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D' autres vies
Humaydane-Younes Imane
GALLIMARD
18,50 €
Épuisé
EAN :9782070137060
Nous sommes au milieu des années 1990 à Mombasa, au Kenya. Myriam, Libanaise druze d?unequarantaine d?années est « une femme sans habitudes, en résidence provisoire ». Elle décide d?aller à Beyrouth, un court séjour, précise-t-elle, et non un retour définitif. Il y a longtemps que la guerrecivile a cessé ? mais est-ce jamais vraiment fini? ? et cela fait près de quinze ans qu?elle a quitté son pays natal. Il lui faut désormais solder les comptes du passé, s?occuper de la maison dont elle est l?unique légataire et revisiter l?histoire familiale: Salameh, son père devenu à moitié fou, Nadia, sa mère cloîtrée dans un mutisme complet, son frère Baha mort sous les bombardements, ainsi que le destin de ses grands-parents et de l?oncle Yussef. D?autres épreuves attendent Myriam: retrouverson amie Olga ? éphémère amour de l?adolescence ? qui est atteinte d?une grave maladie, faire ledeuil de la passion de sa vie, Georges, l?homme qui devait la rejoindre à Adélaïde, peu après sondépart pour l?Australie en 1980, et qui fait partie des milliers de disparus durant le conflit fratricide.Très vite, la narratrice se pose la question: combien de vies a-t-elle vécues, de Beyrouth à Adélaïdepuis à Mombasa? De l?idylle inachevée avec Georges au mariage de raison avec Chris ? unmédecin-chercheur anglais qu?elle a suivi au Kenya?, avant la rencontre décisive à l?aéroport deDubaï avec Nour, un journaliste quinquagénaire américain qui se rend à Beyrouth à la recherche deses racines? et avec lequel tout semble pouvoir recommencer.Dans une langue délibérément moderne et sobrement poétique, l?auteur porte un regard documentaire sur Beyrouth, raconte les changements de l?ancienne ville martyre, ses quartiers, lescafés de Hamra qui disparaissent et les enseignes de prêt-à-porter qui les remplacent. Son héroïneretranscrit les débats animés de ses anciens amis sur la « gestion » de la guerre et l?amnésie, sur lalégitimité de ceux qui partent et de ceux qui restent.D?autres vies est un roman d?exil, de mémoire, de culpabilité. Un roman sur la difficulté d?aimer,d?enfanter, d?oublier, de faire le deuil tant que la guerre imprime encore sa marque. Sur ce que l?onperd en s?expatriant, mais aussi sur ce que l?on croit recouvrer à l?heure du retour.
Humaydane Imane ; Abi Samra Mohamed ; Abi Samra Ta
Résumé : La collection "Asphalte Noir" fait sa première incursion au Proche-Orient avec cette nouvelle destination. La romancière Imane Humaydane a rassemblé quinze écrivains, qui nous donnent à lire ces nouvelles inédites mettant en scène la capitale libanaise, avec la guerre civile (1974-1990) comme fil rouge. Le genre noir est ici compris au sens le plus large du terme. Les regards portés sur Beyrouth par les auteurs de ce recueil sont désabusés, pleins d'amour et de rejet, de frustration et de fascination, mais tous battent en brèche les clichés sur cette ville souvent résumée à la somme de ses contradictions.
Les mûriers que j'avais plantés dans le temps ont dû tomber à l'état sauvage, un arbre qu'on ne soigne pas, ça devient sauvage, forcément. Mûriers sauvages est le livre initiatique de Sara, enfant druze élevée sous le joug d'un père-tyran, dans une magnanerie de la montagne libanaise. Tandis que les ouvrières dévident les cocons de soie, Sara remonte le fil de ses origines. Elle n'a de cesse de reconstituer l'image de sa mère, la maudite , une femme trop libre, qui a quitté la propriété lorsque Sara avait trois ans. Mûriers sauvages est le roman d'une double métamorphose : celle d'une jeune femme qui finit par accepter son passé, celle d'une civilisation crépusculaire dont tes derniers liens traditionnels vont lâcher. C'est la chronique délicate d'un être en devenir et d'une famille où se joue le petit théâtre de la grande Histoire. Au moyen d'une langue volontiers intime et mélancolique mais toujours à vif, Imane Humaydane-Younes, conteuse des vies suspendues, tisse sous nos yeux la trame d'un Orient au féminin.
Résumé : Revenue à Beyrouth en 1994, Maya découvre, au cours du tournage d'un documentaire sur la reconstruction du centre-ville, une sacoche abandonnée dans un immeuble en ruine. A L'intérieur, parmi des photos et documents d'avant la guerre civile, Le journal posthume d'une certaine Noura, journaliste syrienne en exil, et Les lettres d'Istanbul de son amant Kamal. Dès lors, elle se sent investie d'un devoir impérieux : reconstituer l'histoire tragique de ce couple. Son enquête va exhumer de lourds secrets, grâce à Sabah, l'amie de la disparue, mais surtout faire basculer le fragile équilibre de la vie de Maya. Avec cette fresque vibrante, Imane Humaydane révèle l'intrication des oppressions patriarcales, confessionnelles et politiques dans ce Moyen-Orient de la fin du XXe siècle. Un puissant désir d'émancipation féminine s'y déploie envers et contre toutes les formes de barbarie.
Cette saga libanaise de la famille al-Dali, vivant à Ksourah, prend à bras-le-corps les destinées de quatre femmes : Chahira, l'arrière-grand-mère, ruse pour que ses enfants échappent à la misère paysanne ; sa fille Yasmine, mariée à quinze ans, meurt en couche ; Leïla, privée de mère, épouse un cousin plus âgé et brutal alors qu'elle porte l'enfant d'un autre ; Asmahan, la petite dernière et narratrice du roman, s'expatrie à New York en 1982. Deux partitions parallèles parcourent un siècle : celle d'un impossible féminin voué à l'aliénation patriarcale et celle d'une impossible entente à l'échelle d'un pays au bord de la guerre civile.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
À la fin du XIXe siècle, alors que l?Égypte de l?Empire Ottoman est sous dominationbritannique, un officier cairote nommé Mahmoud est envoyé à Siwa comme gouverneur pour y collecter les impôts. Son prédécesseur n?a pas survécu à la mission, les habitants de l?oasis affichant une violente défiance face au pouvoir en place. Mais Mahmoud n?a pas le choix: sans relations haut placées, impossible d?échapper à cette affectation dangereuse qui n?enchante finalement qu?une seule personne, Catherine, son épouse irlandaise. Passionnée d?archéologie, elle est fascinée par Alexandre le Grand dont elle veut retrouver la trace. Or, si sa théorie est exacte, c?est à Siwa qu?il a désiré se faire enterrer. Face à eux, une population scindée en deux communautés belliqueuses, les Gharbiyin et les Charqiyin, les accueille avec une froideur inquiétante. Si le cheikh Yahya tente de faire rayonner sa sagesse et ainsi éviter un nouveau conflit, le poids de la tradition peut en un instant faire exploser l?inhibition artificielle qui régit l?oasis. C?est alors qu?arrive Fiona, la soeur de Catherine, tombée gravement malade. À mesure que sasanté se dégrade, Mahmoud est pris d?un amour grandissant pour cette femme qui s?éteint sous ses yeux impuissants. Il n?arrivera pas à supporter indéfiniment l?obsession de son épouse pour Alexandre alors que Fiona s?apprête à mourir dans cette région hors du temps? C?est une société vacillante que décrit avec intensité Bahaa Taher. Un complexe jeu de forces structure ce roman qui agence avec rugosité la tradition et la passion, l?histoire et le politique. Dans sa légèreté, l?écriture parvient à rendre possible la fuite vers les inconsistants mirages que renferme cette oasis tragique.
En 1913, la jeune couturière Marta Haddad quitte Beyrouth pour rejoindre son mari Khalil, parti travailler aux États-Unis peu de temps après leur mariage. La traversée est une épreuve, tout comme le séjour en quarantaine à Ellis Island, mais Marta a confiance en l'avenir et en cette terre d?accueil. Le choc est pourtant immense quand elle découvre que son mari vit avec une Américaine en Louisiane et qu'il ne l?attend déjà plus? Marta se ressaisit, devient d?abord vendeuse itinérante avant d?ouvrir un magasin à Philadelphie. Khalil perd la vie au milieu des troupes américaines pendant la Première Guerre mondiale, elle peut donc se remarier et épouse Ali Jaber, lui aussi d?origine syrienne. Mais la crise de 1929 frappe de plein fouet, et pour échapper à la misère Marta n?a d?autre choix que de s?installer sur des terres agricoles achetées avant la crise en Californie, avec Ali et leurs quatre enfants. Un nouveau départ - un de plus, dans la vie de Marta, héroïne attachante de cette vaste fresque de l?immigration que constitue Amerika.
Présentation de l'éditeur Un roman polyphonique dans lequel un dramaturge décide d'écrire une pièce qui met en scène les personnages de sa troupe. L'un d'eux, interprété par la vedette du groupe, y est accusé du meurtre, par dépit amoureux, de la femme du dramaturge. En résulte un conflit entre les deux hommes, raconté par plusieurs protagonistes, chacun décrivant les faits à sa manière.
Faysal, Palestinien trentenaire, reçoit un mystérieux faire-part de décès. Mais qui est donc cette tante Rita ? Intrigué, il abandonne son amant et sa vie en Europe pour retourner à Jabalayn, son village natal. Dans le palais déserté de son enfance, il erre. Le passé resurgit, fastueux et lourd de secrets. Alors que plane la menace d'une annexion imminente, qu'une famille et un pays sont au crépuscule, l'esprit de Faysal bascule. Karim Kattan nous donne à lire un premier roman troublant, à la fois tendre et violent, qui explore les contradictions de l'engagement politique et de la mémoire. A l'ombre des amandiers en fleurs, se dévoile une Palestine devenue lieu de l'imaginaire, intime et insoumise.