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L'affaire du ¸Yanagiyu¸. Et autres récits étranges
Tanizaki Jun'ichiro
GALLIMARD
20,90 €
Épuisé
EAN :9782070721047
Étranges, ces récits le sont assurément, et à ce point chargés de mystère et de suspense que la librairie Kaizôsha n'hésita pas en 1926 à les regrouper (avec deux autres nouvelles) en un volume de sa collection «Romans policiers japonais». L'un de ces récits peut en effet apparaître comme une sorte d'épure de roman policier. Mais partout ailleurs l'enquête et la découverte s'enracinent dans un fertile terreau d'imagination, de sensibilité et de poésie. Les six premiers récits ont été publiés entre 1917 et 1920, le dernier en 1926. C'est dire que tous sont l'?uvre d'un écrivain en pleine jeunesse, sûr de sa force et de son talent au point de ne reculer devant aucune exubérance, provocation ou jeu. Mais il n'est pas exclu que ces jeux jettent quelque lumière sur le Tanizaki des grandes ?uvres ultérieures et sur certains aspects de sa personnalité.
Résumé : A l'image du svastika, une croix qui tourne, les quatre protagonistes de cette histoire tirent tour à tour les ficelles d'une véritable machination amoureuse et diabolique. Sonoko est follement éprise de Mitsuko, jeune bourgeoise ravissante, et entraîne dans cette passion son mari, Mister Husband, et Watanuki, pâle prétendant de Mitsuko. Sonoko rapporte ici tous les détails du complot à un grand écrivain, dans un immense monologue qui constitue le roman lui-même. Svastika, d'une extraordinaire perfection formelle, a paru pour la première fois au Japon en 1928.
Résumé : Le personnage central de ce roman écrit en 1928 est un Japonais occidentalisé, déraciné, ayant rompu avec la tradition culturelle et religieuse de son pays. Kaname est foncièrement agnostique, préoccupé seulement de quelques problèmes d'éthique. A sa femme Misako, qui a pris un amant, il préfère Louise la belle Eurasienne. Le beau-père de Kaname, vieillard esthète, amateur de bunraku, théâtre de marionnettes dont la tradition s'est peu à peu perdue, comprend que l'échec de ses enfants est dû à l'effondrement de la vie traditionnelle japonaise, sous l'influence de l'Occident. Au Japon, l'Europe et les Etats-Unis n'ont donné que des Louise, le jazz, les chasses d'eau, l'éclairage brutal auquel le vieillard oppose la pénombre dans laquelle baigne la vraie tradition nippone. Kaname, initié par son beau-père, retrouve la tradition avec l'aide d'O-hisa l'éternel féminin descendu de quelque estampe, et à travers le théâtre de marionnettes d'Osaka, la Chicago nippone, mais qui a gardé quelques aspects de son folklore ancestral. A la fin du roman, nous devinons que Kaname, tiraillé entre le passé et l'avenir opte pour le passé.
Junichiro Tanizaki occupe une place à part dans l'univers de la littérature japonaise. Admiré, ayant reçu tous les honneurs, il n'a cependant fait partie d'aucune école et n'aura pas eu de disciples. Serait-ce la rançon de son absence d'engagement politique ou philosophique ? Peu lui importe en somme, Tanizaki est un observateur qui se place à bonne distance de ses personnages, sans que cette réserve lui interdise toutefois d'insérer dans ses romans des éléments autobiographiques. S'il est attiré par les êtres au comportement pervers et immoral, c'est pour mieux les perdre dans la folie et les démasquer par le biais d'une ironie féroce. Dans le Journal d'un vieux fou, un septuagénaire s'éprend de sa belle-fille, Satsuko. Ses moeurs légères la poussent à accepter les caprices du vieillard. En échange de grâces médiocres, elle obtient ce qu'elle désire : l'argent, et la liberté de poursuivre ses frasques extraconjugales. Un huis clos sulfureux au sein du modèle familial japonais où les codes qui nient l'individualité dissimulent mal cependant la jalousie, la passion ou la haine. --Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot
Résumé : L'auteur de La Confession impudique traite de nouveau ici un des thèmes favoris de la littérature japonaise : un vieillard qui garde le goût de l'amour et qu'une passion tardive conduit à des folies. Ici, un septuagénaire s'éprend de sa belle-fille, ancienne danseuse de music-hall à la morale plutôt libre. Avec beaucoup d'intelligence, elle profite de la passion de son beau-père pour lui arracher des libéralités extravagantes qui lui permettent de mener une vie de luxe. En compensation elle lui accorde des privautés savamment limitées et maintient en lui une excitation qui s'exaspère d'autant plus qu'elle ne peut aboutir qu'à de lamentables démonstrations. La peinture de cette passion sénile s'accompagne d'une description pleine de finesse de la jalousie d'un homme vieilli.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.