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Sad Lisa
Tamisier Sabine
THEATRALES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782842603915
Une maison modeste. Lisa, la mère, la trentaine, s'enferme peu à peu dans le mutisme. Pour se protéger de quoi? D'une vie difficile? De Franck, son mari un peu perdu qui abuse de la bouteille? Heureusement, la communauté familiale est tenue par Lucie, leur fille, adolescente énergique et lumineuse, mûre avant l'heure. Elle ne rêve rien tant que d'entendre parler sa mère. Enfin. Sad Lisa est un texte sur le silence, la tension, la violence rentrée, la douleur pudique. Sabine Tamisier cisèle l'épure pour créer une atmosphère pesante: on est chez les taiseux. La parole n'est pas facile pour ceux dépouillés de tout. Loin de tout misérabilisme, grâce à une langue belle et concise, l'auteur conserve pour ses personnages une tendresse non feinte, porteuse d'espoir. Pendant qu'un vieux disque de Cat Stevens joue Sad Lisa...
Résumé : Janis, 13 ans, s'attend à passer les vacances d'été avec ses parents, médecins humanitaires, mais une mission les appelle d'urgence à l'étranger. Elle se retrouve chez sa grand-tante Didi et son grand-oncle Lolo, quelque part dans le Sud, en pleine campagne, elle ne sait pour combien de temps. Et elle est en colère : c'est toujours elle qu'on laisse en plan. Didi et Lolo n'ont pas d'enfants. Elle est écrivain et travaille à l'écriture de portraits d'enfants inspirés du livre de Sebastião Salgado, Les Enfants de l'exode. Lui est un ancien DJ, mais sa passion ne l'a pas quitté. Pour quelques jours, l'adolescente va partager leur vie, chambouler leurs habitudes, et parce qu'elle va tomber en cachette sur le manuscrit de sa grand-tante, elle va comprendre les raisons pour lesquelles ses parents l'abandonnent si souvent, pour ces enfants du bout du monde. Croisant portraits, journal intime et dialogues, le texte offre une partition pour deux actrices et un acteur. Réunis en fin de volume, d'autres portraits fournissent un véritable matériau se prêtant à des variations scéniques infinies.
Galino, soixante-quatorze ans, ne peut plus parler : ses poumons sont malades depuis deux ans maintenant. Il veut attendre l'arrivée de ses enfants avant son dernier souffle. Alors pour tenir, depuis son lit, de son village d'enfance, entre Durance et Luberon, il parcourt dans sa tête les chemins de sa vie et livre ce qui l'a lié au mont Blanc et au plateau d'Assy lorsque déjà, il y a quarante ans, la tuberculose avait voulu l'emporter. Entre scènes de jeunesse où doucement il guérit dans le sanatorium de Sancellemoz, et scènes de ses dernières heures où il entend, sent et aperçoit ceux qui l'aiment et qui cherchent leurs mots pour un dernier au revoir à un père, mari, ami, Galino raconte l'histoire d'un homme. Ce qui a fait de lui ce qu'il est aujourd'hui : ses peurs, sa souffrance, ses tourments, mais aussi ses attentes, ses espoirs et cette vie qui le quitte. De cette matière sensible, Sabine Tamisier offre beaucoup d'elle pour façonner un monologue traversé de voix. Une partition simple, puissante, dont le souffle et l'ampleur puisent dans une économie de mots et une fable qui s'éloigne d'un pathos primaire par le détour d'une langue radicale.
Résumé : Du haut de ses huit ans, Célestine passe son temps en entrechats, chassés et arabesques. La danse est sa passion et elle enjambe les obstacles de la vie avec volonté et gaieté. Mais, malgré l'aventure que constitue l'arrivée dans une nouvelle maison à la campagne, les soucis s'accumulent pour Célestine : sa maman absente car prise par le travail, son père qui n'en a plus, un grand frère handicapé... Tout cela devient bien lourd pour les frêles épaules de cette ballerine qui décide de remiser ses pointes. Jusqu'à la rencontre avec un vieux voisin bien mystérieux qui lui montrera comment danser la vie.
Résumé : Comment Malmaison devint ce palais, comment cette demeure privée fut traitée en résidence officielle, quelle vie y menait-on du temps de Joséphine et Napoléon, quelles transformations leur divorce amena-t-il au fonctionnement de cette résidence unique en son genre, pourquoi parler de palais d'une impératrice ? Ce sont toutes ces questions qui forment la trame de ce livre. En s'appuyant sur de nombreux documents inédits et sur un reportage photographique réalisé par Guillaume de Laubier, les auteurs dévoilent une part, restée jusqu'ici inconnue, de l'histoire de ce lieu de mémoire par excellence. Un livre pour découvrir Malmaison, entre passé et présent.
Salvador, le narrateur raconte sa vie d'enfant des montagnes depuis sa naissance qui n'annonçait rien de bon puisqu'il ressemblait à un rat, jusqu'à son départ à la ville pour y poursuivre ses études. Dans ses souvenirs d'enfance pauvre, il y a sa mère qui se levait toujours la première, lavait le linge des riches, ses sept frères et soeurs, l'apprentissage de l'écriture et la décision de sa mère pour qu'il devienne écrivain. Il y a ses premiers émois devant la beauté de la Senora dont sa mère lave le linge et ses premiers chagrins lorsque le père s'en va et ne revient pas, tué lors d'une manifestation de paysans. Lorsque son frère aîné meurt, il devient à sept ans l'homme de la famille et se fait écrivain public pour mettre quelques sous dans la boîte aux économies de sa mère puis il monte trop tôt dans le train qui l'emmène pour ses études en ville. Dans cette pièce le récit passe subtilement au dialogue pour dire, simplement, la peur de la montagne, la peur du froid et du dernier morceau de pain. C'est surtout un magnifique hommage à la mère et à la vie qui distribue les bonheurs et les malheurs.
Ce n'est pas une pièce de théâtre ; ce sont des textes, des monologues, des histoires, des confrontations, des petites scènes dialoguées à deux, des fragments à dire, à jouer. Un peu comme les rifts d'une partition musicale... Des états, des attitudes, des émotions. Chacun peut se les approprier et le nombre d'acteurs n'est pas limité. Pas de suite logique dans les textes, pas de noms de personnages. C'est là dans une forme brute pour que chacun puisse mettre son univers dessus. Véritables écritures contemporaines, ces Chroniques 2 font suite aux Chroniques des jours entiers, des nuits entières. Elles se répondent et constituent une matière vive pour de nouvelles formes théâtrales.
De temps en temps, Monsieur Barbe-Bleue sort de son conte où se rejoue indéfiniment la scène bien connue du meurtre de sa belle qui a ouvert la porte qu'il ne fallait pas ouvrir, et part en voyage. Ses voyages le mènent dans le monde d'aujourd'hui. Il y rencontre des personnages qui ont un coup de bleu: deux jeunes filles qui, après avoir volé une paire de chaussures, vont se noyer de honte, une vieille dame désespérée de ne plus habiter au bord de l'eau et qui va s'y laisser glisser... Dans le conte, soeur Anne ne voit jamais rien venir et le frère de la belle arrive toujours trop tard. Le grand K, ordonnateur des événements, suit Barbe-Bleue, du conte au monde d'aujourd'hui et finit par le tuer. Bruno Castan poursuit avec Coup de bleu sa confrontation des contes avec la réalité.
Des pluies diluviennes se sont abattues sur un petit village isolé. La vague de boue a éventré la salled'écriture, où des habitants se réunissaient pour recueillir les souvenirs; depuis l'exode de leurs enfants, ils avaient écrit leur histoire. Maintenant, tout est à refaire. Secondé par Danny-l'Enfant-Seul, l'unique enfant demeuré sur place, Samuel entreprend d'immortaliser l'?uvre de son groupe d'écrivains au moment même où ceux-ci s'apprêtent à l'abandonner. "Nos cultures et nos mémoires sont comparables à ces vieillards qui luttent contre une disparition inévitable. Un monde se meurt... De quoi sera fait le prochain?", interroge Michel Marc Bouchard. Un texte émouvant, une réflexion sur la mémoire et l'écriture, avec l'humour et la poésie que l'on connaît à l'auteur des Muses orphelines.