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L'islam au Mexique et en France. Regards croisés
Taussig Sylvie
HEMISPHERES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782377010905
Ce volume repose sur un pari : que le travail comparatiste, le regard éloigné et les différences méthodologiques d'une tradition savante à l'autre, mexicaine ou française, non seulement permettent de distinguer des traits qui peuvent échapper à une vision rapprochée, voire myope, mais donnent la possibilité de poser des éléments pour envisager ce que serait l'islam mondialisé, soit un phénomène religieux au croisement des migrations, des réélaborations théologiques et des nouveaux enjeux de nos sociétés hyperconnectées. Le Mexique et la France, de part et d'autre de l'Atlantique, si différents en termes de niveau de sécularisation de la société, ont cependant en commun d'être des pays laïques et d'avoir une histoire intense de la laïcité ; la pratique de la religion musulmane y est une réalité relativement récente, quoique à la fois l'histoire et le mythe la fassent remonter bien plus haut dans le temps. Si le nombre relatif et absolu de musulmans dans les deux pays n'est pas comparable, ils appartiennent cependant tous deux à ce qui a été construit comme "l'Occident" et qui, dans une vision idéologique nourrie à la fois par ceux qui rejettent les musulmans et par les islamistes, est opposé à l'islam. La combinaison du regard plus anthropologique des chercheurs mexicains et de la tradition plus politique de leurs homologues français permet ici d'opposer à cette polarisation conflictuelle une réflexion plus sereine sur des évolutions sociologiques parfois discrètes mais toujours majeures.
Le présent volume part d'une question simple : comment le christianisme occidental, à partir du XVIème siècle, parvient-il à incorporer dans son histoire et dans son destin la découverte des peuples non-chrétiens ou la volonté de convertir à la Révélation des peuples qu'ils avaient conçu jusqu'ici aux limites d'un monde chrétien central dans la vie du monde ? Cette question ne concerne pas seulement l'aventure des missions de Chine, mais la Chine porte à ses sommets l'angoisse théologique et anthropologique d'une autre civilisation, seule comparable aux grandes civilisations antiques, et qui, pour cette raison, sollicitera un prodigieux transfert de la relation des juifs et des chrétiens dans celle des confucéens et des catholiques. Ce moment crucial de l'époque moderne redécouvre d'autres grandes scansions de l'histoire de l'Occident, non pas seulement dans le rapport entre judaïsme et christianisme, mais dans ce que l'on peut appeler l'invention chrétienne du "paganisme" comme religion des autres mais aussi comme religion du passé. Sommes-nous aujourd'hui aussi loin de tout cela qu'on pourrait le penser ? Qu'en est-il du statut des autres religions dans une période de grand reflux de l'oecuménisme religieux ? La reconnaissance de la "vertu des païens" , reconnaissance ambiguë, proche d'une tolérance, toujours ambiguë elle aussi, est pour nous aujourd'hui un miroir tendu, dans l'épaisseur du temps, au malaise de notre civilisation post-chrétienne. Le volume propose, à partir de ce moment essentiel, un retour en arrière dans le temps - l'antiquité, le moyen âge - et un saut vers le futur, notre présent, et entend confronter les débats historiques les plus complexes, éclairés par les meilleurs spécialistes, avec une réalité contemporaine dans laquelle, comme nous le savons parfois trop bien, l' "Autre" hante encore l'identité incertaine des sociétés et des peuples.
Son adhésion dépourvue de repentir au nazisme vaut au théoricien politique Carl Schmitt (1888-1985) de partager l'odeur de soufre du philosophe Heidegger. Ce passé sinistre aurait dû le condamner à l'oubli. Or sa mort précéda sa renaissance. Ce représentant de la droite autoritaire extrême privé de toute chaire universitaire est désormais considéré comme l'un des principaux penseurs politiques des deux derniers tiers du XXe siècle. Tout comme Heidegger a conservé l'amitié de Hannah Arendt, Carl Schmitt, qui se voulait juriste officiel du Troisième Reich , a exercé après 1945, une profonde influence sur les secteurs idéologiques les plus divers. Connu auparavant pour son refus de soumettre l'État à l'éthique et à l'économie, pour affirmer au contraire son autonomie inscrite dans sa capacité illimitée de décision, Schmitt a pris un autre visage après la Seconde Guerre mondiale. Rompant l'ostracisme qui le frappait, certains ont alors isolé et radicalisé ses concepts pour les transformer en armes contre la démocratie libérale, tandis que d'autres l'ont fait, à l'inverse, pour la libéraliser à l'extrême et refouler l'État dans un esprit libertaire proche de la logique présente de la mondialisation. Cet ouvrage dépasse la controverse classique et ressassée sur Cari Schmitt pour se concentrer sur ce second aspect de la réception de sa pensée d'après 1945. Promue au rang de standard dans le monde anglo-saxon, cette étude pénétrante de Jan-Werner Müller apporte au public francophone une lumière inédite sur un penseur transformé en objet de fascination intellectuelle. . . Historien de la pensée politique moderne, Jan-Werner Müller enseigne depuis 2005 à l'Université de Princeton. Après des études à l'Université libre de Berlin et à University College à Londres, il avait auparavant été Fellow de All Souls College à Oxford (2003-2005) et chargé d'enseignement à l'École des hautes études en sciences sociales à Paris.
Résumé : Armand Jean du Plessis de Richelieu (1585-1642), dit le cardinal de Richelieu, cardinal duc de Richelieu et duc de Fronsac, eut une destinée à tel point hors du commun que Mazarin, son successeur, put dire qu'" en aucun siècle il n'y a eu un homme semblable ". Entré dans les ordres pour conserver à sa famille le bénéfice de l'évêché de Luçon, il fut, de 1624 jusqu'à sa mort, le principal ministre d'Etat de Louis XIII. Habile, intransigeant, père de l'Académie française et amoureux des arts, certain que les " intérêts publics doivent être l'unique fin du Prince et de ses conseillers ", il peut être considéré comme l'un des fondateurs de la France moderne. Le 5 décembre 1793, plus de cent cinquante ans après sa mort, les révolutionnaires l'exhument et le décapitent.
Biographie de l'auteur Professeur d'histoire moderne à l'université de Cambridge, lauréat de plusieurs prix prestigieux, Quentin Skinner est notamment l'auteur des Fondements de la pensée politique moderne (2001).
La publication des mémoires de Melkon Bédrossian (1906-1990), rédigées soixante ans après les faits, apporte une pierre de plus à l'édifice mémoriel érigé en monde arménien depuis des décennies.
Révérence ou impertinenceA ? Des philosophes se sont donné rendez-vous dans la commune de Descartes (Indre-et-Loire). Chacun à sa manière pour célébrer l'incontournable philosophe français⦠et faire le constat du chemin parcouru et de la distance prise depuis le Cogito. Une belle occasion de passer en revue les étapes de l'évolution de la pensée philosophique et d'évoquer la multitude des voies empruntées par les penseurs du xvie siècle à nos jours, de Vico à Piaget, Sartre et Camus en passant par Diderot, Kant ou C. S. Peirce. En somme, comme l'écrit en ouverture l'un des contributeurs du volume, le philosophe Tony Brachet, "A On a tant écrit sur Descartes - le philosophe - que l'exhaustivité, du moins l'exhaustivité historique, semble proche. L'objet de cet ouvrage n'est d'ailleurs pas le passé, l'histoire de la philosophie, mais la mise en perspective du grand penseur par des contemporains.
Voici le fruit d'une vaste réflexion autour d'une problématique très actuelle : la place des religions et des spiritualités en milieu carcéral. Le propos est résolument interdisciplinaire — droit, sociologie, théologie, histoire... — et sur le temps long, du XVIIIe siècle jusqu'à nos jours, ce qui a permis de saisir les évolutions en lien avec les contextes sociétaux au sens large. La question se confronte d'emblée à deux réalités : le droit et la liberté individuelle. Comment une législation envisage-t-elle l'exercice d'une spiritualité ou des spiritualités en milieu carcéral, comment l'encadre-t-elle, avec plus ou moins d'aisance ? Se pose également la question de l'évolution en la matière, dans le sens d'un plus ou moins grand encadrement normatif en raison de l'évolution du contexte global. D'où l'opportunité de s'interroger sur la compatibilité de cette norme avec les droits élémentaires des personnes incarcérées. Ce livre décline trois dimensions : les acteurs (les aumôniers) ; le cadre légal, avec une présentation des situations en France, Belgique, Etats-Unis, Maroc... ; vivre le religieux, que ce soit la "rencontre" avec la foi, la conversion, le rejet...
Cet ouvrage couvre presque cent années de l'histoire tourmentée de la péninsule coréenne, du début du XXe siècle à l'orée du nouveau millénaire. Témoignage exceptionnel, il a été écrit par la propre soeur de la compagne du Guide suprême, feu Kim Jong Il. Mais, du père héritier de propriétaires fonciers, choisissant très tôt le communisme contre ses intérêts de classe, aux enfants et petits-enfants éduqués au Nord, astreints à une vie de reclus avant de parvenir à fuir, les destins dramatiques de cette famille font largement écho aux tragédies individuelles de l'immense majorité des Coréens de l'époque. Cette émouvante narration à quatre mains – la première partie retranscrit le journal de la mère de l'auteure – est aussi un puissant manifeste : celui d'une lignée de femmes déterminées à s'arracher aux plaies de la misère et aux pesanteurs du patriarcat, et qui, au moins un temps, auront eu sincèrement foi en la société nouvelle qu'elles se proposaient de bâtir.