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Ecrits d'un sage encore inconnu
Tang Zhen
GALLIMARD
27,10 €
Épuisé
EAN :9782070724406
Tang Zhen (1630-1704) est l'un des philosophes et écrivains éminents du XVIIe siècle chinois. Sa jeunesse coïncida avec une des périodes les plus sombres et les plus dramatiques de l'histoire chinoise : l'effondrement de la dynastie Ming et la venue au pouvoir des Mandchous. Après une brève carrière officielle (il est sous-préfet au Shanxi en 1671), il redevient simple particulier et vit jusqu'à sa mort dans la misère ; il n'entretient de contacts qu'avec de rares savants de l'époque. En revanche, dans son isolement, il consacre trente ans à la rédaction d'un seul grand ouvrage, le Qianshu, ou Ecrits d'un sage encore inconnu, qui comprend deux groupes d'essais : sur la sagesse, et sur la mise en ordre du monde. Il y rassemble et y condense, dans un style remarquable, les pensées, jugements et réflexions de toute une vie axée sur le perfectionnement moral, l'aspiration à la vérité et à la sérénité. Tempérament entier et intègre, soucieux d'application pratique, il aborde tous les sujets fondamentaux de l'éthique, de la politique, de la philosophie. Longtemps ignoré dans son pays, il n'a été redécouvert qu'au milieu de ce siècle, et sa critique violente de l'absolutisme l'a rendu célèbre. Ses pages passionnées, où la réflexion abstraite se mêle à d'innombrables exemples réalistes, sont attachantes, émouvantes : on y voit un esprit à l'?uvre face au monde ; comme il le dit " l'esprit est une chose merveilleuse ", et le sien, éclairé et souvent proche de celui de nos philosophes des Lumières, travaille pour lui-même, avec fécondité, avec bonheur. L'?uvre de Tang Zhen est traduite (avec tous les éclaircissements nécessaires) pour la première fois dans une langue occidentale. Traduite, dirons-nous, fraternellement, par un esprit proche du sien, à la fois exigeant, sobre, et tolérant : celui du maître de la sinologie française, Jacques Gernet, qui nous propose ici une découverte majeure.
Résumé : La dynastie Tang a duré près de trois siècles : elle fut l'une des plus longues de l'histoire de la Chine. Tang Taizong, son deuxième empereur, était un dirigeant exceptionnel, dont le règne demeure synonyme d'âge d'or de la civilisation chinoise. Ses entretiens avec ses ministres sont devenus un classique sur l'art de gouverner ; sa pensée est aujourd'hui étudiée par les dirigeants et hommes d'affaires de toute l'Asie. La voici enfin accessible en français. Ce manuel de management atypique renouvelle notre regard sur nombre de questions : Pourquoi est-il important de bien se connaître pour bien diriger ? Comment exercer son autorité? Comment évaluer les autres ? Comment recruter au mieux et user intelligemment de ses ressources humaines ? Que nous enseigne l'art de la guerre pour diriger une entreprise ? Les secrets qui ont fait le succès de la dynastie Tang sont les mêmes qui font aujourd'hui la prospérité et la longévité des leaders et des organisations.
Cet ouvrage confirme le rôle de la littérature dans l'étude des faits sociaux et particulièrement les études liées au genre. Il remet au grand jour l'épineux problème des rapports entre l'écrivain et son oeuvre et le lyrisme des témoignages sur l'histoire que livrent certaines oeuvres. Les quatre romancières dont les oeuvres sont analysées, Claire Etcherelli, Gabrielle Roy, Werewere Liking et Delphine Zanga Tsogo, y ont témoigné de leurs vies. Ces écrivaines ne se limitent pas à un simple témoignage, mais interpellent le lecteur, construisent une esthétique et une vision du monde propres aux oeuvres de fiction. Ces romans révèlent aussi l'engagement de leurs auteures face à certaines questions de notre temps.
Le présent ouvrage fait une analyse de six romans de trois romancières francophones. Il montre l'existence de groupes minoritaires au sein de la littérature francophone, parmi lesquels celui des écrivains féminins dont les textes ont un écho timide dans le champ littéraire. Le roman féminin, écrit dans un contexte de migration, exprime davantage les opacités du malaise identitaire. L'auteure de l'ouvrage saisit les textes de ces écrivaines dans leurs contextes d'émergence, et montre comment leurs dispositions, positions, et prises de position tracent une trajectoire ancrée dans le malaise identitaire. Leur écriture révèle les marques interactives du binôme texte/contexte. Ainsi, l'étude révèle comment l'écriture peut déconstruire et installer une crise des identités sexuelles, religieuse, et culturelle, en même temps qu'elle bouleverse par le biais de l'esthétique et de la fragmentation, des valeurs et codes sociaux. L'écriture du malaise identitaire permet aussi de mieux cerner l'identité de l'écrivain et du champ littéraire féminin.
La camerounaise Were Were Liking a produit quatre romans d'une esthétique particulière qu'elle désigne sous l'expression "chant-romans". Ces romans alternent, et d'une manière très accentuée, le chant et la narration. Le chant dont il est question dans ces textes est polyphonique et protéiforme. Il est tiré de l'oralité africaine dont la particularité est de niveler dans le même registre, chant, épopée et conte. La romancière s'est aussi inspirée de la sagesse du "Mbock bassa" qu'elle exploite dans son esthétique.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.