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Le coupeur de roseaux
Tanizaki Jun'ichiro ; Struve Daniel
FOLIO
2,00 €
Épuisé
EAN :9782070304073
Lors d'une promenade autour d'un ancien palais impérial, le Sanctuaire de Minase, le narrateur rencontre un homme étrange. Est-ce un fantôme, un esprit qui hante les lieux ? Celui-ci lui offre du saké et lui raconte l'histoire de la belle O-Yû, perverse et inaccessible... Un court roman, librement inspiré d'un vieux conte, pour découvrir un immense écrivain japonais. Né à Tokyo le 24 juillet 1886, Junichirô Tanizaki grandit dans une famille aisée de marchands. Il fait de brillantes études à l'Université impériale de Tokyo, mais en 1910 la ruine de son père le contraint à les interrompre. La même année, il publie son premier texte, une nouvelle cruelle et raffinée, Le Tatouage, dans la revue qu'il a fondée avec quelques amis. L'histoire de la belle courtisane et de son tatouage en forme d'araignée fait scandale et lance sa carrière d'écrivain. En 1913, il rassemble toutes ses nouvelles dans un recueil intitulé Le Diable et subit les foudres de la censure qui les juge « immorales ». Il publie sans trêve drames, comédies et scénarios à une époque où le cinéma en est encore à ses balbutiements, il traduit également la pièce d'Oscar Wilde L'Eventail de Lady Windermere. Installé à Yokohama, il fréquente les résidents étrangers et découvre l'image de la femme occidentale. Lorsqu'un terrible tremblement de terre détruit la ville en1923, il s'installe définitivement dans le Kansai. Le séisme le bouleverse profondément : alors qu'il puisait son inspiration dans un Occident et une Chine exotiques, il revient vers le Japon à partir de 1924, date à laquelle paraît son premier roman, Un amour insensé. Cette chronique douloureuse et ironique relate la vie conjugale de Jôji Kawai et de Naomi, une jeune serveuse, qui rêve de devenir une femme « moderne » comme les Occidentales et sait jouer de ses charmes... La femme perfide et tentatrice est à nouveau au coeur du Goût des orties : un homme est tiraillé entre trois femmes, une eurasienne, une bourgeoise terne et une beauté classique. Il consacre la seconde partie de sa vie à traduire en japonais moderne le Genji monogatari, oeuvre classique de la romancière du XIe siècle, Murasakí Shikibu. En 1943, la publication en feuilleton de son chef-d'oeuvre Quatre soeurs est interdite car jugé inconvenant en temps de guerre. Cette éblouissante sage familiale qui retrace la vie de quatre jeunes Japonaises très différentes, dans le Japon de l'entre-deux-guerres, paraîtra finalement entre 1946 et 1948. Après la guerre, Tanizaki publie des romans audacieux au centre desquels il place la vieillesse, l'impuissance et la mort. Dans La clef (La confession impudique), un respectable professeur d'université, à l'âge du démon de midi, ne parvient plus à satisfaire sa jeune femme dotée d'un tempérament excessif. Après avoir essayé divers excitants, il s'aperçoit que la jalousie est un incomparable stimulant... Le Journal d'un vieux fou raconte le drame d'un vieillard qui s'éprend de sa belle-fille, ancienne danseuse de music-hall à la morale assez libre. Avec beaucoup d'intelligence, elle profite de son beau-père pour lui arracher des libéralités extravagantes et mener une vie de luxe. En compensation, elle lui accorde des privautés savamment limitées et le maintient dans une excitation qui s'exaspère d'autant plus qu'elle ne peut aboutir qu'à de lamentables démonstrations. Tanizaki meurt en juin 1965, laissant une oeuvre importante, unanimement considérée comme majeure, du xxe siècle japonais. Décerné en son honneur, le prix Tanizaki est l'une des principales récompenses littéraires au Japon.
Résumé : Le personnage central de ce roman écrit en 1928 est un Japonais occidentalisé, déraciné, ayant rompu avec la tradition culturelle et religieuse de son pays. Kaname est foncièrement agnostique, préoccupé seulement de quelques problèmes d'éthique. A sa femme Misako, qui a pris un amant, il préfère Louise la belle Eurasienne. Le beau-père de Kaname, vieillard esthète, amateur de bunraku, théâtre de marionnettes dont la tradition s'est peu à peu perdue, comprend que l'échec de ses enfants est dû à l'effondrement de la vie traditionnelle japonaise, sous l'influence de l'Occident. Au Japon, l'Europe et les Etats-Unis n'ont donné que des Louise, le jazz, les chasses d'eau, l'éclairage brutal auquel le vieillard oppose la pénombre dans laquelle baigne la vraie tradition nippone. Kaname, initié par son beau-père, retrouve la tradition avec l'aide d'O-hisa l'éternel féminin descendu de quelque estampe, et à travers le théâtre de marionnettes d'Osaka, la Chicago nippone, mais qui a gardé quelques aspects de son folklore ancestral. A la fin du roman, nous devinons que Kaname, tiraillé entre le passé et l'avenir opte pour le passé.
Résumé : A l'image du svastika, une croix qui tourne, les quatre protagonistes de cette histoire tirent tour à tour les ficelles d'une véritable machination amoureuse et diabolique. Sonoko est follement éprise de Mitsuko, jeune bourgeoise ravissante, et entraîne dans cette passion son mari, Mister Husband, et Watanuki, pâle prétendant de Mitsuko. Sonoko rapporte ici tous les détails du complot à un grand écrivain, dans un immense monologue qui constitue le roman lui-même. Svastika, d'une extraordinaire perfection formelle, a paru pour la première fois au Japon en 1928.
Dans le Japon des années vingt, un ingénieur de trente ans, Jôji Kawai, modèle du « type bien H, s'éprend d'une jeune serveuse de quinze ans, Naomi, qui rêve de devenir « terriblement moderne ». Il la prend sous sa protection, la façonne, mi-Arnolphe mi-Pygmalion. L'occidentalisation, cette plaie du Japon moderne, thème majeur de l'oeuvre de Tanizaki, fait de Naomi un être irréductiblement cynique, vulgaire, inconstant, dont les roueries et l'érotisme, cependant, fascinent Jôji Kawai. Amoureux, il l'épouse. Un amour insensé est la chronique douloureuse et ironique de leur vie conjugale.
Il s'agit de la principale somme romanesque de George Sand, ?uvre de sa maturité (1842), dont elle renferme les secrets. L'héroïne est une cantatrice. La première partie se déroule à Venise, c'est une nouvelle musicale avec une intrigue amoureuse ; la deuxième est un roman historique et fantastique, situé à Riesenburg ; la troisième, récit de voyage, d'aventures, musical et historique, se tourne vers Vienne, où se passe la quatrième, ainsi qu'à Prague, qui mélange tous les éléments précédents. L'action se déroule entre 1742 et 1755. Consuelo est d'abord un roman d'aventures passionnant. Mais la trame soutient les idées historiques, sociales, politiques, esthétiques, musicales. La protagoniste est une fille du peuple, comme l'auteur par sa mère. Elle vivra entourée d'hommes, jusqu'à son mariage avec le comte de Rudolstadt.
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.
Un des ouvrages les plus célèbres de l'auteur du Monde selon Garp, L'Hotel New Hampshire contient tous les éléments que l'on retrouve habituellement dans son oeuvre. En effet, drôle, astucieuse, originale et enthousiasmante est la saga de cette famille peu conventionnelle. Nostalgique et passionnée est la voix de John Berry, le narrateur qui parle sans équivoque du rêve de son père : tenir un hôtel. La famille Berry, les deux parents et leurs cinq enfants, ainsi qu'un ours et un chien, vont ainsi vivre des péripéties hilarantes dans trois hôtels différents, sur deux continents. Avec gravité, parfois, et toujours avec un humour grinçant, Irving fascine le lecteur au travers de cette histoire peu banale. Frank, l'aîné, Franny, la plus étrange, John, Lily et Egg le cadet sont les héros d'aventures loufoques. Des déboires de leur labrador Sorrow, d'abord empaillé puis victime d'un cruel accident d'avion, aux désirs incestueux de John et Franny, c'est un monde étrange selon Irving auquel nous sommes ici confrontés. Ce roman fait d'Irving l'un des écrivains les plus talentueux et imaginatifs de sa génération.
L'écrivain sud-africain J.M. Coetzee, qui a reçu le prix Nobel de littérature 2003, a placé l'apartheid et ses stigmates au centre de son oeuvre. D'ascendance anglo-allemande, John Maxwell Coetzee est né en 1940 au Cap, en Afrique du Sud. Scolarisé dans un établissement anglophone, il s'installe en Grande-Bretagne au début des années 1960, où il exerce la profession de programmateur informatique. Il délaisse rapidement cette activité pour embrasser des études d'histoire et de littérature aux Etats-Unis. Il est édité pour la première fois en 1974 avec Terres de crépuscule. Mais c'est en 1980 qu'il connaît le succès international avec En attendant les barbares. En 1983, l'auteur sud-africain décroche le prestigieux Booker Prize pour Michael K, sa vie, son temps. Parallèlement, Coetzee enseigne les lettres et l'anglais à la State University de New York à Buffalo, dans l'Etat américain de New York (nord-est). L'année suivante, il obtient une chaire de professeur de littérature anglaise à l'université du Cap. En 1986, il publie une version revue de Robinson Crusoé dans le roman Foe, avant de revenir à son Afrique du Sud. Il publie en 1990 L'Age de fer. Premier écrivain à recevoir le Booker Prize deux fois (pour son roman Disgrâce en 1999), il s'expatrie en 2002 en Australie, à Adélaïde précisément où il occupe un poste à l'université. Traducteur et critique, il a publié cette année Elizabeth Costello: Eight Lessons.
Dupin est le roi de la déduction. Et quand il décide de mener l?enquête, c?est avant tout pour prouver que tout s?explique, même les histoires les plus extraordinaires. Afin d?illustrer ce propos, le narrateur nous raconte deux affaires que son jeune ami a résolues. D?abord, celle du double assassinat d?une mère et de sa fille, particulièrement affreux, survenu de nuit dans une rue sombre de Paris. Ensuite, celle de la cachette introuvable dans laquelle un maître chanteur avait placé une lettre volée fort compromettante pour sa propriétaire.
Résumé : Siggy et Graff, les deux narrateurs farfelus de ce roman, sont une version moderne de Don Quichotte et Sancho Pança. Seules différences : ils sillonnent la campagne autrichienne sur une énorme moto et se battent pour la libération des animaux du zoo de Vienne. Avec sa richesse, sa vitalité, sa fraîcheur, Liberté pour les ours !, premier roman de John Irving, cache cependant une intrigue plus grave : celle qui explore l'histoire, tour à tour tragique et grotesque, de l'Europe centrale de ces cinq dernières décennies.