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Tiens ton coeur
Tawa Kouam
OBSIDIANE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782381460321
Marianne rend hommage à son mari, Sikali, un homme d'une sensibilité singulière. Elle l'avait rencontré au carrefour du théâtre et du camp des migrants, puis elle l'a suivi dans son village. Celui-ci vient d'être emporté par le désespoir, l'alcool et les soins destructeurs des sorciers. Aussi la voix de Marianne plaide-t-elle avec douceur et bienveillance. Nous comprenons alors que nos proverbes, syllogismes et adages ne sont que du vent. L'étrangère honore le jeune mort, elle transfigure ses funérailles. Dans "Tiens ton coeur", Kouam Tawa assume les remises en cause et les désillusions sans se montrer amer ni désabusé. Car c'est l'amour qui aurait dû prévaloir sur les attentes d'une tribu en déphasage avec ses propres traditions et la modernité.
Chaque jour, une vieille femme au dos courbé traverse ce village d'Afrique. Qui pourrait penser que cette silhouette ratatinée fut autrefois la meilleure danseuse d'entre tous ? A chaque événement, Petite Lune, fille du batteur de tam-tam et de la chanteuse du village, savait en effet magnifiquement faire parler son corps. Celui-ci ne peut plus danser aujourd'hui, mais son coeur de danseuse ne s'est pas arrêté de sautiller : chaque jour, la vieille femme va porter du grain aux oiseaux pour qu'ils dansent dans son jardin? Porté par les images de Fred Sochard débordantes d'énergie, cet album est un hommage à l'art simple qui transforme le quotidien et à la joie communicative de la danse. Et un regard émouvant sur ce temps de la vieillesse qui offre bien autre chose que ce qu'il donne à voir.
Un jeune homme est enfermé, sans n'avoir plus aucun repère, et nous parle. C'est le fils qu'un dictateur destinait à sa succession et qui s'y préparait. Passant beaucoup de temps sur les réseaux sociaux, il a fini par côtoyer le bas peuple et a, un jour, osé demander à son père de lâcher du lest. S'en est suivie une descente aux enfers qui l'a conduit dans ce lieu clos d'où il s'interroge, tentant de ne pas sombrer dans la folie.
L'amère philosophie de ces 7 poèmes anciens ne reflète pas la métaphysique actuelle de l'auteur. Ces pièces n'en marquent pas moins une limite incandescente dans ce qu'il considère aujourd'hui comme son long apprentissage de la connais-sance. Ils sont à ses yeux comme une image obscure (ou inverse) de l'humaine "nostalgie de Dieu" . Ce court ensemble est suivi d'un sonnet retrouvé et de deux nouvelles traductions de Léopardi par l'auteur
La thèse du Terrorisme à l'état gazeux est que la crise pandémique est plus que sanitaire : la puissance du coronavirus est aussi la puissance d'une métaphore. Oui, lorsque nous nous représentons cet agent microbien comme un " ennemi invisible et insaisissable " (discours d'Emmanuel Macron du 16 mars 2020), nous commettons une métaphore, c'est-à-dire un mensonge littéraire ; mais il est rare que les mensonges de ce genre ne murmurent pas une vérité. Notre civilisation produit des virus mutagènes et des barbares vaccinés : c'est dire qu'elle n'a au fond plus d'autre ennemi qu'elle-même. Certes elle se fortifie dans l'adversité, tout fléau la provoque à de nouvelles mutations et fait le jeu, en fin de compte, de sa propre stratégie. Nous n'avons certes pas à craindre pour elle, mais pour nous-mêmes. Nous avons à craindre le sort toujours moins respirable que fera aux individus la logique toujours plus implacable de son fonctionnement.
DONA (du latin Donum, don, présent, offrande) est une série de 46 poèmes dédiés principalement à des personnes, mais aussi à des lieux et des heures. Ce sont des envois, des hommages, à des vivants et des défunts, commémorés avec une certaine "piété" . Les destinataires peuvent être des amis chers, des parents, des poètes aimés (contemporains et classiques), des prophètes, des philosophes admirés ; mais aussi bien une nuit parisienne et un matin de février, un quartier de Lyon ou une station balnéaire normande ou un village breton... Tous et toutes m'ont parlé, inspiré, ouvert à une réalité autre qui est celle de la poésie, produit d'une interaction entre l'espace intérieur et le monde extérieur. Un va-et-vient incessant parcourt ce livre, entre la sphère de l'intime, du présent, et le murmure du passé, que nous transmettent la tradition et la mémoire". Gravures de Frédéric Couraillon