Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
LES FUNESTES
TARCHETTI IGINIO UGO
OMBRES
8,60 €
Épuisé
EAN :9782841420452
Par ses idées, ses écrits et sa vie de bohème, Iginio Ugo Tarchetti (1838 - 1869) fut l'une des figures de proue de la Scapigliatura, mouvement littéraire qui prospéra à Milan et à Turin dans la seconde moitié du XIXème siècle. Selon un critique de l'époque, les Scapigliati (les "Echevelés") étaient "des jeunes gens inquiets et turbulents, des esprits inventifs et indépendants comme l'aigle des Alpes, prompts à faire le bien autant que le mal, soumis à de terribles contrastes entre leur condition et leur état, entre ce qu'ils avaient en tête et ce qu'ils avaient en poche, et qui s'adonnaient à une vie excentrique et désordonnée". Mort de phtisie à trente ans, I. U. Tarchetti est notamment l'auteur d'un roman antimilitariste (Une noble folie, 1867), de poèmes en prose, de Récits fantastiques et de Récits humoristiques, ainsi que d'un superbe roman posthume, Fosca, adapté au cinéma par Ettore Scola sous le titre Passion d'amour.
Tarchetti Iginio Ugo ; Guyader Bernard ; Favier Ol
Résumé : Au dix-neuvième siècle en Italie, Fosca, une femme maladive et d'une terrible laideur, voue au bel officier Giorgio Bacchetti un amour ardent, obsessionnel et possessif, qui finira par envoûter ce dernier. Publié en 1869, peu après la mort de son auteur, Fosca est un récit passionné à propos duquel Umberto Eco écrivait il y a peu : " Il faudrait rééditer Fosca en français, l'histoire d'un homme qui tombe amoureux d'une femme laide, non par masochisme, mais malgré sa laideur, que pourtant il ne peut supporter. " Fosca a été adapté au cinéma en 1981 par Ettore Scola sous le titre de Passion d'amour.
Résumé : Pochi anni or sono, in un vecchio palazzo della via Recourse a Londra, conosciuto sotto il nome di Game of chance house (casa dei giuochi di rischio), convenivano ogni sera tutti i giovani eleganti del quartiere così detto di Reckless-men, per azzardarvi qualche migliaio di sterline al whist o al tarocco, ma più specialmente al diamonds-game (giuoco dei quadri). I fashionables, i zerbini di quel quartiere, dopo aver cavalcato lungo i viali di Regent's park, o tirato di sciabola nelle sale di Mr. Wooden, il celebre schermitore, o gareggiato nelle corse dei boats sul Tamigi...
Seul, il ne saurait où fuir. Que de fois déjà, las de lui-même est-il descendu, non pour demander secours à quelque autre, mais pour se perdre dans la rue, parc anonyme, mais le plus beau, se forçait-il à croire, de toutes les promesses. Il marchait, ne trouvait point ce rêve sans nom et sans visage en quoi il avait décidé de se perdre. Il marchait. Aucun regard ne retenait le sien. Sur le sol mouillé la plus faible lueur multipliait toute tristesse. Il marchait et le froid se faisait maillot sous les vêtements, le linge. Ses dents claquaient. Son squelette souffrait seul et tout entier, car déjà ce squelette avait dévoré sa chair. Ce qui, de son corps, demeurait apte au bonheur se fanait. Dans ses poches, ses mains étaient des fleurs, sans sève, sans couleur. Alors il entrait n'importe où, non pour trouver quelque secours précis, humain, car s'il cherchait à retarder la débâcle c'était par d'étranges aides et il n'eût su que faire d'une peau habitée par un esprit semblable au sien.Né en 1900, René Crevel se donnera la mort en 1935. Dadaïste, surréaliste, dandy, mondain, homosexuel, toxicomane, tuberculeux, militant révolutionnaire, de tous les écrivains de l'entre-deux guerres, il a sûrement eu la trajectoire la plus rayonnante, la plus exigeante, la plus brûlante qui soit. Conjointement à ses essais polémiques (l'Esprit contre la raison, Le Clavecin de Diderot), son oeuvre romanesque (Détours, Mon corps et moi, La Mort difficile, Babylone, Etes-vous fous ?, Les Pieds dans le plat), mêle l'obsession autobiographique au désespoir et à la révolte, accordant la création artistique et l'action révolutionnaire par la subversion de l'écriture.
Voici donc quel est le sens du récit qui suit. De Quincey considère que jamais l'intelligence humaine ne s'éleva au point qu'elle atteignit en Emmanuel Kant. Et pourtant l'intelligence humaine, même à ce point, n'est pas divine. Non seulement elle est mortelle mais, chose affreuse, elle petit décroître, vieillir, se décrépir. Et petit-être De Quincey éprouve-t-il encore plus d'affection pour cette suprême lueur, au moment où elle vacille. il suit ses palpitations. Il note l'heure où Kant cessa de pouvoir créer des idées générales et ordonna faussement les faits de la nature. Il marque la minute où sa mémoire défaillit. Il Inscrit la seconde où sa faculté de reconnaissance s'éteignit. Et parallèlement Il peint les tableaux successifs de sa déchéance physique, jusqu'à l'agonie, jusqu'aux soubresauts du râle, jusqu'à la dernière étincelle de conscience, jusqu'au hoquet final."
De tous mes livres peu me sont indispensables ; deux sont toujours parmi les choses à ma portée, où que je sois. Ici même ils sont près de moi. Ce sont : la Bible et les livres du grand poète Jens Peter Jacobsen. A propos, connaissez-vous ses oeuvres ? Procurez-vous le petit volume Six nouvelles et le roman Niels Lybne. Commencez par la première nouvelle, qui a pour titre Mogens. Un monde vous saisira : le bonheur, la richesse, l'insondable grandeur d'un monde... Lisez ensuite l'admirable livre sur le destin et les passions de Marie Grubbe, les lettres de Jacobsen, ses pages de Journal, ses fragments et enfin ses vers qui vivent en résonances infinies... Vivez quelque temps dans ces livres ; mais surtout aimez-les. Cet amour vous sera mille et mille fois rendu, et quoi que devienne votre vie, il traversera, j'en suis certain, le tissu de votre être, comme une fibre essentielle, mêlée à celles de vos propres épreuves, de vos déceptions et de vos joies."
Ex membre de la police tchèque, en exil à Londres depuis 1938, le Dr Jan Czissar à l'habitude de fourrer son nez dans des affaires criminelles qui ne le regardent pas et " empoisonne " ainsi l'existence du commissaire adjoint Mercer de Scotland Yard. Il faut admettre que ses interventions intempestives sont généralement parfaitement justifiées. Publiées dans une revue anglaise en Juillet et Août 1940, reprises après la guerre dans des versions amputées d'un tiers par Ellery Queen's Mystery Magazine, puis dans son édition française, Mystère Magazine, les six histoires qui constituent les Instrusions du Dr Czissar ont été réunies par Eric Ambler dans son dernier livre paru en 1993 et sont données ici pour la première fois dans des traductions intégrales.