à terrasser ? Tu veux que je te dise la vérité, tu le veux ? Jeune homme, ta victoire ne sera complète que le jour où tu mettras à genoux ta propre ombre" : ainsi parla mon père au plus grand lutteur du village qui s'inventait sa propre légende. "Partout dans le monde, si tu ne retrouves pas en les autres une part profonde de toi, ne dis pas qu'ils sont différents de toi, mais que tu n'as pas su te chercher en eux. Sinon, en chaque homme, en chaque femme, même en ceux et en celles qui te semblent si vils, méprisables, il y a ta propre vérité. Ne pas t'y trouver, c'est passer forcément à côté de toi-même, mon fils" : ainsi parla mon père pour m'apprendre à chercher en chacun la part entière de l'humaine condition.
La littérature doit beaucoup aux arbres : sans eux, point de livres... Il est donc tout naturel de les trouver nombreux, et par forêts entières parfois, au détour des pages. Pour tous les goûts, pour tous les âges : chêne de la fable de La Fontaine, forêts angoissantes des contes de Grimm, arbres des légendes africaines ou amérindiennes, Saule-Cogneur du cycle Harry Potter... Les arbres accompagnent les lecteurs et les écrivains toute leur vie durant. Ils sont liés à un moment de notre histoire personnelle. Aujourd'hui, alors que la déforestation fait rage et que les arbres disparaissent, on ne compte plus les livres qui traitent de la mémoire des arbres ou de leur vie secrète... Balade en compagnie de Guillaume Apollinaire, Victor Hugo, Théophile Gautier, Jules Renard, José-Maria de Heredia, Federico García Lorca, Paul Claudel, Jacques Prévert, Michel Tournier, Jean Giono, Marcel Pagnol, Jorge Semprun, JMG Le Clézio, Miguel de Cervantès, Jean-Marie Rouart et bien d'autres...
4e de couverture : Avec l'ère Meiji (1868), après deux siècles de clôture, le Japon s'ouvre au monde. En octobre 1867, à l'âge de 22 ans, Maurice Dubard s'engage dans la Marine française. La mission militaire à laquelle il participe a pour but de contribuer à doter le Japon d'une armée moderne. Avec l'un de ses collègues, Marcel, le jeune homme sillonne donc les principales villes de l'archipel. Mais son projet d'écriture est loin des armes et des uniformes, loin des bureaux administratifs et des fabriques. À l'instar du célèbre Japoneries d'automne de Pierre Loti, Maurice Dubard s'emploie à peindre en une série de tableaux et de saynètes ce Japon des années 1870. Sa passion se porte aussi bien sur la culture matérielle ancestrale de l'Empire que sur l'énergie débordante de la jeunesse nippone. Conteur formidable, Dubard ne cesse d'osciller entre ce passé et le présent. Son récit de voyage est absolument contemporain du rapprochement entre l'Europe et le Japon.
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...
Résumé : Laure avait des mots d'amour mais pas les preuves : Vincent n'évoquait jamais de date pour une prochaine rencontre. Et ce décalage entre les paroles et les actes la perturbait. Les messages maintenaient un lien entre eux, mais ils rendaient aussi la distance plus palpable et transformaient Vincent en une divinité inaccessible. Laure est tombée amoureuse de Vincent en discutant avec lui sur Facebook. Depuis des mois, ils échangent aussi des SMS à longueur de journée. Elle sait tout de lui, de ses goûts, de ses habitudes mais tout reste virtuel. Si Vincent tarde à lui répondre, l'imagination de Laure prend le pouvoir et remplit le vide, elle s'inquiète, s'agace, glisse de l'incertitude à l'obsession. Quand une rencontre réelle se profile, Laure est fébrile : est-ce le début d'une histoire d'amour ou bien une illusion qui se brise ? Subtile analyste du sentiment amoureux, Stéphanie Dupays interroge notre époque et les nouvelles manières d'aimer et signe aussi un roman d'amour intemporel sur l'éveil du désir, l'attente, le doute, le ravissement.