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LA LIBERTE AU PRINCIPE ESSAI SUR LA PHILOSOPHIE DE PATOCKA
TARDIVEL
VRIN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782711623334
Bien qu'il apparaisse aujourd'hui comme l'une des figures incontournables de la phénoménologie, le philosophe-résistant tchèque Jan Patoéka (1907-1977) attendait encore une interprétation intégrale de son oeuvre. C'est l'ambition de cet essai, qui en propose une lecture à la fois historique et systématique, s'appuyant sur les textes originaux tchèques et allemands. Cette première tentative explicite la nouvelle possibilité de la phénoménologie, qu'avait d'ailleurs entrevue Heidegger au début des années trente - rien d'autre que la liberté, désormais enracinée dans le rapport de la vie humaine au monde - un monde et une vie humaine redéfinis comme des mouvements et, plus essentiellement, des événements. Reprenant à nouveaux frais le problème du monde de la vie, Patocka ouvre la voie à une transformation de la phénoménologie de l'existence en phénoménologie de l'événement et, plus encore, de l'histoire. Cette transformation lui permet de se situer dans l'histoire de la phénoménologie, comme d'entrer en dialogue avec ses figures les plus contemporaines.
Dans la philosophie ancienne, qu'elle soit grecque ou romaine, la distinction entre le droit et le juste n'existe pas : dikaion, ius, c'est à la fois le droit et le juste, ce qui résulte de l'exercice de la vertu de justice, dikaiosune, iustitia. Le droit est donc l'objet de la justice, c'est-à-dire d'une vertu morale qui se définit comme une disposition libre et constante de la volonté à faire le bien, en instituant l'équité, en attribuant à chacun ce qui lui appartient. Le droit est ainsi indissociable de la morale, dont il constitue la réalisation concrète à travers la manière dont il instaure ou restaure des rapports équitables entre les hommes. Dans la philosophie moderne, le droit et la morale ont progressivement été séparés, jusqu'à l'émergence du positivisme juridique, qui repose sur l'affirmation que "La validité du droit positif est indépendante de son rapport avec une norme de justice1" . Le droit vaut indépendamment de son rapport avec la morale, qui n'est donc plus considérée comme le fondement de la validité du droit. Hans Kelsen souligne que cette affirmation constitue la "différence essentielle2" entre positivisme juridique et théorie du droit naturel au-delà des nombreuses expressions historiques de ces deux paradigmes philosophiques. Cette différence essentielle entre philosophie ancienne et philosophie moderne, entre théorie du droit naturel et positivisme juridique, fait encore aujourd'hui débat. L'objectif de cette conférence n'est cependant pas de restituer ces discussions : il est de défendre que la morale et le droit ne peuvent pas être séparés ni confondus, mais doivent être distingués et articulés. Je procéderai en trois temps : je résumerai d'abord les arguments du positivisme juridique, les confronterai ensuite à la théorie du droit naturel et montrerai enfin que cette théorie elle-même reconnaît un écart, une tension légitime entre morale et droit.
Résumé : La vie et les oeuvres de J. H. Newman ont suscité de nombreux et importants travaux. L'étude de l'homme lui-même a servi de thème à plusieurs ouvrages ; on a cherché à discerner dans son tempérament la raison de l'originalité de son ?uvre ou de l'étendue de son influence ; ailleurs on nous a fait connaitre l'historien, le philosophe, le théologien, mais de tous ces Newman divers, l'éducateur est resté le plus ignoré. Cette constatation fut le point de départ de la présente étude. Or l'éducation, cette activité privilégiée, a si bien été le centre même de la vie de Newman, qu'à elle nous devons non seulement un de ses chefs-d'?uvre les plus achevés, (malheureusement trop peu connu de ceux qui se réclament du Newman du Développement ou de l'Assentiment, voire de celui de l'Apologia), mais presque toutes ses ?uvres. Il n'a que bien rarement, peut-être jamais, écrit pour écrire ; il a écrit pour enseigner, et à son âme d'éducateur est dû le caractère particulier de son oeuvre.
Cette oeuvre fait partie de la série TREDITION CLASSICS. La maison d'édition tredition, basée à Hambourg, a publié dans la série TREDITION CLASSICS des ouvrages anciens de plus de deux millénaires. Ils étaient pour la plupart épuisés ou uniquement disponible chez les bouquinistes. La série est destinée à préserver la littérature et à promouvoir la culture. Avec sa série TREDITION CLASSICS, tredition à comme but de mettre à disposition des milliers de classiques de la littérature mondiale dans différentes langues et de les diffuser dans le monde entier.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.