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La Satire des deux vizirs
TAWHIDI/LAGRANGE
ACTES SUD
19,30 €
Épuisé
EAN :9782742746279
L'Akhlâq al-waazîrayn (Livre des m?urs des deux vizirs ou Satire des deux vizirs) est l'un des portraits-charges les plus virulents et les plus savoureux de la littérature arabe classique. Il s'agit d'une ?uvre extrêmement personnelle, rédigée dans une langue étincelante de précision et de cruauté, dans laquelle un intellectuel appelé à la cour de princes avides de reconnaissance s'estime sous-utilisé au regard de ses compétences, humilié et mal payé. Tawhîdî règle ses comptes au premier chef avec un potentat incapable de reconnaître son talent, le flamboyant et craint vizir bouyide al-Sâhib Ibn "Abbâd, en second lieu avec son avare et cruel prédécesseur à la charge du vizirat, Ibn al-'Amîd. Pourtant, cet ouvrage ne se conçoit pas comme une vengeance personnelle, et son auteur assure que si la colère en est la cause première, son but est de faire oeuvre utile auprès des savants dans leurs difficiles relations aux puissants. Ces deux vizirs, issus du corps des secrétaires, ont pour Tawhîdî franchi une limite, celle qui sépare les intellectuels des hommes de pouvoir. Or, le prince doit-il être un intellectuel? Celui qui a pouvoir d'offrir ou de refuser, de faire vivre ou mourir, peut-il en même temps revendiquer sa place parmi les écrivains?"
Il s'agit d'un florilège sur l'amitié, à la manière de l'adab (culture de l'honnête homme), qui traverse plusieurs genres littéraires et plusieurs époques. Transmetteur à la fois d'un savoir livresque et d'une tradition orale, l'auteur recense des propos tenus depuis l'Antiquité jusqu'à son temps : aphorismes, textes philosophiques, échanges de lettres, vers célèbres... Et il y mêle son propre jugement en relatant des débats savants auxquels il a lui-même participé. Le concept de l'amitié (al-sadâqa) lui est prétexte à évoquer des questions éthiques qui restent actuelles, et à développer un idéal de la vie en société et de la gestion de la cité. En raison de la redondance inévitable dans ce genre de compilation, cette édition à l'usage du grand public ne propose que des extraits choisis selon deux critères: la pertinence du contenu et la diversité de la forme.
Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d'investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l'industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans: sur l'île abritant l'imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu'elle a été assassinée. Si ce n'est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l'informatique, c'est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s'imposer comme le meilleur atour du journaliste pour élucider l'affaire. L'intolérance, l'hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain - aux niveaux politique, économique, social, familial - sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Résumé : Tout commence par la mort d'une jeune femme, Salma, condamnée par ses proches à périr lentement, cruellement, dans le secret d'une cave obscure, accusée d'avoir souillé "l'honneur de la famille". L'événement a lieu dans un petit village à la terre basaltique et aride, dans le Sud de la Syrie, où la vie de tous les jours est réglée par de rigides traditions ancestrales. Une orpheline en manque d'amour et d'affection a été mariée encore adolescente à un homme fruste qui est aussitôt parti chercher fortune en Amérique latine, la livrant aux exactions d'une belle-mère dépravée et jalouse. Salma est alors séduite par un maître d'école, sincèrement amoureux, qui l'incite à fuir avec lui, mais elle finit par tomber dans les griffes de ses oncles, dévorés par le désir d'ascension sociale et qui mènent une vie dissolue sous des dehors rassurants.
À la fin du XIXe siècle, alors que l?Égypte de l?Empire Ottoman est sous dominationbritannique, un officier cairote nommé Mahmoud est envoyé à Siwa comme gouverneur pour y collecter les impôts. Son prédécesseur n?a pas survécu à la mission, les habitants de l?oasis affichant une violente défiance face au pouvoir en place. Mais Mahmoud n?a pas le choix: sans relations haut placées, impossible d?échapper à cette affectation dangereuse qui n?enchante finalement qu?une seule personne, Catherine, son épouse irlandaise. Passionnée d?archéologie, elle est fascinée par Alexandre le Grand dont elle veut retrouver la trace. Or, si sa théorie est exacte, c?est à Siwa qu?il a désiré se faire enterrer. Face à eux, une population scindée en deux communautés belliqueuses, les Gharbiyin et les Charqiyin, les accueille avec une froideur inquiétante. Si le cheikh Yahya tente de faire rayonner sa sagesse et ainsi éviter un nouveau conflit, le poids de la tradition peut en un instant faire exploser l?inhibition artificielle qui régit l?oasis. C?est alors qu?arrive Fiona, la soeur de Catherine, tombée gravement malade. À mesure que sasanté se dégrade, Mahmoud est pris d?un amour grandissant pour cette femme qui s?éteint sous ses yeux impuissants. Il n?arrivera pas à supporter indéfiniment l?obsession de son épouse pour Alexandre alors que Fiona s?apprête à mourir dans cette région hors du temps? C?est une société vacillante que décrit avec intensité Bahaa Taher. Un complexe jeu de forces structure ce roman qui agence avec rugosité la tradition et la passion, l?histoire et le politique. Dans sa légèreté, l?écriture parvient à rendre possible la fuite vers les inconsistants mirages que renferme cette oasis tragique.
Abordé par un homme étrange, Rabee Jaber écoute son histoire. C'était à Beyrouth, après la guerre civile. Boutros était vigile dans un cinéma abandonné. Il aperçoit une silhouette, tente de la poursuivre, fait une chute violente au fond d'un trou. Puis il perd conscience. Revenu à lui après un long temps, recueilli dans une maison souterraine creusée dans la pierre, il comprend peu à peu qu'il existe une antique ville souterraine, jadis engloutie par un tremblement de terre, mais toujours habitée. Parmi ses rencontres, Yasmina, la silhouette du cinéma, avec qui se noue un amour secret. Si Boutros apprend à découvrir ce reflet trouble de la Beyrouth d'en haut, la mémoire de sa vie d'avant, marquée par la violence d'un conflit absurde, ne le quitte jamais. Après des mois sous terre, il remonte à la surface. Bouleversé par ce monde enfoui et fragile, il rompt sa promesse de ne rien révéler à ceux d'en haut. Berytus, une ville sous terre est un livre profondément original. Quelle est la nature de cette ville lentement découverte? Miroir fantasmé de la ville, ou hommage aux mondes perdus de Jules Verne ou Lewis Carroll? Et sans cesse se pose la question du retour à la vie réelle. Le roman de Rabee Jaber hante longtemps le lecteur, telle une fable à la beauté insaisissable. Biographie de l'auteur Rabee Jaber est né en 1972 à Beyrouth. Il est rédacteur en chef du supplément culturel du journal Al-Hayat et a publié quinze romans depuis 1992. La publication de Berytus, une ville sous terre constitue la première traduction en français de son oeuvre.
Nous sommes au milieu des années 1990 à Mombasa, au Kenya. Myriam, Libanaise druze d?unequarantaine d?années est « une femme sans habitudes, en résidence provisoire ». Elle décide d?aller à Beyrouth, un court séjour, précise-t-elle, et non un retour définitif. Il y a longtemps que la guerrecivile a cessé ? mais est-ce jamais vraiment fini? ? et cela fait près de quinze ans qu?elle a quitté son pays natal. Il lui faut désormais solder les comptes du passé, s?occuper de la maison dont elle est l?unique légataire et revisiter l?histoire familiale: Salameh, son père devenu à moitié fou, Nadia, sa mère cloîtrée dans un mutisme complet, son frère Baha mort sous les bombardements, ainsi que le destin de ses grands-parents et de l?oncle Yussef. D?autres épreuves attendent Myriam: retrouverson amie Olga ? éphémère amour de l?adolescence ? qui est atteinte d?une grave maladie, faire ledeuil de la passion de sa vie, Georges, l?homme qui devait la rejoindre à Adélaïde, peu après sondépart pour l?Australie en 1980, et qui fait partie des milliers de disparus durant le conflit fratricide.Très vite, la narratrice se pose la question: combien de vies a-t-elle vécues, de Beyrouth à Adélaïdepuis à Mombasa? De l?idylle inachevée avec Georges au mariage de raison avec Chris ? unmédecin-chercheur anglais qu?elle a suivi au Kenya?, avant la rencontre décisive à l?aéroport deDubaï avec Nour, un journaliste quinquagénaire américain qui se rend à Beyrouth à la recherche deses racines? et avec lequel tout semble pouvoir recommencer.Dans une langue délibérément moderne et sobrement poétique, l?auteur porte un regard documentaire sur Beyrouth, raconte les changements de l?ancienne ville martyre, ses quartiers, lescafés de Hamra qui disparaissent et les enseignes de prêt-à-porter qui les remplacent. Son héroïneretranscrit les débats animés de ses anciens amis sur la « gestion » de la guerre et l?amnésie, sur lalégitimité de ceux qui partent et de ceux qui restent.D?autres vies est un roman d?exil, de mémoire, de culpabilité. Un roman sur la difficulté d?aimer,d?enfanter, d?oublier, de faire le deuil tant que la guerre imprime encore sa marque. Sur ce que l?onperd en s?expatriant, mais aussi sur ce que l?on croit recouvrer à l?heure du retour.