Principale source d'information écrite depuis la Seconde Guerre mondiale, le magazine photojournalistique reste mal connu. En révélant les ressorts qui le façonnent depuis les années 1930, le présent ouvrage comble une lacune. ELLE, L'Illustration, L'Illustré, L'Intransigeant, Le Monde Illustré, Le Trégor, Life, VU, Marie-Claire, Nous les garçons et les filles, Miroir du Monde, Paris-Match, O'Cruzeiro, Regards, Salut les copains révèlent la place de l'événement, de l'économie et de la politique, au même titre que des figures du patron de presse, du photoreporter et de la star, dans la construction du magazine et de l'actualité. Progressivement, la guerre s'estompe au profit d'une peopolisation grandissante, qui transforme les modalités de la construction de l'information et des professions photojournalistiques. La culture et les goûts du public se révèlent alors aussi influents que les évolutions économiques et technologiques, imposant au photojournalisme de difficiles reconversions à l'ère numérique.
Résumé : An 846. La mort de Charlemagne a laissé un empire morcelé, un monde à l'agonie où le pouvoir de Rome ne tient plus qu'au prestige d'un trône. Au coeur d'une curie rongée par les complots, le pape Serge II refuse pourtant de voir périr l'oeuvre de Dieu. Alors que les barbares assiègent la cité, il conclut un pacte avec d'obscurs émissaires et s'engage à protéger un ordre d'élus appelés à restaurer la foi. Deux siècles plus tard, les premières communautés cathares voient le jour en Languedoc. Par la parole, la volonté et l'exemple, les " Parfaits " redonnent espoir en la parole sacrée et le pays entier, saisi par la ferveur, se détourne bientôt des églises pour embrasser la nouvelle religion. Mais à l'ombre des pouvoirs, des voix appellent déjà au sang.
Beaucoup pensent que la mort est la Fin. Pour moi, c'en est une parmi d'autres". ------------------------------------------------------Des expériences. Des histoires. L'histoire d'un mercenaire, d'une passante. Celle d'un héros, et de parents. Le récit de la rencontre d'un groupe d'amis. Et de la vie d'un fou. Qu'il s'agisse de l'étudiant, du paria, du spectre, du malfrat, de la cyborg ou du simple acteur ; qu'ils soient humains ou non, couverts de poils ou d'écailles, romanciers ou poètes... Chacun, quelqu'un, a quelque chose à raconter. Voulez-vous prendre un instant, pour écouter ?
Résumé : Goku, Luffy, les frères Elric, Koro-sensei... Toutes ces personnages nous transmettent un savoir que d'anciens philosophes ont élucidé en leur temps, pour que notre quotidien soit plus agréable à vivre. Il est donc totalement possible d'apprendre de grandes notions philosophiques à travers vos mangas préférés ! My Hero Academia pour comprendre l'existentialisme, Assassination Classroom pour comprendre la notion de plaisir, One Piece pour la tolérance... Devenez incollable en philo grâce à vos sagas préférées !
Résumé : Death Note : la plume qui réécrit la justice ! Si vous aviez le pouvoir de vie et de mort sur vos semblables, que feriez-vous de cette toute-puissance ? Death Note est aujourd'hui un classique incontournable du manga ! Light Yagami, un étudiant surdoué, découvre par hasard un carnet au pouvoir terrifiant : écrire le nom d'une personne à l'intérieur su t à la tuer. Animé par un désir de justice absolue, il entreprend de façonner un monde idéal, mais jusqu'où peut-il aller pour imposer sa vision du bien et du mal ? Et surtout, est-ce vraiment ça, la justice ? "Il n'existe pas de terreau plus fertile que l'imagination pour créer de la réflexion". Morale, justice, sacralité de la vie, inévitabilité de la mort... nombreux sont les concepts philosophiques essentiels abordés dans Death Note. A travers leurs choix radicaux, Light, L, N, ou encore Matsuda, incarnent des questionnements qui résonnent bien au-delà du simple récit. Dans cet ouvrage, Ivan Taveau explore les enjeux éthiques de cette oeuvre culte, éclairant les confrontations entre Light et ses adversaires sous un nouvel angle. Enrichi des illustrations de Mathilde Leprettre, ce livre vous entraîne au coeur de Death Note pour une analyse qui parle autant aux amateurs de mangas qu'aux esprits curieux.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.